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| Oujda وجدة |
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|---|---|
| Pays | |
| Région | l'Oriental |
| Code postal | 60000 |
| Population | (2004) 500 000 hab. |
| Superficie | ~ 100 km² |
| Densité | 4 000 hab./km² |
| Maire | Lakhdar Hadouch |
| Altitude | 450 m |
| Latitude | 34° 50' Nord |
| Longitude | 1° 57' Ouest |
Oujda (arabe : wajda وجدة) est la capitale administrative de la région du Maroc oriental, elle se situe au nord-est du Maroc, elle fait partie de la grand tribu guerrière des Beni snassen (Berkane, Oujda, Ahfir, Tawrite, Taza, Tafoughalte et Zayo). Sa position géographique privilégiée, à 14 km de la frontière algérienne et à 58 km de la Méditerranée, lui permet de jouer un rôle de carrefour entre le Maroc, le Maghreb et l'Europe. Cette métropole compte plus de 500 000 habitants.
Des spécimens de l’industrie de l’âge de la pierre ont été recueillis autour d’Oujda, vers Sidi Yahia, quelques silex taillés, dont un joli grattoir, à Aïn Serrak, des nucléus, lames, pointes, grattoirs à Sidi Moussa, sur l’Isly, des grattoirs, lames, pointes et disques en quartzite. Certaines de ces pièces sont assez finement travaillées. L’industrie de la pierre polie, qui coïncide avec le début des temps géologiques actuels, a également laissé quelques traces dans la région. Vers les jardins de Sedd et au confluent de l’oued Nachef avec l’oued Isly, on observe des foyers du néolithique ancien. Sur le plateau du Djorf El Akhdar, on a retrouvé une moitié de hache polie de forme dérivée de la hache en boudin. On trouve des restes de l'activité humaine des temps primitifs dans les grottes des environs d'Oujda : silex, pointes, etc. Enfin, un dolmen a été trouvé dans les environs d’Oujda.
Les populations indigènes de ces temps reculés se vêtent encore de peaux de bêtes, se parent de coquilles d’œufs d’autruche. Mais on ignore s’ils cultivent la terre.
Autour d'Oujda et de Taourirt subsistent des tumulus berbères de formes variées, caractérisés par la pauvreté du mobilier : restes d'os humains, perles, pendeloques de cuir, fers de lance, etc.
Avant l'arrivée des Romains, les populations établies à l’Est du fleuve de Moulouya sont unies sous le royaume de la Masséssylie. Dans cet état riche en hommes et en produits du sol, la culture des céréales et l’élevage du bétail sont développés. Il ne comprend probablement pas un très petit nombre de villes, comme Siga, qui remplacent les anciens refuges construits avec des pierres sur les hauteurs.
En -105, d’après l’historien romain Salluste (Guerre de Jugurtha), le fleuve Mulucca (Melwiya) sépare le royaume de Jugurtha, roi de Numidie, de celui de Bocchus, roi de Maurétanie. D’après certaines sources, le "castellum de Melwiya" serait le Jbel Mahsseur situé à 20 km au sud d’Oujda.
En 42, la Maurétanie, devenue province romaine, est divisée en Maurétanie césarienne, de Sétif à la Moulouya, et Maurétanie tingitane, comprise entre l’océan Atlantique et la Melwiya. En dehors de Rusadir (Melilla ou Mlilia), comptoir fondé par les Phéniciens et utilisé par les Romains. Selon les historiens, il s'agirait de Lanigare, mentionnée par Ptolémée, ou de Stabulum regis située à l'ouest de Nigrensis (Tafna).
Aucun document archéologique n'apporte d'élément décisif pour éclairer la présence romaine dans la région. Mais quelques traditions locales actuelles maintiennent un souvenir de Rome, comme ces fractions de la tribu des Beni Snassen (El Begia) qui se prétendent descendants des conquérants romains.
À partir du IIe siècle, le judaïsme, puis le christianisme, se répandent dans la région.
Des clans judaïsants et semi-nomades, s'établissent dans la région de Tlemcen et de Taza. Les persécutions antisémites des Wisigoths et de Justinien réorientent beaucoup de juifs dans la région de la Moulouya, où ils sont florissants. Le souvenir d'une grande époque juive dans la région se lit dans la légende de Sidi Yahya Ben Younès.
Dans l'antiquité tardive, la cuvette d'Oujda est peuplée de nombreux villages. Selon des traditions recueillies par l'historien Abou Hamid El Ghazali, ils auraient été habités par des chrétiens, sous le règne d'un roi appelé El Ablak El Fortas (l'albinos teigneux).
En 682, la conquête arabe entreprise par Oqba Ibn Nafi Al Fihri sous le règne des Omeyades de Damas, est parachevée vers 705 par Musa ben Nusayr.
Au milieu du XIe siècle, Oujda prend de l'importance grâce à son statut de ville relais sur la voie Sijilmassa – Orient. Au fil de l'histoire des dynasties qui se succèdent en Occident musulman, Oujda finit par assumer une fonction stratégique importante chez les Mérinides, installés à Fès ; en l'occurrence celle de base arrière dans leur conflit avec les Abdelouadides de Tlemcen. Cette situation est à l'origine de plusieurs invasions destructrices auxquelles Oujda fut exposée. De même, elle connut beaucoup de difficultés en se ralliant tantôt à l'Est, tantôt à l'Ouest en raison de sa situation sur le champ d'affrontements entre les Saadienss et les Turcs. Longtemps, les souverains de Fès et de Tlemcen le disputèrent et dès le XVIe siècle, il fut brigué par les dynasties chérifiennes du Maroc et les Turcs d'Alger. En 1692, le sultan Ismail en chassa les Turcs qui ont établi leur hégémonie sur l'Algérie. Mais Oujda tombe de nouveau sous la domination turque et leur sera reprise par le sultan alaouite Mohammmed III
La cité d'Oujda est fondée par Ziri Ibn Attia, vers 994 au centre de la plaine des Angads. Investi par les Khalifes Omeyyades de Cordoue du commandement des deux Maghreb, Ziri Ben Attia (chef des Maghraoua, groupe de Zénètes nomades au milieu d’une vaste plaine désertique) doit s’y imposer par la force, décide de s’installer au centre du pays qu’il va administrer plutôt qu’à Fès ou à Tlemcen. Il résout donc de créer une "capitale" au milieu de la plaine des Angad, à proximité de la source de Sidi Yahia, et de montagnes pouvant éventuellement lui servir de refuge. Mais le site d’Oujda se justifie aussi par le croisement qui s’y opère entre deux grandes voies commerciales : la voie nord-sud de la mer à Sidjilmassa et ouest-est de Fès à Tlemcen. Elle demeure pendant 80 ans le siège de la dynastie de son fondateur.
Oujda passe au pouvoir des Almoravides puis à celui des Almohades qui y élèvent une nouvelle fortification.
Après la destruction de la ville en 1272 par le sultan Abou Yaacoub Elmarini (Mérinide), son fils Abou Yaacoub Youssef entreprend la relève en 1325, reconstruisant ainsi une kasbah, un palais, une mosquée, des bains et enfin réussit à lui donner une certaine prospérité. La légende dit qu'elle est la ville de 360 portes qui s'étendait de l'ouest de Tairet aux rives d'Isly, avec une infinité de quartiers dont on retrouve toujours les restes.
Moulay Ismaïl, procède à partir de 1673 à la restauration et l'organisation de la ville et sa région.
Après avoir été occupée par la France le 24 mars 1907, Oujda contribue efficacement à la lutte pour l'indépendance du Maroc.
Pour des motifs de sécurité, le camp militaire français s’installe sur une butte (572m) qui, à 900 mètres au sud, domine la médina.
En 1910, la voie normale des chemins de fer est prolongée de Maghnia en Algérie jusqu’à Oujda. Pour des raisons d’ordre technique, la gare est construite à trois kilomètres au nord de la médina (village koulouche) vers 1920, autour de laquelle apparaissaient des constructions d’intérêt commun :
Quand les troupes françaises viennent s'installer à Oujda en février 1907, elles le font à la demande de Moulay Abdelaziz, le sultan régnant. En effet le rogui Bou Hamara occupait alors tout l'oriental Marocain depuis les versants de l'Atlas jusqu'à la frontière algérienne. La ville d'Oujda avait même été occupée en juin 1903. Toutes les tribus de la région depuis les Zkara, les Mhaya, les Sedjaa, les Beni Yala, les Mezzaouir, les Atsamna etc., ont fait allégeance à ce "nouveau sultan". La grande tribu berbère des Beni Snassen, hésite entre les deux adversaires, penchant toujours du côté du plus faible, de façon à entretenir le climat à l'abri duquel elle se trouve dispensée du paiement des impôts.
Après juin 1903, seules, la ville d'Oujda et la casbah de Saïdia restent Maghzen, parce que la France y veille.
À plusieurs reprises Moulay Abdelaziz demande à la France de s'installer à Oujda pour la soustraire aux ambitions de Bou Hamara. La France exige une demande officielle que le souverain marocain ne peut rédiger, et pour cause. L'assassinat du Dr Mauchand à Marrakech sert de prétexte, assez injustifié, pour que Lyautey décide de venir à Oujda. Les autorités marocaines, Amel Benkerroum en tête, viennent au devant des militaires français, pour les accueillir.
Aucune des tribus ayant soutenu le rogui, et continuant à le soutenir, ne manifeste d'hostilité à l'égard de cette présence qui rassure la population rurale, rançonnée, à tour de rôle, par les roguistes et les maghzen [1]. Seuls, les Beni Snassen opposent une résistance dans la ligne de leur attitude précédente.
Il faut attendre 1934 pour que la venue, programmée par les autorités du Protectorat, du sultan Mohammed Ben Youssef à Oujda crée un mouvement de sympathie en sa faveur.
C'est surtout après 1945 que le mouvement nationaliste urbain érige le sultan en emblème de la lutte anticoloniale ; les évènements de 1948 catalysent la violence de ce mouvement.
La situation géographique privilégiée fait de Oujda un carrefour entre le Maroc et l'Europe et également l'Algérie.
La ville de Oujda compte plus de 700 000 habitants (2008) ; en été la population double, grâce aux Oujdis résidents à l'étranger (ORE) qui reviennent régulièrement.
L'accroissement annuel de la population est de 2,4 % environ.
La population s’est diversifiée sous le protectorat français en 1907 du fait de l’afflux constant d’individus venus de tout le Maroc oriental comme le rif, d’Algérie mais aussi du Maroc occidental, de Fès, Marrakech et même du Souss.
Oujda, chef-lieu de la préfecture d'Oujda-Angad est la capitale de la région de l'Oriental. La Wilaya d'Oujda compte quatre provinces : Oujda-Angad, Berkane, Taourirt et Jérada Elle s'étend sur une superficie de 20 700 km² (3/4 de la surface de la Belgique) à l'extrême nord-est du Maroc.
La ville d'Oujda cumule une large gamme de fonctions, certaines dominantes et d’autres secondaires, qui en font une capitale régionale incontestable.
Oujda sud : se composent du quartier El-Qods (l'un des quartiers les plus chics d'Oujda), Al-Andalous et Sidi Yahya . Elle donne sur la montagne de Sidi Maafa, il y a l'université Mohammed 1 et les grandes écoles, la mosquée Ibn Hazm construite sur la place la plus haute d'Oujda.
Oujda est reliée par chemin de fer vers l'est à l'Algérie (la ligne est actuellement fermée depuis 1994), à l'ouest à Fès, Rabat, Casablanca, etc., et au sud à Bouarfa.
Il existe des taxis rouges pour circuler à Oujda et des bus sont à la disposition des oujdi. Des bus de couleur blanche sont disponibles pour des plus longs trajets (ex: la ligne Oujda Saidia).
Il existe aussi de grands taxis blancs (Mercedes) appelés Lagrima qui permettent de quitter la ville pour toute autre destination du pays, mais certains taxis blancs effectuent des va-et-vient sur un seul et même trajet : pour deux dirhams cinquante le voyage, il vous prend d'un quartier et vous dépose en centre-ville, chaque quartier possède sa station de taxis "directs" qui mènent tous à un point précis, le centre, et ramènent à un autre point précis, le quartier d'où ils sont partis au départ. Ces taxis ne démarrent pas tant qu'ils ne sont pas complets : quatre passagers à l'arrière et deux passagers à l'avant qui se partagent le siège passager. À noter que la ville sera bientôt desservie par une autoroute qui reliera Fès à Oujda ; elle sera livrée en 2010.
La ville possède un aéroport international certifié ISO 9001/2000 (2007) Aéroport International Oujda - Angads situé au nord, à 10 km de la ville qui relie Oujda à plusieurs villes du Maroc et d'Europe occidentale. Cet aéroport sera agrandi par un nouveau terminal qui va accueillir jusqu'à deux millions de passagers annuellement et il sera opérationnel en 2010.
La ville possède plusieurs lignes de bus reliant tous les points de la ville ainsi que quelques villages aux alentours, ainsi que des taxis de couleur rouge.
La médina d'Oujda, qui atteignit une superficie de vingt-cinq hectares en 1880, abritant plusieurs monuments de valeur historique indéniable, était entourée d’une ceinture de jardins plantés d’oliviers, ceinture épaisse de mille mètres en certains endroits. Chaque jardin était clos d’un mur en pisé de 1,80 m à 2 mètres de haut percé de nombreux trous. Ces jardins constituaient donc un système de défense appréciable, qu’on avait renforcé dans les années 1880 par la construction de murailles en pisé de six à sept mètres de hauteur, formant une enceinte continue percée de deux portes diamétralement opposées, et doublée d’un fossé large et profond creusé pour construire le mur. La Médina comprenait neuf quartiers correspondant aux différentes fractions de la population Oujdie : Achegfane – Ahl Oujda – Oulad Amrane – Ahl El Jamel – Oulad El Gadi – Oulad Aïssa – le Mellah – le quartier des marchés (commerçants et artisans) et le quartier de la kasbah (bureaux du makhzen).
Près de la porte Bab Sidi Abdelouahab, on trouve un souk hebdomadaire "marché" se tenant chaque jeudi sur une place à l'extérieur des murailles de la médina, cinq fondouk ou hôtels, trois mosquées (Djamaâ El Kebir, Djamaâ Heddada, Djamaa Sidi Okba), une medersa ou collège, trois synagogues. Dans les jardins, irrigués par des seguias, alimentés par les sources de Sidi Yahia Benyounes, les gens d’Oujda font des cultures maraîchères.
Située à l'ouest, c'est une porte ogivale encadrée de deux bastions au dessus de laquelle le Maghzen faisait accrocher les têtes coupées des rebelles d’où son nom de « porte des têtes ».
Située au nord de la Médina.
C'est la porte qui donne sur la rue de Marrakech.
C'est une école franco-musulmane qui fut le premier établissement scolaire moderne au Maroc. L'école vient de fêter en 2007 son premier centenaire.
La bibliothèque Charif Al Idrissi, créée en 1956 faisait partie du petit réseau de bibliothèques publiques modernes du siècle dernier. L’emplacement de l’actuelle bibliothèque se trouve dans une belle demeure mauresque qui appartenait au pacha de la ville d’Oujda. Actuellement elle fait l’objet d’un aménagement des salles de lecture et du bâtiment et deviendra une bibliothèque spécialisée multilingue pour la région de l’Oriental.
La position géographique privilégiée d'Oujda constitue un atout pour sa prospérité et son progrès, la ville a une vocation commerciale et tertiaire excellente.
La ville est dotée d’un tissu industriel embryonnaire :
Pôle tertiaire, il renferme un équipement commercial grossiste, un appareil administratif étoffé (chef lieu de wilaya de région, délégations régionales de ministères) et des services rares, en particulier des professions libérales : architectes, médecins spécialistes, notaires, experts-comptables, avocats, bureaux d'études etc. Dans la nouvelle médina, les commerces d’articles (souk El Fellah) et de Melilla (souk Melilla ou Mlilia) attirent la clientèle locale ainsi que les visiteurs.
Le nombre élevé d’agences bancaires, plus d’une trentaine est lié à la fonction de refuge des capitaux des Marocains résidents à l'étranger (MRE) originaires de la ville et de sa région.
La capitale de l'Oriental, chef lieu d'une région, disposant d'un certain nombre d'atouts naturels, et favorable pour le développement du tourisme, se caractérise par la plage de Saïdia longue de quatorze kilomètres de sable fin et doré. La montagne de Béni-Snassen présente un beau paysage naturel qui forme la vallée de Zegzel, gorges, chutes d'eau, grottes, etc...
À six kilomètres d'Oujda, l'oasis de Sidi Yahya offre un site particulièrement agréable. Ce site qui englobe un souk les vendredis matin. Oasis de verdure, la capitale du Maroc Oriental située à 450 m d'altitude offre la variété de sa végétation, palmiers, eucalyptus, mimosas, lilas, un enchantement pour les sens. La ville moderne, coquette et riante possède de belles et larges avenues qu'agrémentent les parterres de fleurs et des bassins. Quant à la médina, impressionnante par son aspect, elle demeure strictement traditionnelle. Le visiteur attentif est appelé donc à suivre, à l'aller, l'itinéraire suivant : Bab El Gherbi, Kasbah, 3 fontaines, Grande mosquée Bab Sidi Abdelouahab, Rempart Dar Essebti, Parc Lalla Aïcha, Oasis Sidi Yahya Ben Younes, et au retour : Dar Lamhalla, Avenue des Riads, Place El Attarines, Souk El Maa, Derb El Mazouzi. Son attention sera retenue aussi par son Kissariat où le tapis et les étoffes chatoyantes, objets de cuir brodé et de cuivre ciselé artistement, l'émerveilleront.
Aujourd'hui la région est appelée à jouer un rôle important grâce au tourisme notamment avec la création du grand pôle touristique à Saidia plage (57 km au nord d'Oujda), le dédoublement de la voie Oujda Saidia, le lancement des travaux de l'autoroute Oujda Fès ( qui sera prête en 2010), l'extension prévue de l'aéroport d'Oujda-Angad (ajout d'une piste et création d'un pôle arrivée et d'un pôle départ), la construction d'hôtels, la mise à niveau des voies et boulevards de la ville, l'aménagement de la médina, etc.
Saïdia, la perle bleue, est un grand espace touristique aux portes de l'Europe, située à 60 km au nord de la ville d’Oujda, Saïdia est l’une des plus belles stations balnéaires du nord marocain.
Disposant d’une belle plage de sable fin de 14 km, elle bénéficie d’une image appréciable au niveau national et international.
Cette image est rehaussée par les équipements qu’offre la ville en matière touristique et par l’essor qu’ont connu les festivités aussi bien artistiques, culturelles que sportives.
Un festival de la musique gharnatie et des arts populaires y est organisé en juillet et août de chaque année.
Dans le cadre du plan Azur que le gouvernement marocain a mis en place pour développer l'activité touristique du pays sous l'appellation « vision 2010 », un appel d'offre international a été lancé par le gouvernement du Maroc auquel ont pris part treize sociétés et qui a été remporté par le groupe FADESA, un des principaux groupes immobiliers d'Espagne, qui s'est fixé comme objectif de faire de Saïdia une référence pour le tourisme international sur la Méditerranée.
Pas très loin de la médina, s'étend le parc Lalla Aïcha sur une superficie de deux hectares environ. Créé en 1935, il constitue un lieu de détente pour les habitants d'Oujda. Il offre une belle aire de loisirs avec ses piscines, ses terrains de sports, ses clubs de tennis et d'équitation.
La réalisation d'un technopôle prés de l'aéroport international Angad est prévue dans le cadre du programme de développement industriel de la région de l'Oriental baptisé Med-Est.
La Technopôle accueillera différentes entreprises opérant dans les métiers de l'offshoring, le tertiaire ainsi que d'autres métiers liés au tourisme. À cet effet un accord a été signé en juillet 2008 en présence de SM le roi Mohammed VI et sa construction débutera en 2009.
La ville d'Oujda dispose de l’université Mohammed premier (l’UMP) qui a été créée en 1978. Elle comporte six établissements d’enseignement supérieur (quatre facultés et trois écoles plus le centre pédagogique régional pour la formation des professeurs du premier cycle (CPR) ainsi que le centre de formation des professeurs du primaire (CFI) :
La Ville d'Oujda compte aussi un centre de Classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) avec deux filières (MPSI et TSI) et plus de 300 étudiants.
La ville d'Oujda compte plusieurs écoles privées d'enseignement primaire et secondaire. Ainsi qu'une école qui dispense un enseignement Français (Groupe Al-Badil)
La ville de Oujda est l'une des villes du Maroc où les traditions sont les plus ancrées du fait de son passé historique et de sa population très conservatrice et orientalisée.
Charmante tradition que celle d'Ennaîr. C'est une célébration qui relève du calendrier julien puisque Ennaîr serait l'équivalent du Ianuarius romain (janvier). En milieu rural, les agriculteurs ne manquent jamais de célébrer Ennaîr dans la nuit du 13 au 14 janvier. À cette occasion, les femmes préparent pour le dîner une r'fissa à la dinde ou au poulet beldi. Plusieurs coutumes se rattachent à cette célébration. Ainsi, à Oujda, le chef de famille se rend au souk, il achète un couffin neuf (gouffa) et s'approvisionne en fruits secs (amandes, dattes, figues sèches) généralement à Bab Sidi Abdelwahab où toute une rangée adossée à la muraille est spécialisée dans la vente des fruits secs. Le soir d'Ennaîr la maîtresse de maison confectionne un pain pour chaque membre de la famille ; elle introduit en son centre, un œuf avant de le mettre au four. Le dîner se compose de barkoukech, variété de couscous aux gros grains dans lequel la grand-mère (ou une grande personne) introduit un noyau de datte. Celui qui le trouve aura de la chance tout au long de l'année. Ensuite elle distribue à tous les membres de la famille des petits sacs en tissus, sorte de bourses (ceux-ci ont déjà servi les années passées avec quelquefois les noms de chaque membre de la famille écrits dessus) ; tous les fruits secs, et parfois des friandises, sont versés dans une grande bassine en terre ou en aluminium, on mélange le tout et à l'aide d'un bol, la maîtresse de maison commence le partage et chacun tend son sac. La dégustation de ces fruits secs dure plusieurs jours.
Lors de cette fête, il est de coutume d'acheter de nouveaux accessoires, de nouvelles assiettes de nouveaux couverts, de nouveaux habits pour tous les membres de la famille ; c'est le commencement d'une année, donc "tout" est neuf.
C'est la fête de la circoncision ou khatan des jeunes enfants, généralement entre la naissance et trois ans et demi. L'enfant porte une qachaba ou 3baya, genre de soutane blanche ; le "Hajjam", à l'époque "chirurgien" de circonstance (de nos jours la circoncision se fait par un chirurgien à l'hôpital), exécute la circoncision de l'enfant à qui on donne un œuf dur à la main, symbole de fertilité. La douleur est vite atténuée par les youyous des femmes, l'enfant est alors mis dans une chambre où il reçoit la visite de tous les proches. Des cadeaux sont alors donnés à l'enfant pour… oublier.
Mariage qui dure quatre jours selon la tradition. Il y a le "dfou3", la famille du mari envoie des cadeaux à la mariée ainsi que des moutons et toutes les fournitures qui serviront à la préparation du repas de fête. Ensuite il y a "lhenna" (jour de henné) où la mariée est prise en main par les jeunes filles de sa famille pour un entretien complet : après-midi au hammam ; passage chez la coiffeuse, l'esthéticienne... Le soir pendant l'arrivée des invités, elle se fait tatouer les mains de fins tatouages au hénné ; lors de cette soirée, elle porte une robe blanche brodée au fil vert ou bien une robe en velours noir, bleu ou rouge brodée de fil doré. Lors de la troisième soirée, le jour du 3arss, le marié vient accompagné de sa famille, ils partagent du lait et des dattes. La mariée doit défiler avec sept robes traditionnelles conçues spécialement pour cet évènement. À la fin de cette soirée, le marié emporte sa femme avec lui à la maison, ils forment désormais un couple. Le dernier jour correspond au "hzam", déjeuner organisé et apporté par la mère de la mariée pour célébrer les noces qui se terminent par un après-midi convivial où la famille de la jeune mariée la rejoint dans son nouvel appartement, et pendant lequel, on demande à un enfant de lui mettre une ceinture autour de la taille pour marquer le passage du statut de jeune fille à celui de jeune femme. En récompense, la mariée offre de l'argent (un billet) à l'enfant.
Course de chevaux, tradition originaire de l'époque où la Maurétanie (Maroc, et non pas la Mauritanie) est devenue musulmane avec les conquêtes espagnoles datant de l'époque où le Maghreb n'avait point de frontières. Les cavaliers doivent à la fin de la course tirer de manière synchronisée un coup de feu appelé baroud, dit plus précisément "Srab el Baroud".
La reggada est une danse traditionnelle et un genre musical local de la tribu des Béni Snassen (Berkane, Oujda, Ahfir). Il puise ses sources dans les montagnes au nord-est du Maroc et qui s'est ensuite propagé dans les montagnes voisines du rif en raison d'une immigration massive des rifs en zones Beni snassen et de l'autre côté de la frontière algérienne (Oran, Maghnia et Tlemcen). On danse le reggada avec des mouvements d'épaules, un fusil (ou un bâton), en cognant ses pieds contre le sol au rythme de la musique. La Reggada est inspiré d'une autre danse guerrière el Alaoui venant de Oujda qui porte son nom en référence à la famille des Alaouite grande dynastie puissante de Oujda.
Cette dénomination "reggada" est en rapport avec le nom de la petite localité d’Ain Reggada (la source qui dort, en raison de son caractère capricieux) qui est située à 10 km à l’est de la ville de Berkane et qui a donné son nom à cette danse à l'origine guerrière des Beni snassen (Berkane, Oujda et Ahfir). Autrefois, ces guerriers dansaient en signe de victoire sur l'ennemi, d'où l'usage du fusil, les frappes incessantes de pieds au sol qui se font au rythme de la musique et symbolisent l'appartenance à la terre. Comme dans l'alaoui, elle est exécutée par plusieurs danseurs guidés par un meneur qui se tiennent coude à coude, comme soudés les uns aux autres en poussant des cris montrant leur symbiose avec le rythme qui rappelle l’unité indissoluble qui devait autrefois lier les guerriers face à l’ennemie.
Autrefois fortement rythmé par le Bendir (espèce de tambourin) et la "Mangouchi", sorte de flûte a deux cornes, ce style musical intègre le patrimoine folklorique marocain qui a été modernisé par le mélange d'instruments modernes comme la batterie, guitares, basse, violon, synthétiseurs incorporant les instruments traditionnels.
C’est à partir de la rythmique 4/4 et 6/8 que cette musique est travaillée afin de perpétuer la musique ancestrale. La musique de fond est à 4 temps, mais les arrangements sont puisés de différentes mélodies se rapportant à ce qui se fait partout dans le monde. Les sons propulsent les airs locaux vers l’universalité. Un festival annuel de reggada est organisé en août est consacré à cette musique à Saïdia où plusieurs chanteurs de Reggada se rassemblent tel que : Hassen El Berkani, Mohamed El Berkani, Le chanteur Zinbi etc..
Le reggada fait partie intégrante d’un patrimoine local à préserver, l’art Reggada, après une longue léthargie et son confinement local, se réveille pour se répandre au niveau national et international. Plusieurs structures musicales au-delà et au sein même du Maroc s’y inspirent.
Point de rencontre de diverses civilisations, cette oasis abrite également les mausolées de plusieurs saints dont le plus vénéré est celui de Sidi Yahya Benyounès. Pour certains chrétiens, il s'agit de Saint John, fils de Jonas contemporain de Jésus. Pour les Juifs c'est un Rabbi Castillan installé à Oujda en 1391. Les croyances populaires en attribuent une " Baraka " provenant d'une longue vie de quatre vingts ans passées dans l'adoration de Dieu.
À travers l'Islam, le Maroc a reçu de l'Orient un important patrimoine artistique. Il a été par la suite réceptacle de la culture andalouse. L'origine de la musique Gharnati remonte aux derniers siècles de l'Andalousie musulmane (1232-1492). L'époque de la dynastie Beni al Ahmar à Grenade.
De nos jours, une partie de la tradition musicale de cet héritage précieux apparaît dans les pays du Maghreb sous le nom de ala, çan3à, gharnati, maluf et récemment musique andalouse. Cordoue, Séville, Grenade ont collaboré au rayonnement de la langue, de la poésie et la musique andalouse.
À Oujda la musique andalouse règne en maitre dans toutes les cérémonies, mariage, veillées intimes, etc. Malgré les pièces instrumentales utilisées c'est le chant qui prédomine, il se scinde en deux catégories :
À Oujda le groupe le plus célèbre en musique gharnatie est "L'Association Al Moussilia",sous la direction de M. Thanthaoui Ahmed ; il est constitué d'environ seize membres parmi lesquels des instrumentistes et chanteurs (garçons et filles) ; il se dédie essentiellement à la recherche, à la conversation et à la diffusion du riche patrimoine musical qui subsiste au Maroc. La musique Al Gharnati, domination sous laquelle on connaît au Maroc la musique provenant d'Al Andalous, forme la base principale de son répertoire qui inclut en plus d'autres formes musicales marocaines et arabes. Ce groupe a participé dans divers manifestations et festivals nationaux et internationaux en Grèce, Hollande, Espagne, Portugal, Syrie, Jordanie, Algérie,angletaire ,lbahraine , .....
Ces danses traditionnelles issues de la même région des Béni snassen (Oujda, Berkane, Ahfir, Bni drare, Tawrite...) en ont fait la musique principale de ces villes. Danses guerrières traditionnelles Beni snassen elles sont dansés par des mouvements d'épaule au rythme de la musique. Ces danses très prisées dans le Maroc oriental se sont ensuite répandues dans le rif voisin puis de l'autre coté de la frontière algérienne (Maghnia,Tlemcen, Oran..). El Alaoui vient de la grande famille Alaouite de Oujda qui est une très grand dynastie et el Arfa vient de la ville de Bouarfa ou Bou Arfa (petite ville dans la région de Oujda).
Oujda possède les clubs sportifs suivants :
L'infrastructure sportive à Oujda est constituée d'un stade municipal, une enceinte olympique, le stade d'honneur (25 000 places) construit en 1976, un complexe de tennis au sein du parc Lala Aicha et une salle omnisports qui est en construction.
Les principales caractéristiques du parler oujdi qui le différencient des autres parlers marocains sont :
Oujda possède les mêmes plats que dans le reste du Royaume, à quelques exceptions près: En plus des plats nationaux comme la Harira (soupe), la Pastilla (bastela), le couscous (nommé Taam à Oujda), préparé soit avec les légumes (généralement sept) soit avec les raisins secs et oignons (Zbibs), la cuisine d'Oujda se distingue par les spécialités qui suivent :
À Oujda, bien que la mode de la takchita évolue avec les nouveaux modèles diffusés lors des défilés TV, le caftan traditionnel est toujours indispensable au trousseau d'une jeune fille oujdiya pour son mariage. Mais la robe principale reste El Blousa Oujdia, ensuite la robe andalouse dite Cheda venue de Grenade après la Reconquista.
Quant aux vêtements courants que l'on porte généralement à la maison, il y a la gandoura, robe simple décorée de motifs eux aussi simples, et pour sortir, à moins de se changer pour porter l'habit occidental, la djellaba est de rigueur pour couvrir les habits de la maison avant de sortir.
À une époque lointaine, les hommes portaient le kaftan ; ensuite apparut la djellaba ou 3baya, robe blanche ou colorée de motifs, portée sur un sarwel. De nos jours les hommes boudent ces costumes pour adopter le jean's avec son sweat, mais on retrouve ces vêtements lors de la célébration de fêtes de famille (mariages, circoncisions, baptêmes...) ou de fêtes religieuses (au cours du ramadan pour aller à la mosquée, le 27e jour du ramadan (lilatt al kadri pendant l'Aïd el fitr et l'Aïd el Adha).
Pour les allergiques aux anciennes robes blanches pour homme, il existe désormais le jabador, où la djellaba est écourtée jusqu'au genoux, et accompagnée d'un pantalon normal ( pas arabe : sarwel).
Ville d'origine de l'humoriste Jamel Debbouze.( originaire de Oujda et de Taza)
Ville d'origine du rappeur Kamelancien.