Netencyclo, The wikipedia mirror - The biggest multilingual encyclopedia : Transcription des langues germaniques

- Transcription des langues germaniques -

Transcription des langues germaniques :

Outils :

Vous avez un site web ? Un blog ?

 Netencyclo Directory Project 




Mettre en favoris !

Add to Netvibes
Technorati reactions
rencontre

Transcription des langues germaniques

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La transcription des langues germaniques (ou des germanistes) est un ensemble de symboles servant à la transcription phonétique, phonologique ou philologique des langues germaniques. De cet ensemble quelque peu disparate de symboles dont certains sont très anciens, ensemble qui n'est pas formalisé à la manière de l'alphabet phonétique international (maintenant API), un certain nombre ne correspond pas aux usages de l'API. On se bornera ici à indiquer les symboles les plus fréquents ou remarquables. Les usages propres à l'orthographe, la transcription ou la translittération de certaines langues ne seront pas mentionnés.

Sommaire

[modifier] Origine et utilisation

La phonétique historique des langues germaniques est née au XIXe siècle avec les découvertes de Jacob Grimm et de Karl Verner (cf. Loi de Grimm et Loi de Verner). La reconstitution du proto-germanique ainsi que l'évolution phonétique des langues anciennes a conduit à l'augmentation de l'alphabet latin, impropre à noter tous les sons germaniques.

Pour ce faire, il a souvent suffit d'utiliser directement les lettres supplémentaires de l'alphabet latin inventées par les scribes médiévaux, ou plutôt empruntées à d'autres écritures, comme l'alphabet runique. L'importance des scribes anglais est notable : c'est en effet eux qui, à partir du VIIIe siècle, ont utilisé l'alphabet latin (importé par les moines irlandais) à la place des runes et l'ont complété pour noter les sons du vieil anglais, ont inventé nombre des nouvelles lettres en question et instauré des usages qui, pour certains, perdurent dans l'orthographe de langues modernes. À partir du XIe siècle, l'influence romane des scribes normands (arrivés en Grande Bretagne après la bataille de Hastings) a marqué la langue à tel point que les lettres anciennes se sont quasiment toutes perdues, remplacées souvent par des digrammes imitant ceux du Continent (ƿ remplacé par uu puis w, par exemple)

D'autres symboles notant des sons que les scribes ne distinguaient pas à l'écrit ont été nécessaires aux linguistes modernes et ont été obtenus soit par modification de lettres préexistantes, soit par l'utilisation de diacritiques. Enfin, quelques signes ne sont utilisés que pour la translittération philologique des textes manuscrits mais ne sont phonétiquement pas utiles.

[modifier] Symboles

[modifier] Voyelles

Lettre issue d'une ligature utilisée en vieil anglais à partir du VIIIe siècle puis dans d'autres langues germaniques (danois, islandais...), elle est à l'origine du symbole de l'API mais ne s'est pas conservée en anglais, qui l'a remplacée par a à partir du moyen anglais.
Ces trois symboles datent du XIIe siècle. Ils ont été proposé pour l'orthographe du vieil islandais par l'auteur du Premier traité de grammaire et ont souvent été repris pour la notation d'autres langues scandinaves puis en phonétique historique de ces langues ; ø est à l'origine du symbole de l'API ;

[modifier] Consonnes

[modifier] Lettres anciennes réutilisées

Lettre tirée de la rune þorn et ajoutée dans l'alphabet latin du vieil anglais au VIIIe siècle pour noter autant [ð] que [θ]. Elle se répand en Scandinavie (notamment en vieil islandais) où elle est associée à [θ] seul. Elle disparaît sous cette forme pendant le moyen anglais, remplacée par une graphie simplifiée similaire à un y, à laquelle on préférera presque exclusivement à partir du XVe siècle le digramme th (par influence continentale de la manière de noter la lettre Θ grecque th, qui se prononçait alors [θ] ; noter qu'une graphie th est attestée dès les débuts de l'écriture latine en Angleterre, vraisemblablement imitée des usages irlandais ; on lui a rapidement préféré þ et ð). Encore présente en islandais (avec Þ comme graphie capitale), elle sert en linguistique des langues germaniques à noter exclusivement [θ] ;
Cette lettre, inventée dans la même période que þ suit un destin similaire. Les scribes anglais ont ici tiré la nouvelle lettre d'un d (dans sa graphie onciale insulaire, donc courbe) en le barrant. Comme þ, ð sert alors autant à [θ] qu'à [ð]. Passée en Islande, elle s'y fixe sur [ð] (avec Ð comme graphie capitale) tandis qu'elle disparaît de l'anglais, remplacée dans tous les cas par þ à la fin du moyen anglais. La transcription des langues germaniques continue aussi de s'en servir, en concurrence avec đ. L'API l'a définitivement adoptée ;
Tirée de la rune ᚹ, wynn ne sert qu'en translittération de manuscrits. C'était l'ancienne manière d'écrire le son [w], pour lequel on a préféré w venu du continent (consulter aussi Ligature pour d'autres détails) ;
Cette lettre ancienne sert le plus souvent à la translittération des manuscrits en moyen anglais : on utilise sinon un symbole phonétique explicite (ou les graphies modernes). Consulter l'article qui lui est consacré pour plus de détails.

[modifier] Nouvelles lettres ou empruntées à d'autres langues

C'est vraisemblablement à partir du tracé de ð, qui représente la spirantisation de /d/, qu'on a étendu le principe à d'autres lettres notant des occlusives devenues fricatives ou spirantes, de manière à obtenir, au moyen de la barre inscrite pour certaines consonnes :

mais :
Cette lettre est un artifice philologique. Les manuscrits allemands, en effet, notaient [s] issu de la seconde mutation consonantique de /t/ par la lettre z, qui servait aussi à écrire l'affriquée [ts]. On utilise donc la lettre ȥ pour différencier les deux z écrits. Dans de nombreux cas, les ouvrages de linguistique se contentent de la lettre s : on écrira donc ëȥȥan ou ëssan (voire sans ë, le tréma étant un autre artifice philologique) mais pas ezzan, qui laisserait croire qu'on prononçait [tts] au lieu de [ss]. L'allemand de cette époque utilisait pourtant bien un s mais on sait qu'il ne s'agissait pas du même /s/ que celui de ȥ, parce que les textes poétiques ne font pas rimer ou allitérer les deux phonèmes. La différence entre les deux /s/ est mal connue. On peut penser que le /s/ écrit s était plus chuintant que ȥ ou plus doux (en effet, ce /s/ plus ancien puisque remontant à avant la seconde mutation connaît plusieurs allophones : [s], [z] et [ʃ]).
Actuellement, /s/ fort ȥ est prononcé [s] et souvent écrit ß. Il se confond avec /s/ noté s quand celui-ci est sourd ;
On utilise cette ligature récente pour le gotique. C'est une fusion de h et u (ou v) ;
Ces caractères sont un artifice philologique pour représenter le g oncial irlandais (cf. Yogh) dans la translittération de textes en vieil anglais. La lettre g fait aussi bien l'affaire. Dans les transcriptions phonétiques, on utilisera un symbole sans ambiguïté, soit, dans l'ordre, ǥ, j et g.

[modifier] Autres cas notables

[modifier] Caractéristiques suprasegmentales

La quantité vocalique longue est marquée par le macron. Aucun manuscrit n'indiquait les quantités, cependant. L'accent aigu sert à l'accent tonique.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Articles connexes

rencontre

Transcription des langues germaniques - En savoir plus

Rencontre Transcription des langues germaniques - Articles à  la une


"Je rencontre quelques peines, je rencontre beaucoup de joie, c'est parfois une question de chance, souvent une rencontre de choix."
© 2009 Netencyclo - Netencyclo Home - Terms of Service - Privacy Policy - Program Policies
Netencyclo, the Wikipedia mirror : the biggest multilingual free-content encyclopedia on the Internet. Cet article, miroir de l'article de Wikipédia est conforme aux termes de la GFDL All Wikipedia content is licensed under the GNU Free Documentation License (see details). Content on this web site is provided for informational purposes only. We accept no responsibility for any loss, injury or inconvenience sustained by any person resulting from information published on this site. We encourage you to verify any critical information with the relevant authorities.