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| Pau | ||
| Pays | ||
|---|---|---|
| Région | Aquitaine | |
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |
| Arrondissement | Pau | |
| Canton | chef-lieu de 6 cantons | |
| Code Insee | 64445 | |
| Code postal | 64000 | |
| Maire Mandat en cours |
Martine Lignières-Cassou 2008- 2014 |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées | |
| Latitude Longitude |
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| Altitude | 165 m (mini) – 245 m (maxi) | |
| Superficie | 31,51 km² | |
| Population sans doubles comptes |
78 732 hab,
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| Densité | 2 498,64 hab./km² | |
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Localisation sur la carte départementale
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Pau est une commune française, chef-lieu du département français des Pyrénées-Atlantiques et située dans la région Aquitaine.
Pau est la capitale du Béarn. La tradition fait de ce toponyme une déformation du mot « pal » (pieu) car le château initial était entouré d'une palissade. On explique également que l'ancien gué, permettant la traversée du gave de Pau était protégé par des pieux. Des recherches récentes expliquent quant à elles la probable origine du nom de Pau par la racine pré-indo-européenne pal / bal signifiant rocher escarpé, qui correspondrait plus logiquement à l'implantation initiale de la cité[1].
Ses habitants sont appelés les Palois.
Sa devise est en latin : « Urbis palladium et gentis ».
Pau se situe à une centaine de kilomètres de la mer (océan Atlantique) et à une cinquantaine de kilomètres de la montagne (Pyrénées). L'Espagne — éloignée de cinquante kilomètres à vol d'oiseau — est facilement accessible, via Oloron, par le col du Somport (1631 mètres) et, via Gan, par le col du Pourtalet (1794 mètres).
La ville, située à une altitude moyenne de 200 mètres, est traversée par le gave de Pau — le gave est le nom donné à un torrent dans les Pyrénées — prenant sa source au cirque de Gavarnie et principal affluent de l'Adour, où il se jette après avoir parcouru 175 kilomètres. Les terres de la commune sont également arrosées par le Luy de Béarn, affluent du Luy, par l'Ousse et l'Ousse des Bois, affluents du gave de Pau et par l'Uzan, affluent du Luy de Béarn.
Sa localisation au pied des Pyrénées lui confère un panorama exceptionnel sur la chaîne des Pyrénées en particulier depuis le boulevard des Pyrénées, longue avenue de 1,8 km faisant face à la chaîne des Pyrénées. Ce panorama unique fera dire à Lamartine à propos de Pau : « Pau est la plus belle vue de terre du monde comme Naples est la plus belle vue de mer ».
Pau est située à 198 km à l'ouest de Toulouse, 30 km de Tarbes et Lourdes, 25 km d' Oloron et 40 km d'Orthez/Lacq. L'agglomération BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz) est distante de 110 km ; Bordeaux, Toulouse et Saragosse sont distants de 190 km. Pau est desservie par l'aéroport Pau-Pyrénées, le TGV Atlantique et l'autoroute A64. La ville est reliée à l'Espagne par le tunnel du Somport. L'autoroute A65, dont l'achèvement est prévu en 2010, reliera Bordeaux à Pau.
Sa situation géographique, non loin des Pyrénées, confère à la ville un climat plutôt doux. La moyenne des minima pour les mois d'hiver est supérieure à 0°C. Les températures inférieures à -10°C sont rares et celles inférieures à -15°C exceptionnelles, il faut constater tout de même - 20°C en janvier 1985. La neige par contre tombe environ 15 jours par an.
En été, les maxima sont de l'ordre de 20°C à 30°C, et atteignent très rarement des températures supérieures à 35°C. Certains jours d'hiver, le foehn, vent chaud, peut faire monter la température à plus de 20°C et dès que le vent cesse, la neige peut tomber.
La pluviométrie est forte, de l'ordre de 1100 mm par an (à comparer avec Paris, 650 mm, Bordeaux, 900 mm, Toulouse, 650 mm). Les brouillards sont peu fréquents et ne persistent guère au-delà de midi. C'est surtout l'absence de vent qui caractérise le climat de la région paloise : en général ils sont nuls ou très faibles et les vents forts très rares.
Ce climat a permis à Pau de devenir, à la fin de XIXe siècle, un lieu de villégiature prisé par la bourgeoisie anglaise, russe et brésilienne. Au XIXe siècle, le médecin britannique Alexander Taylor, attribuait, en effet, des vertus curatives « sédatives » au climat palois[2].
Grâce à ce climat doux et plutôt humide, on a aussi pu agrémenter les jardins, les parcs et les espaces publics de la ville de plantes provenant de régions plus exotiques ( palmiers de l'Himalaya trachycarpus fortunei ), mais aussi des séquoias et des tulipiers américains.
| Mois | Jan | Fév | Mar | Avr | Mai | Jun | Jul | Aoû | Sep | Oct | Nov | Déc |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Moyenne (°C) | 7 | 8 | 10 | 12 | 15 | 19 | 21 | 21 | 19 | 15 | 10 | 8 |
| Précipitations moy. (mm) | 109 | 101 | 99 | 112 | 113 | 78 | 54 | 73 | 78 | 93 | 100 | 112 |
Pau est un castelnau fondé à une date inconnue, dans la deuxième moitié du XIe ou au tout début du XIIe siècle[3], pour contrôler un gué du gave qui servait au passage des bergers en transhumance entre les montagnes d'Ossau et les pâturages de la plaine du Pont-Long. Un château est bâti, dominant la rive nord, à égale distance de Lescar, siège des évêques et de Morlaàs, capitale des vicomtes de Béarn.
Le nom de la ville apparaît au XIIe siècle. En 1188, Gaston VI de Béarn y réunit sa cour majour, ancêtre du conseil souverain. Au XIIIe siècle, Gaston VII de Béarn fait construire une troisième tour.
Au XIIIe siècle, Gaston Fébus fait ajouter un donjon en briques, une enceinte fortifiée extérieure avec une tour de la Monnaie.
En 1464, Gaston IV de Foix-Béarn, après avoir épousé l'Infante Eléonore d'Aragon, transfère sa cour d'Orthez à Pau[réf. nécessaire]. Pau devient ainsi la quatrième capitale historique du Béarn[réf. nécessaire], après Lescar, Morlaàs et Orthez. La ville est dotée d'une charte communale ; des foires s'y déroulent, tout comme les États de Béarn. Il fait transformer les courtines du château en logis.
En 1512, elle devient capitale des rois de Navarre réfugiés au nord des Pyrénées ; elle est dotée en 1520 d'un conseil souverain et d'une chambre des comptes.
En 1527, Henri d'Albret, roi de Navarre et vicomte souverain du Béarn, épouse Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier : elle fait transformer le château dans le style Renaissance et fait créer de magnifiques jardins.
En 1553, sa fille, Jeanne d'Albret, y accouche d'Henri de Navarre en chantant un cantique béarnais à la Sainte-Vierge, afin que le futur Henri IV ne soit « ni peureux, ni rechigné ». La légende veut que les lèvres du futur monarque soient baptisées avec du vin de Jurançon et de l'ail.
Les troupes de Charles IX prennent la ville, mais Jeanne d'Albret la reprend en 1569. Elle y massacre les chefs catholiques faits prisonniers à Orthez.
Catherine de Bourbon, sœur d'Henri IV, y gouverne le Béarn à sa place.
En 1619, Pau se révolte. Louis XIII l'occupe et prononce par l'édit du 20 octobre 1620 le rattachement du Béarn et de la Navarre à la France ; il transforme ainsi le conseil souverain du Béarn en Parlement de Navarre, regroupant les cours de Pau et de Saint-Palais.
Pau compte une nouvelle enceinte en 1649, puis une université en 1722.
Le 14 octobre 1790, elle est déclarée chef-lieu du département des Basses-Pyrénées. Ce statut lui est enlevé le 11 octobre 1795 au profit d'Oloron-Sainte-Marie, puis définitivement rendu le 5 mars 1796.
Napoléon Ier manifeste son intérêt et contribue à sauver le château, un temps devenu prison. En 1838, Louis-Philippe le fait restaurer avec hardiesse, s'attachant à mettre en valeur les caractères médiéval et Renaissance. Napoléon III ajoute une double tour encadrant une fausse entrée, à l'ouest.
Après la Monarchie de juillet Pau devient, entre 1830 et 1914, une des stations climatiques et sportives les plus réputées d'Europe occidentale. En 1842 le médecin écossais Alexander Taylor (1802-1879) y préconise la cure hivernale. Le succès de son ouvrage est important et Pau devient un lieu de villégiature prisé des Britanniques[4]. En 1876, on y recense 28 908 habitants. Les Anglais s'y installent et profitent du premier golf du continent, de la chasse au renard (Pau fox hunt) et des courses tenues sur l'hippodrome du Pont-Long. Le boulevard des Pyrénées, le somptueux palais d'hiver — doté d'un palmarium — et des hôtels de classe internationale — le Gassion et le France — offrent un cadre luxueux et majestueux aux concerts et réceptions qui s'y déroulent.
Les premiers vols en ballon ont lieu à Pau en 1844 et les premiers vols en avion, à partir de 1909, année au cours de laquelle les frères Wright y ouvrent la première école d'aviation au monde. Pau accueille les seuls sept constructeurs mondiaux d'avions jusqu'en 1914 et devient la capitale mondiale de l'aviation. L'école militaire d'aviation, qui forme les as de la Première Guerre mondiale, puis l'école de chasse de France, s'y installent. Y volent les Français Thénault, Simon, Codos, Bellenger, Garros, Nungesser, Guynemer, les Béarnais Artigau et Macé parmi tant d'autres et côté Américains Lufbery, Thaw, Chapman, les frères Prince, Mc Connell, parmi les plus illustres.
Pau a également abrité les 18e RI, 1er et 18e RCP (régiment de chasseurs parachutistes) furent stationnés dans la ville. Tous participèrent aux différents conflits du XXe siècle. Le 18e RCP fut dissous en 1961, pour avoir contribué au putch des Généraux d'Alger. Il avait auparavant contribué au coup de force de 1958 qui mit fin à la IVe République. Le 1er RCP était toujours en caserne en 1983 au Camp d'Idron lorsque l'un de ses éléments fut frappé à Beyrouth par l'attaque de l'immeuble Drakkar, qui fit parmi ses troupes 58 victimes.
En 1957, l'exploitation du gisement de gaz de Lacq, découvert en 1951, donne un nouvel essor à la région. Dès lors, Pau se développe fortement. André Labarrère, maire de 1971 à 2006, se permet alors d'imposants chantiers. En périphérie, le pôle universitaire s'étoffe et l'agglomération Pau-Pyrénées est l'une des premières de France à se doter de la fibre optique, infrastructure offrant un accès internet très haut débit tant aux particuliers qu'aux entreprises. Des équipements nouveaux sont créés tels le zénith, le palais des sports, le Jaï Alaï, la base d'eaux vives étant toujours en construction. La ville se dote d'un important pôle de santé. L'hippodrome et l'aéroport sont rénovés. Le centre-ville à lui aussi connu d'importants bouleversements avec la réhabilitation du Palais Beaumont et la construction d'un nouveau centre commercial dénommé "centre Bosquet". Pau se lance enfin dans la piétonnisation de son centre avec l'édification d'une place centrale dite "place Clémenceau" et la réhabilitation du "Palais des Pyrénées", nouveau centre commercial en centre-ville. Un nouveau parking souterrain ce surajoute aux trois préexistant. Le projet ambitieux d'une médiathèque, œuvre de l'architecte Zaha Hadid, ne verra cependant pas le jour, l'appel d'offre ayant révélé l'incertitude technique qu'aucun assureur ne pouvait couvrir et le coût prévisionnel s'étant démultiplié mais, un nouveau projet de médiathèque devrait voir le jour dans un quartier des halles qui devra être repensé entièrement par la suite.
Le nom de Pau apparaît au XIIe siècle. Selon Michel Grosclaude et d'autres onomasticiens, le nom vient de la racine pré-indoeuropéenne *pal, indiquant un rocher escarpé, comme c'est le cas pour de nombreux toponymes. Le pieu ou pal, du latin palum, a aussi la même base très ancienne mais ce n'est pas sous cette signification que s'est formé le nom de Pau, on se comparera plutôt au col de Pau en vallée d'Aspe (1942 m, Lescun--Aragon) qui n'a rien à voir avec la ville.
On verra dans l'article Héraldique ci-après que Pau a bénéficié d'étymologies légendaires, auxquelles manque celle du nom de personne Paul, en gascon Pau.
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Deuxième ville d'Aquitaine, Pau est la capitale du Béarn, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et le chef-lieu de six cantons (même si seulement cinq d'entre eux portent son nom) :
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1971 | 2006 | André Labarrère | PS | Député de 1967 à 1968, puis de 1973 à 2001, Sénateur de 2001 à 2006, Président de la Communauté d'agglomération Pau-Pyrénées, Président du conseil d'administration du Pôle de Santé (Centre Hospitalier) François Mitterrand de Pau, Ministre de 1981 à 1986, Président du conseil régional d'Aquitaine de 1979 à 1981, Vice-Président de l'Assemblée-Nationale de 1973 à 1974, Président de l'Association des Eco-Maires de 1989 à 1999 |
| 2006 | 2008 | Yves Urieta | PS, puis DVD | Président de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées
Président du conseil d'administration du Pôle de Santé |
| 2008 | 2014 | Martine Lignières-Cassou | PS | Députée de la 1ère circonscription des Pyrénées-Atlantiques Présidente de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées Présidente du conseil d'administration du Pôle de Santé |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
André Labarrère meurt le 16 mai 2006 d'un cancer. Lui succède Yves Urieta, élu par le conseil municipal le 30 mai. Entre-temps, l'intérim a été assuré par Martine Lignières-Cassou, première adjointe et députée de la première circonscription des Pyrénées-Atlantiques.
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La ville de Pau fait partie de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées |
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| Conseillers communautaire | Suppléants |
| Martine Lignières-Cassou (Présidente) | Danielle Raucoules |
| André Duchâteau | Eurydice Bled |
| Odile Denis | Martine Hadida |
| Frédérique Fautoux | Mina Labat--Chamid |
| Stéphanne Maza | Chantal Manescau |
| Olivier Dartignolles | Jean-Pierre Casty |
| Danielle Iriart | Alain Arraou |
| Bernard Laclau-Lacrouts | Véronique Lipsos-Salenave |
| Anne Castéra | |
| Jean-françois mMison | |
| Latifa Abousleiman | |
| Jérôme Marbot | |
| Simone Rodde | |
| Marc Jubault-Bregler | |
| Nicole Juyoux | |
| Pascal Boniface | |
| Claudy Lagrez | |
| Adoum Isseini | |
| Frédérique Lerbet-Sereni | |
| Nathalie Cabannes | |
| Louis de Fontenelle | |
| Anne Bernard | |
| Alain Lavignotte | |
| Jean-Michel Canton | |
| Alain Lacrampe | |
| Hélènne Lerou-Pourque | |
| Alain Pedeutour | |
| Frédérique Espagnac | |
| Thomas Huerga | |
| Patrick Bordon | |
| Guillaume Descorps | |
| Yves Uriéta | |
La ville de Pau fait partie de quatre autres structures intercommunales :
Les taux applicables en 2005 étaient les suivants :
La population de Pau intra-muros s'élève (au recensement de 2008) à 78 732 habitants. La communauté d'agglomération de Pau Pyrénées compte environ 130 000 habitants. Les villes de Billère, Lons et Lescar sont les 3 premières villes de l'agglomération après Pau (elles comptent environ 35 000 habitants à elles trois).
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2005 : population provisoire de l'INSEE (Source : Insee).
Unité urbaine (1999) : 181 471 habitants.
Aire urbaine (1999) : 216 868 habitants.
Pau est le deuxième pôle économique d'Aquitaine, après Bordeaux. Ville universitaire, elle concentre plusieurs centres industriels et centres de recherche importants, dans les domaines du génie pétrolier et des géosciences, de la pétrochimie et de la chimie, de l'agroalimentaire, de la mécanique, de l'aéronautique et de l'informatique.
Pau bénéficie de sa situation centrale dans la région des "Pays de l'Adour" et de sa situation entre deux bassins importants de population : Bayonne/Anglet/Biarritz (160 000 hab.) et le bassin de Tarbes/Lourdes (110 000 hab.) ainsi que des bassins secondaires plus diffus : Sud des Landes/Dax (90 000 hab.), Bassin de Auch (40 000 hab.), d'Orthez/Lacq (30 000 hab.) et d'Oloron (20 000 hab.).
Pau a connu un essor économique important fondé sur la découverte du gisement géant de gaz naturel de Lacq. Découvert dans les années 1950 (par l'ingénieur Jean Feger), il était alors le plus grand gisement terrestre de gaz d'Europe et a permis à la France d'être autosuffisante en gaz pendant presque 30 ans. C'est à Lacq qu'est née la SNPA, Société Nationale des Pétroles d'Aquitaine, devenue après fusion avec Elf le groupe Elf Aquitaine puis Total lors de son intégration dans le groupe TotalFina. Des groupes pétroliers et para-pétroliers (Total Exploration Production France, Total SA, Total Infrastructures Gaz France (TIGF), Schlumberger, Halliburton) et chimiques (Arkema, Air liquide) sont installés à Pau ou dans les environs (Lacq avec le parc chimique Chemparc mais aussi Pardies et Artix).
Le Centre Scientifique de TOTAL à Pau est le 1er centre de recherche pour l’exploration et la production de gaz et de pétrole en Europe, soit près de 2 000 personnes, dont 900 docteurs et ingénieurs en géosciences, résultant de la fusion des moyens d’Elf Aquitaine et de Total[5]. La recherche en géosciences repose aussi sur des partenariats Université/entreprises notamment avec la Fédération de Recherche Appliquée au Génie Pétrolier (IPRA), constituée d’équipes mixtes de recherche CNRS/Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) et TOTAL (L'IPRA représente 130 enseignants, chercheurs et allocataires, un budget annuel d'1,5 million d’euros et 6 Masters scientifiques). La recherche et l'ingénierie en géosciences est également présente au travers de sociétés spécialisées (CGG, Paradigm Géophysical, TTI, VERITAS…) implantées, pour la plupart, sur le site de la Technopole Hélioparc et des centres de formation spécialisés (IFP Training, NExT-Schlumberger, Wellstaff, Baker Hugues…).
Le bassin de Pau et de Lacq s'est aussi orienté vers la chimie fine (Acetex, Celanese) et les nouveaux matériaux. Une haute technologie des matériaux composites et des nanomatériaux s'est petit à petit développée en Béarn avec la Société des fibres de carbone (SOFICAR) et le GRL (Groupement de Recherches de Lacq), un des principaux centres de recherche d’ARKEMA.
Se sont également développés récemment les investissements autour des énergies nouvelles et d'autres énergies : les bio-carburants (site de fabrication de bioéthanol de la société AB Bioenergy France, investissement de 150 M€), la biomasse (cellulose) et la production d'électricité à partir de gaz (site de production de la SNET, investissement de 400 M€). Un pilote unique au monde de process de captation et de séquestration du CO2 est également en cours (investissement industriel de 100 M€).
À terme, ces activités de chimie fine et de spécialités, permettront d’assurer la reconversion des activités traditionnelles d'extraction sur le bassin de Lacq.
L'ensemble du complexe énergétique (Chemparc) représente aujourd'hui 12 000 emplois directs.
Pau fait partie du pôle de compétitivité mondial dans le secteur de l'aéronautique Aerospace Valley avec Toulouse et Bordeaux. L'industrie aéronautique est représentée par des grands groupes industriels (SAFRAN, Turboméca, Messier Dowty, Examéca, MAP...), et un nombre important de sous-traitants. Avec Biarritz/Bayonne (Dassault) et Tarbes (EADS Socata, Tarmac), la zone des Pays de l'Adour est une région fortement orientée vers l'aéronautique (12 000 emplois). Ces entreprises interviennent sur les programmes Airbus A380 / A300 / A330 / A320 (trains d'atterrissage, fibres de carbone, mécano-soudé, aérostructures), Eurocopter (moteurs, pièces d'usinage), Boeing (trains d'atterrissage) et Embraer. Pau accueille également le centre de maintenance des hélicoptères Tigre de l'armée de Terre (ALAT). La zone aéroportuaire en particulier (Aéropole Pau Pyrénées) est en pleine expansion et regroupe des sous traitants aéronautiques et automobiles.
Le secteur de l'industrie pharmaceutique est en essor et est représenté par les sociétés Pierre Fabre, Boiron, Sanofi, Finorga. Un pôle Bio-santé regroupant des industriels de la pharmacie et de la biologie est créé en 2006 autour des entreprises Pierre Fabre et DBI.
L'économie paloise repose aussi sur l'industrie agroalimentaire dans les domaines du maïs, des produits transformés (produits laitiers, conserveries, viandes) et de l'industrie viticole (Groupe Euralis, Candia, Bongrain, 3A, Michaud, Miot). Avec 400 chercheurs, Pau est le premier centre de recherche européen sur la maïsiculture.
Le secteur de l'électronique et de l'électromécanique compte aussi plusieurs sites industriels dans l'agglomération paloise (Legrand, Arelec, Aquitaine Electronique, Siemens).
Pau concentre également les sièges régionaux de nombreuses sociétés de services en tant que capitale de la région "Pays de l'Adour" : secteurs bancaire (CA Pyrénées Gascogne, Banque Pouyanne...), assurance (MIF, MSA..), BTP (Groupe MAS, Cance, ..) et services aux entreprises (APR, YSA, Vitalicom...).
Les NTIC ont connu un important développement avec le déploiement de la fibre optique dans l'agglomération et l'implantation de sociétés spécialisées dans l'informatique, les réseaux et le traitement de l'image. Les technopôles Helioparc (proche de l'Université, 1 000 emplois), Pau Cité Multimédia (technopôle au nord de la ville, 700 emplois) ou les @LLEES (ancien siège de Elf) concentrent un grand nombre de SSII et d'écoles d'ingénieurs en informatique. Pau devrait, à terme, être entièrement connectée à un réseau de fibre optique (Pau Broadband Country) de la Communauté d'Agglomérations Pau-Pyrénées qui permet un débit de 10 à 100 Megabits (et 1 Gigabit/s pour certaines entreprises) et des applications de types téléphonie sur IP, services en ligne, webTV. Pau est la troisième ville d'Europe, après Stockholm et Milan, à avoir développé un réseau de très haut débit (THD) en fibre optique : le projet a coûté 30 millions d'euros et s'est étalé sur cinq ans. Ce réseau a encouragé l'installation de sociétés françaises et étrangères spécialisées en imagerie, services ou conception en ligne.
Pau, regroupe toutes les fonctions et sièges administratifs d'une agglomération à vocation régionale: Cour d'appel pour les départements du ressort de Pau (Pyrénées Atlantiques, des Landes et du Gers), Centre Hospitalier Régional, Chambre de commerce et d'industrie Pau Béarn, Chambre des Métiers des Pyrénées Atlantiques, Chambre d'Agriculture des Pyrénées Atlantiques, SDIS 64, Université de Pau et des Pays de l'Adour etc. La Chambre de commerce et d'industrie de Pau Béarn gère l'Aéroport Pau-Pyrénées, le Groupe ESC Pau, l'Hôtel Consulaire, le CNPC et l'IPC de Pau.
En 2006, la Chambre de commerce et d'industrie Pau Béarn dont le siège est à Pau compte 11 000 sociétés industrielles et commerciales enregistrées.
Pau est également une ville de congrès, de colloques et de tourisme d'affaires avec des infrastructures qui permettent d'accueillir des événements nationaux et internationaux : le Centres de congrès du palais Beaumont, un casino, un parc des expositions et des hôtels 4 étoiles (hôtel Parc Beaumont, hôtel Villa Navarre).
La ville de Pau abrite plusieurs corps de l'armée : le 5e Régiment d'Hélicoptères de Combat (RHC) qui sera le premier régiment de France à être doté du nouvel appareil "Tigre", l'École des Troupes Aéroportées (ETAP), l'État Major de la Brigade Force Spéciale Terre, ainsi que sa composante aérienne, (DAOS), et le bureau central d'archives administratives militaires (Caserne Bernadotte). Le secteur de la Défense représente un peu plus de 2 000 emplois directs sur Pau.
Les correspondances entre toutes les lignes de bus ont lieu au Pôle Bosquet depuis août 2006.
Les correspondances entre les lignes départementales et régionales ont lieu au Pôle Bosquet depuis août 2006.
La ville de Pau possède une longue tradition universitaire puisque une université a été crée à Pau en 1722. Aujourd'hui Pau est la deuxième ville étudiante d'Aquitaine. La ville compte 19 000 étudiants et 3 900 chercheurs. Elle possède une université pluridisciplinaire (droit, économie, sciences, sciences humaines), un IUT, un IAE, plusieurs écoles d'ingénieur, écoles de commerce et écoles d'art.
Le Groupement universitaire et de recherche Pyrénées Océanes Campus fédère le Groupe ESC Pau, 5 écoles d'ingénieurs (ENIT, ENSGTI, EISTI, ESTIA, ISA BTP), l'Institut d'Administration d'Entreprise (IAE) et l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA), soit 17 000 étudiants. Pyrénées Océanes Campus prends une dimension européenne et intégrera prochainement l'Université d'Aragon, l'Université de Pampelune et plusieurs écoles de commerce et d'ingénieur espagnoles. La présidence est assurée par Philippe Lafontaine, directeur du Groupe ESC Pau.
L'Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA) compte 12 000 étudiants répartis sur cinq sites : Pau, Anglet, Bayonne, Mont-de-Marsan (Landes) et Tarbes (Hautes-Pyrénées). Son implantation dépasse ainsi le strict cadre de l'académie de Bordeaux et empiète quelque peu sur celui de l'académie de Toulouse. L'Université de Pau et des Pays de l'Adour compte (2007) 25 laboratoires et 650 chercheurs. Elle est réputée pour sa formation et sa recherche en mathématiques, matériaux/mécanique et en droit.
L'université compte 34 équipes de recherche dont 11 équipes associées au CNRS et 1 équipe de l'INRA. Quelques groupements d'équipes de recherche publique et/ou privée:
La ville de Pau est située à 45 minutes des Pyrénées et de ses stations de ski. C'est un lieu de villégiature pour les touristes des Pyrénées (randonnée, escalade, ski) et les Espagnols. Située à proximité des côtes basques et landaises (une heure de route), il est possible de pratiquer des sports nautiques (surf, plongée, voile).
Pau est la porte d'entrée vers les 5 vallées béarnaises (Vallée d'Ossau, Vallée d'Aspe, Vallée de Barétous, Vallée de l'Ouzom et Vath-Vielha ) qui accueillent les touristes des sports d'hiver (stations de ski de Gourette, d'Artouste, du Somport, de La Pierre Saint-Martin), des stations thermales (Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes) et du tourisme vert (sports d'eaux vives, tourismes culturel et gastronomique).
Sa localisation au pied des Pyrénées lui confère un panorama exceptionnel sur la chaîne des Pyrénées en particulier depuis le fameux Boulevard des Pyrénées, longue avenue de 1,8 km qui fait face à la chaîne des Pyrénées. Ce panorama unique fera dire à Lamartine à propos de Pau : "Pau est la plus belle vue de terre du monde comme Naples est la plus belle vue de mer".
Pau, ancienne ville royale et capitale du Béarn, est aussi une ville de tourisme culturel et d'affaires importante (congrès, colloques, notamment au palais Beaumont). La ville, ancienne station climatique, accueille un casino (casino de Pau).
La ville est historiquement très liée au Royaume-Uni et reste prisée par les Britanniques en vacances. Pau leur doit le premier terrain de golf créé hors d'Écosse, situé en fait à Billère. Les Espagnols sont aussi très présents dans la ville ainsi que les Portugais et les Marocains (consulats d'Espagne et du Portugal). Les Allemands et Néerlandais, attirés par le climat de Pau et son patrimoine, sont aussi de plus en plus nombreux.
En savoir + : Site officiel de l'Office de Tourisme et des Congrès
Pau, devenue capitale historique du Béarn en 1464, offre des spécialités gastronomiques du sud-ouest et des plats typiquement béarnais ou palois :
Pau intra-muros compte plus de cent soixante restaurants, depuis les vieux quartiers (Château, Hédas), jusqu'à la périphérie. Certains, particulièrement réputés, sont étoilés au Guide Michelin.
La ville de Pau est marquée par une identité culturelle forte, avec la présence d'une école bilingue français-occitan (calandreta Paulina) (90 élèves) à Pau et une dans l'agglomération à Lescar (60 élèves), par une pratique vivante du béarnais et par le succès des groupes culturels béarnais. La ville a cependant reçu de tous temps des influences étrangères importantes (Anglais, Espagnols, Russes, Brésiliens) et reste encore aujourd'hui très ouverte sur l'extérieur (forte communauté étudiante anglaise, présence de Néerlandais, d'Espagnols, de Marocains, ...). Située près de Dax,