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Nouvelle-Calédonie

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Pour les articles homonymes, voir Nouvelle-Calédonie (homonymie).
Nouvelle-Calédonie
Drapeau de la France Armoiries officielles de la Nouvelle-Calédonie
Drapeau Armoiries
Image:LocationNewCaledonia.png
Administration
Statut politique Collectivité sui generis française
Capitale Nouméa
22°16′S 166°27′E / -22.267, 166.45
Gouvernement
- Président de la République
 - Haut-commissaire de la Rép.
 - Président du Gouvernement

Nicolas Sarkozy

Yves Dassonville

Harold Martin
Géographie
Superficie 18 575 km²
Démographie
Population  (2007) 240 390 hab.
Densité 12,5 hab./km²
Langues Français langue officielle plus 28 langues vernaculaires et de nombreuses langues parlées par les minorités ethniques
Économie
PIB (2006)
 · PIB/hab.
5,422 milliards d'euros
22 737 €/hab
Monnaie Franc CFP (XPF[1]
Autres
Fuseau horaire UTC +11
Domaine internet .nc
Indicatif téléphonique 687
La Nouvelle-Calédonie vue du ciel

La Nouvelle-Calédonie est un archipel d'Océanie situé en Mélanésie à quelques degrés au nord du Tropique du Capricorne. C'est une collectivité dite sui generis, ou « de son propre genre », rattachée à la France et non pas une collectivité d'outre-mer (COM)[2],[3]. L'accord de Nouméa en a fait une collectivité à statut particulier, un référendum local portant sur son indépendance ou son maintien au sein de la République française est prévu entre 2014 et 2018. Elle est distante de la métropole de près de 20 000 kilomètres. Sa superficie est d'environ 19 100 km². Elle est située dans l'océan Pacifique à 1 500 km à l'est de l'Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande. Son code postal commence par 988.

Sommaire

[modifier] Histoire

Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taiwan. Vers 2 000 av. J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

Comme l'attestent des fragments de poterie Lapita retrouvés, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie auraient posé le pied sur le territoire, il y a environ 3 000 ans. On appelle Lapita la période de 1 300 à 200 av. J.-C. Durant la période suivante, Naia Oundjo, les Canaques (terme qui viendrait de l'hawaiien kanaka signifiant « homme ») maîtrisent l'art de la pierre polie, et fondent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros). Lors de rituels guerriers, des tribus pratiquent aussi le cannibalisme.

Le 4 septembre 1774, l'enseigne de vaisseau James Colnett aperçoit à l'horizon une terre inconnue. Il se trouve à bord du bâtiment commandé par le navigateur et explorateur anglais James Cook. Cook baptise cette terre « New Caledonia » en l'honneur de l'Écosse. En effet, on dit que l'aspect des côtes lui aurait rappelé cette région de Grande-Bretagne, dont le père de Cook est originaire. (Caledonia est l'ancien nom latin de la province correspondant à l'Écosse britannique).

Il est probable qu'en 1788, l'expédition française conduite par La Pérouse reconnaît la côte Ouest à bord de l'Astrolabe et de La Boussole, juste avant de sombrer dans un naufrage sur le récif de Vanikoro aux Îles Salomon. En 1793, le contre-amiral français Antoine Bruny d'Entrecasteaux, parti en 1791 à la demande de Louis XVI pour retrouver La Pérouse, passe au large de la Nouvelle-Calédonie, reconnaît la Côte Ouest de la Grande Terre et se serait arrêté notamment aux Îles Loyauté. Néanmoins, on attribue la découverte de ces dernières à l'explorateur français Jules Dumont d'Urville en 1827 qui fut le premier à les situer précisément sur une carte.

À partir de 1841, des missionnaires commencent à venir s'installer. Du côté catholique, des frères maristes, menés par Monseigneur Douarre qui est nommé vicaire apostolique de Nouvelle-Calédonie, s'installent tout d'abord à Balade en 1843, mais là encore les missionnaires sont chassés en 1847 avant de pouvoir revenir, et de façon durable, à partir de 1851.

Carte historique extraite de l'encyclopédie allemande Meyers Konversations-Lexikon de la Nouvelle-Calédonie et des îles Loyauté

Les deux organisations missionnaires, pour assurer leur assise sur l'archipel, en appellent alors aux deux puissances européennes susceptibles de les aider: les protestants au Royaume-Uni et les maristes à la France. La Nouvelle-Calédonie est finalement proclamée colonie française à Balade le 24 septembre 1853 par le contre-amiral français Febvrier-Despointes.

Le 25 juin 1854, les militaires français fondent au sud-ouest de la Grande Terre Port-de-France pour servir de chef-lieu à la colonie, simple garnison qui deviendra rapidement une petite ville et prendra le nom de Nouméa le 2 juin 1866.

Après la Commune de Paris, la Nouvelle-Calédonie, sert de lieu de déportation pour de très nombreux anciens communards condamnés par les conseils de guerre mis en place par le gouvernement Thiers.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe plusieurs tentatives de colonisation sont des semi-échecs

En 1931, un groupe de Kanak sont exposés comme anthropophages dans un enclos de cases, au jardin d'acclimatation du Bois de Boulogne, à l'occasion de l'exposition coloniale de Paris[4].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Calédonie rallie la France libre dès 1940 et devient à partir du 12 mars 1942 une importante base arrière américaine dans la guerre contre le Japon.

Après la guerre, la France abandonne le terme de colonie, abolit le code de l'indigénat. En parallèle, le Territoire connaît une croissance économique rapide et importante grâce à l'exploitation de « l'or vert »: c'est le « boom du nickel », la Nouvelle-Calédonie devenant alors le troisième producteur mondial.

Les années 1980 voient les tensions entre opposants et partisans de l'indépendance atteindre leur paroxysme, les affrontements dégénérent bientôt en insurrection quasi généralisée durant la période dite des « Événements » (1984-1988). La violence culmine en 1988 avec la prise d'otages d'Ouvéa.

Cet épisode pousse les deux camps et leurs leaders à négocier aboutissant à la signature des Accords de Matignon le 26 juin 1988 prévoyant la mise en place d'un statut transitoire de 10 ans devant se solder sur un référendum d'autodétermination pour que les Calédoniens se prononcent pour ou contre l'indépendance. Cet accord est complété par l'Accord de Nouméa du 5 mai 1998 qui prévoit alors la mise en place d'une autonomie forte. Le référendum final sur la question de l'avenir institutionnel (indépendance ou maintien au sein de la République française) étant repoussé entre 2014 et 2018. En cas de vote négatif, un second, puis éventuellement un troisième référendum pourront être organisés. A l'issue de votes toujours négatifs, un nouvel accord sera négocié.

[modifier] Géographie

Carte générale des archipels de Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d'îles et d'archipels mélanésiens de l'Océan Pacifique sud, situé autour des coordonnées 21°30′Sud 165°30′Est, à environ 1 200 km à l'est de l'Australie et 1 500 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande. Le pays insulaire de Vanuatu la borde au nord-est.

La Nouvelle-Calédonie est centrée autour d'une île principale, la Grande Terre. Elle comprend également plusieurs ensembles d'îles plus petites, les îles Belep au nord de la Grande Terre, l'île des Pins au sud, les îles Loyauté à l'est (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré) et plus loin à l'ouest l'archipel des îles Chesterfield et les récifs de Bellone.

La Grande Terre est nettement plus grande que toutes les autres îles. Les îles Loyauté, Lifou, Maré, Ouvéa, Tiga, sont situées à une centaine de kilomètres au large. Lifou est plus étendue que la Martinique.

Sur une superficie de 18 575,5 km²[5], la Grande Terre s'étire du nord-ouest au sud-est sur près de 400 km en longueur et 50 à 70 km en largeur. Elle est parcourue sur toute sa longueur par une chaîne montagneuse, dont le point culminant, le mont Panié, s'élève à 1 628 mètres (5 341 pieds) d'altitude.

Le lagon calédonien a une surface totale de 24 000 km², ce qui en fait l'un des plus grands lagons du monde (et que l'on présente également généralement comme « le plus beau lagon du monde »[6]) ; il est ceinturé par une barrière de corail d'une longueur de 1 600 km, située entre 10 et 50 km des terres. La température des eaux varie entre 22 et 30°. Le 7 juillet 2008, une grande partie des lagons de Nouvelle-Calédonie, soit 6 sites formant une totalité de 15 000 km², ont été inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO[7]. Il s'agit du 33e site inscrit au patrimoine mondial pour la France, et plus particulièrement de son second site naturel après le golfe de Porto (inscrit en 1983) et le premier d'outre-mer.

Le territoire jouit d'un climat tropical océanique. La température annuelle moyenne est de 23°. On partage l'année en deux saisons : la saison chaude, ou été austral, de mi-novembre à mi-avril, avec des températures maximales de 28 à 32° (mais pouvant aisément dépasser les 30°), commence avec une période de forte sécheresse mais finit avec de forts taux d'humidité. Elle comprend également la saison des cyclones qui peut s'étirer de mi-novembre à mai. La saison fraîche est plus sèche, avec en moyenne des températures de 20 à 23°.

Paysage de Brousse au nord de la côte ouest

La côte est, exposée aux vents dominants et donc plus humide, présente des paysages tropicaux (palmiers, cocotiers, végétation dense…) le long d'une bande littorale étroite enchassée entre les montagnes et l'océan, tandis que la côte ouest, protégée au contraire des vents dominants par la Chaîne, est plus sèche, offrant ainsi un paysage de larges et longues plaines herbeuses et de savanne (dont l'arbre emblématique est le niaouli).

Des zones claires se sont formées dans la mangrove, au nord de la Grande Terre. En effet, un excès de sel a provoqué la mort des palétuviers, des arbres pourtant aptes à pousser dans l'eau de mer. Mais, depuis une dizaine d'années (2008), la salinité diminue et les clairières reverdissent peu à peu.

La capitale du pays, Nouméa, en est aussi la principale ville. Elle compte 91 386 habitants au dernier recensement de 2004. Le Grand Nouméa (avec les communes voisines de Païta, Dumbéa et Mont-Dore) compte 146 000 habitants.

[modifier] Toponymie

Le terme Calédonie dérive du nom donné par les Romains au massif montagneux du nord de l'Écosse. James Cook lui-même d'origine écossaise par son père, baptisa ainsi l'archipel en référence à cette région.

La Nouvelle-Calédonie est aussi dénommée familièrement par les descendants de colons français et les zoreilles « le Caillou », tandis que le terme « Kanaky » a une connotation indépendantiste et identitaire en référence au terme kanak, terme d'origine hawaiienne, répandu dans le Pacifique par les navigateurs européens.

La toponymie et l'onomastique (nom des terres, îles, tribus et personnes…) en Nouvelle-Calédonie sont des questions liées à des problèmes d'ordre foncier, juridique, historique et linguistique, débattus sur un plan politique depuis de nombreuses années. Les accords de Nouméa prévoient ainsi : "Les noms kanak des lieux seront recensés et rétablis. Les sites sacrés selon la tradition Kanak seront identifiés et juridiquement protégés, selon les règles applicables en matière de monuments historiques." (Article 1.3 alinéa 1)

[modifier] Biodiversité

La forêt sèche dans le sud, un des exemples de la richesse de la biodiversité calédonienne
Le cagou

La Nouvelle-Calédonie se distingue notamment par une biodiversité d'une étonnante richesse et originalité. Le taux d'endémicité est le plus élevé au monde.

[modifier] Population

Évolution de la population entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

[modifier] Données démographiques

La population de la Nouvelle-Calédonie est estimée à 230 789 habitants lors du recensement de 2004[8]. Avec un solde migratoire apparent de seulement 7 000 personnes entre 1996 et 2004. De 1996 à 2004, la population calédonienne s’est accrue d’environ 34 000 personnes, dont 27 000 au titre du solde naturel (naissances moins décès) et 7 000 au titre du solde migratoire.

[modifier] L'inégale répartition de la population

La densité y est particulièrement faible, notamment beaucoup plus faible qu'à Tahiti ou que dans les départements d'Outre-mer, avec 12,5 hab./km², mais en vérité la population néo-calédonienne est très inégalement répartie. Ainsi, sur ces 230 789 habitants, seulement 22 080 (9,5 %) vivent aux îles Loyauté (11,15 hab./km²) et 44 474 (19,3 %) dans la province Nord (pourtant la plus étendue des trois provinces, et où la densité n'est donc que de 4,6 hab./km²) contre 164 235 (71,2 %) dans la province Sud (23,4 hab./km²) qui regroupe ainsi entre deux tiers et trois quarts de la population calédonienne sur seulement un peu plus d'un tiers du territoire. Et au sein même de cette dernière province la répartition de la population est très déséquilibrée, avec une forte concentration à Nouméa et dans son agglomération. Le chef-lieu Nouméa, avec 91 386 habitants, rassemble ainsi 40 % des habitants du territoire (1 360 hab./km²) sur à peine 0,35 % de sa superficie, et le Grand Nouméa pèse 146 000 personnes, soit 63 % de la population totale sur moins d'1/10e de la surface de l'archipel.

Et ce déséquilibre s'est accentué depuis la fin des années 1990: si la part respective des trois provinces dans la population calédonienne était restée globalement stable entre 1983 et 1996, avec 68 % de la population dans le Sud, 21 % au Nord et 11 % aux îles, la part du Sud était beaucoup plus forte (plus de 71 %) en 2004 et celle des Îles et du Nord plus faible. Depuis 1996, la Province Sud a connu un taux d'accroissement annuel moyen de 2,4 % contre 0,9 % dans le Nord et 0,7 % dans les Îles. Le Grand Nouméa passe ainsi de 60 % de la population calédonienne en 1996 à 63 % en 2004. Nouméa maintient notamment une croissance assez forte entre 1996 et 2004, à 2,2 %, soit un taux à peu près égal que ce que le chef-lieu avait connu entre 1989 et 1996, mais ce sont surtout les communes de banlieue qui connaissent alors une croissance considérable, à l'image des autres agglomérations, d'abord pour celles de la proche banlieue (Dumbéa et Mont-Dore) puis pour Païta. Dumbéa a vu ainsi sa population augmenter en moyenne de 4,7 % annuellement entre 1989 à 1996 puis de 3,6 % de 1996 à 2004, le Mont-Dore de 3,4 % entre 1989 à 1996 puis seulement de 1,8 % de 1996 à 2004 et surtout Païta qui est passé d'une croissance annuelle moyenne de 3,8 % entre 1989 et 1996 à 5,2 % entre 1996 et 2004. Ainsi, le Grand Nouméa a grandi, mais Nouméa, comme pour la plupart des villes-centres, a vu sa proportion en son sein diminuer: elle représentait 75 % de la population de son agglomération en 1976, 67 % en 1989 et plus que 62,5 % en 2004[9].

Or, la croissance naturelle est plus forte dans le Nord et les Îles que dans le Sud. Le creusement de ce déséquilibre s'explique donc essentiellement par une migration intérieure et notamment par la forte attractivité de l'agglomération nouméenne, fournisseuse d'emploi et de biens de consommation et d'équipement. Le solde migratoire interne de la Province Sud est le seul ainsi à être positif (+3 764 entre 1996 et 2004) quand ceux des provinces nord et îles sont particulièrement négatifs (-1 785 dans les Îles et -1 979 dans le Nord entre 1996 et 2004). C'est pour limiter la macrocéphalie de Nouméa, entre autres, que des projets de développement d'autres pôles urbains ont été lancés, notamment celui de Koné-Voh-Pouembout (parfois appelé KVP) autour du projet de développement de l'usine du Nord, mais l'importance du chef-lieu du territoire est telle qu'aucune commune ne pourra vraiment la concurrencer démographiquement avant de nombreuses années.

[modifier] Une population jeune

La population de la Nouvelle-Calédonie continue à rester particulièrement jeune comparativement à la moyenne nationale. Ainsi, la part des moins de 20 ans dans la population totale était de 39,5 % en 1996 (20 % de la population néo-calédonienne dans la classe des moins de 10 ans) contre 7,5 % alors pour les plus de 60 ans et un âge moyen de 27 ans et 10 mois[10]. Toutefois, la population connaît depuis ces 20 dernières années un phénomène de vieillissement: la part des moins de 20 ans est ainsi passée de 47 % en 1983 à 43,9 % en 1989, 39,6 % donc en 1996 et enfin 37 % en 2004, tandis que les plus de 60 ans ont augmenté de 6,2 % en 1983 à 6,9 % en 1989, 7,5 % en 1996 et surtout 9,4 % en 2004. L'âge moyen est ainsi aujourd'hui de 30 ans, soit légèrement plus élevé que dans les autres territoires français du Pacifique (28 ans en Polynésie française et 24 ans à Wallis-et-Futuna) mais nettement moins qu'en métropole où l'âge moyen est de 40 ans et où 20 % de la population a 60 ans ou plus et 25 % moins de 20 ans. La pyramide des âges néo-calédonienne reste donc globalement triangulaire, même si sa base a tendance à rétrécir. Là encore on observe de grosses disparités entre les Provinces: dans le Nord et surtout aux Îles Loyauté, la jeunesse de la population est particulièrement visible : l'âge moyen est ainsi de 27,5 ans dans les îles et près de 46 % de la population y a moins de 20 ans, pour 40,6 % de la population dans la même tranche d'âge dans le Nord. Toutefois, on voit apparaître dans ces deux provinces également un léger phénomène de vieillissement avec une augmentation des plus de 60 ans, mais aussi par la chute des tranches d'âge entre 15 et 30 ans, surtout dans les Îles, du fait du départ des jeunes vers Nouméa pour poursuivre leur scolarité ou trouver du travail[9].

[modifier] Une croissance dynamique mais de moins en moins forte

Cette jeunesse s'associe à une assez forte croissance démographique naturelle, là encore toutefois avec une tendance à la stagnation, voire à la baisse: le taux d'accroissement naturel était ainsi de 1,77 % en 1996 et de 1,24 % en 2004 et de même en 2005, la prévision de l'ISEE pour 2006 établissant un taux de 1,3 %[11] (rappelons que le taux de croissance naturelle pour la France était de 0,35 % en 2003). Deux raisons à cette forte croissance: une assez importante natalité qui a tendance toutefois a décroître, et une assez faible mortalité.

La natalité est particulièrement forte par rapport à la France métropolitaine, même si elle a fortement décrue durant ces 5 dernières années. Le taux brut de natalité est ainsi passé de 25 ‰ en 1989 à 23,2 ‰ en 1996 et à 17,3 ‰ en 2004 (pour un taux de 13,1 ‰ pour la France en 2006). Ces aspects de la natalité calédonienne sont encore une fois exacerbés dans les provinces Nord et Îles avec des taux respectifs de 17 ‰ (contre 24 ‰ en 1996) et de 19,8 ‰ en 2004 (contre 26,7 ‰ en 1996). La baisse conséquente de la natalité dans ces deux provinces fait que leurs taux se rapprochent de celui de la Province Sud qui, nettement plus faible en 1996, a connu une chute beaucoup plus modérée au cours de ces 10 dernières années : le taux de natalité y est ainsi passé de 21 ‰ en 1996 à 17 ‰ en 2004. Il s'agit donc essentiellement de la natalité au sein des populations mélanésiennes qui baisse le plus, due souvent à l'allongement de la durée des études et donc le déplacement de la jeunesse vers Nouméa voire en Métropole pour poursuivre sa formation ou trouver du travail, et donc retarde l'âge où ces jeunes décident de fonder une famille. Cette baisse de la natalité se retrouve dans celle de l'indice de fécondité, qui est passé de 3,2 enfants par femme en 1989 à 2,2 en 2004, soit juste au dessus du point de renouvellement des générations et avec un écart avec celui de la France métropolitaine (qui est actuellement entre 1,9 et 2 enfants par femme) qui s'est particulièrement réduit.

En contrepartie, la mortalité est faible : le taux brut de mortalité était ainsi de 5,05 ‰ en 1996 pour 4,9 ‰ en 2004. Ce taux est même largement inférieur à celui de la France métropolitaine, où le taux de mortalité s'établissait en 2006 à 8,7 ‰. Cette faible mortalité est due à de multiples facteurs: douceur du climat, l'absence de catastrophes naturelles majeures (seuls les cyclones sont un véritable danger, mais ils sont rarement aussi virulents et aussi meurtriers que les ouragans des Antilles et leurs effets, à quelques exceptions près, sont généralement bien gérés par la population et les autorités) ou de grandes épidémies tropicales (la dengue peut être mortelle, mais les cas restent encore assez rares et cette maladie est de mieux en mieux régulée par les autorités, tandis que la Nouvelle-Calédonie se distingue par l'absence de paludisme), la qualité des soins, de l'hygiène de vie, le niveau de vie assez élevé comparativement à d'autres départements ou territoires d'outre-mer. Toutefois, le taux de mortalité infantile est plus élevé qu'en métropole, tout en restant dans les moyennes que l'on retrouve dans les pays de l'OCDE: il était ainsi de 6,3 ‰ en 2004, à 6,4 ‰ en 2005 et les prévisions l'établissent à 5,7 ‰ en 2006, contre 3,8 ‰ en France métropolitaine en 2005. Cette faible mortalité se traduit par une augmentation de l'espérance de vie à la naissance, qui est passé de 68 à 72 pour les hommes et de 73 à 79 ans pour les femmes entre 1989 et 2004, et s'établit, les deux sexes confondus, à 75,5 ans en 2004.

Il existe donc au sein même du territoire néo-calédonien de fortes disparités des données démographiques, la population y étant très inégalement répartie avec une domination macrocéphale du Grand Nouméa mais où l'âge moyen ou la croissance naturelle diffère également plus ou moins fortement selon où l'on se trouve, même si dans ces domaines les différences ont tendance à s'estomper. Cette diversité se retrouve dans la composition même de la population néo-calédonienne qui se répartit en plusieurs groupes principaux.

[modifier] Groupes principaux

Groupe de femmes Kanak

La Nouvelle-Calédonie est peuplée de différents groupes ethniques dont la répartition, en 1998, était[12]:

La démographie est une donnée politique importante en Nouvelle-Calédonie. Depuis les accords de Nouméa, en effet la composition ethnique du collège électoral est un enjeu dans l'optique du référendum. Les indépendantistes soupçonnent l'État d'encourager l'immigration de métropole par des avantages fiscaux et d'Asie de façon à mettre en minorité les peuples autochtones davantage favorables, selon eux, à l'autonomie ou l'indépendance.

D'autre part, l'attractivité économique de la Nouvelle-Calédonie favorise une immigration importante de populations polynésiennes (notamment de Wallis-et-Futuna, que l'État français tente de freiner par un important programme de développement spécifique à Wallis-et-Futuna, et de la Polynésie française). Aujourd'hui les Wallisiens par exemple y sont plus nombreux qu'à Wallis-et-Futuna, et des conflits ethniques se produisent avec les Mélanésiens.

Ce cosmopolitisme est également à l'origine de la présence de langues, dialectes et façons spécifiques de s'exprimer propres à l'archipel.

[modifier] Langues

Icône de détail Articles détaillés : Français de Nouvelle-Calédonie et Langues kanak.

Le français est la langue officielle, avec un accent et des expressions particulières au sein de la population européenne installée depuis plusieurs générations en Nouvelle-Calédonie ainsi que dans les autres communautés non-européennes. Mais il existe 28 langues locales (qui sont des langues austronésiennes) dont cinq ont le statut (entre autres pour des raisons historiques) de « langue régionale » : trois sur la Grande Terre (le paicî, dans la région de Poindimié, l'ajië, dans la région de Houailou et depuis peu le xârâcùù dans la région de Canala et de Thio), et deux dans les Îles Loyauté (le nengone, dans l'Île de Maré, et le drehu, dans l'île de Lifou).

Les autres langues parlées par les communautés vivant dans l'archipel sont le bichelamar (Ni-Vanuatu), le wallisien, le futunien, le tahitien, le vietnamien et le javanais.

[modifier] Religion

La Nouvelle-Calédonie est régie, en matière de cultes, par les décrets Mandel des 16 janvier et 6 décembre 1939, qui aménagent la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905. Ces décrets permettent dans certaines colonies d'alors (et encore aujourd'hui dans les collectivités de Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et des TAAF, mais aussi en Polynésie française pour les autres religions que le protestantisme tandis que seulement le premier décret s'applique à Mayotte) la constitution de missions religieuses, dont le choix du président et des membres du conseil d'administration doit être soumis à agrément du représentant de l'État dans le Territoire (art. 2 du premier décret), sauf s'il s'agit « du chef même de la circonscription missionnaire » du culte catholique car alors sa nomination comme président du conseil d'administration doit seulement être notifiée à l'autorité publique locale[13].

La religion, essentiellement chrétienne, est aujourd'hui une composante identitaire forte pour la société et la culture kanak ainsi que pour les autres populations océaniennes présentes en Nouvelle-Calédonie.

La majorité des cultes en Nouvelle-Calédonie sont chrétiens, surtout catholiques mais également protestants dans une assez forte proportion, notamment au sein de la population mélanésienne, du fait de la présence dès le début du XIXe siècle, et avant même la prise de possession par la France, de missions d'évangélisation. Les premiers Calédoniens blancs furent les missionnaires, escortés par les militaires. Depuis les origines de la colonisation, on a assisté à une vive compétition entre les prêtres catholiques et les pasteurs protestants.

[modifier] Institutions et Politique

Icône de détail Article détaillé : Politique en Nouvelle-Calédonie.

[modifier] Institutions

L'histoire institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie est particulièrement complexe, l'île ayant connu une multitude de statuts différents. Colonie française de 1853 à 1946, elle sera ensuite Territoire d'outre-mer de 1946 à 1999 et enfin une Collectivité sui generis d'Outre-mer spécifiquement régie par le titre XIII de la Constitution française[14]. De plus, dans les années 1980, les statuts d'autonomie interne se sont succédé pour essayer de faire face à la revendication indépendantiste croissante puis aux Événements: statut Lemoine de 1984, statut Fabius-Pisani de 1985, statuts Pons I et II respectivement en 1986 puis 1988, enfin le statut de l'Accord de Matignon puis celui de Nouméa[15].

Actuellement, les institutions de la Nouvelle-Calédonie sont définies par la loi n° 99-209 du 19 mars 1999 organique relative à la Nouvelle-Calédonie[16].

Le chef-lieu est, et cela depuis sa création en 1854 sous le nom de Port-de-France, Nouméa.

[modifier] Subdivisions

Carte des subdivisions administratives de la Nouvelle-Calédonie

Province Sud
1. Thio
2. Yaté
3. Île des Pins
4. Mont-Dore
5. Nouméa
6. Dumbéa
7. Païta
8. Boulouparis
9. La Foa
10. Sarraméa
11. Farino
12. Moindou
13. Bourail
14. Poya (partie sud)

Province Nord
14. Poya (partie nord)
15. Pouembout
16. Koné
17. Voh
18. Kaala-Gomen
19. Koumac
20. Poum
21. Îles Belep
22. Ouégoa
23. Pouébo
24. Hienghène
25. Touho
26. Poindimié
27. Ponérihouen
28. Houaïlou
29. Kouaoua
30. Canala

Îles Loyauté
31. Ouvéa
32. Lifou
33. Maré

[modifier] Provinces
Icône de détail Article détaillé : Provinces de la Nouvelle-Calédonie.

La Nouvelle-Calédonie est découpée en trois collectivités appelées provinces, créées par le décret du 24 juillet 1989 :

Les membres des Assemblées de Provinces (14 pour les îles Loyauté, 22 pour la province Nord et 40 pour la province Sud) sont élus au scrutin proportionnel de liste à un tour, chaque parti devant rassembler 5 % des inscrits de la province pour pouvoir être représenté. Les élections provinciales du 9 mai 2004 ont été marquées par un fort éclatement (31 listes pour 76 sièges et 120 000 électeurs). Chaque Assemblée de Province élit en son sein un président et 3 vices-présidents.

L'État est représenté dans chaque province, appelée alors « subdivision administrative », par un « Commissaire délégué de la République » nommé par arrêté du ministre en charge de l'outre-mer. Les commissaires ont tous leurs locaux dans le chef-lieu de la province où il est en poste, sauf celui de la Subdivision administrative Sud qui lui siège à La Foa tout en ayant une antenne à Nouméa. Actuellement, les trois commissaires délégués sont :

[modifier] Communes
Icône de détail Article détaillé : Communes de la Nouvelle-Calédonie.

Chaque province regroupe plusieurs communes, pour un total de 33, dont :

La commune la plus peuplée, et de loin, est Nouméa (91 386 habitants en 2004, soit près de 40 % de la population totale), tout en ayant le plus petit territoire (45,7 km²) et donc la plus forte densité (1 999,7 hab./km²), il s'agit de la seule ville du territoire. Elle est suivie des trois autres communes du Grand Nouméa, à savoir Mont-Dore (24 195 habitants en 2004), Dumbéa (18 602 habitants en 2004) et Païta (12 052 habitants en 2004), toutes situées sur la côte ouest de la Grande Terre en Province Sud. Viennent ensuite Lifou (10 320 habitants en 2004) et Maré (7 401 habitants en 2004) dans les Îles Loyauté et Poindimié sur la côte est de la Grande Terre en Province Nord (4 824 habitants en 2004).

La commune la moins peuplée est Farino à l'intérieur de la Chaîne Centrale de la Grande Terre en Province Sud, avec 459 habitants en 2004. Il s'agit également de la deuxième commune la plus petite (48 km²) après Nouméa.

La commune la plus vaste est Yaté (qui est également la 15e commune la plus vaste de France), à l'extrême sud de la côte est de la Grande Terre en Province Sud, avec 1 338,4 km², ce qui en fait également la commune la moins densément peuplée (avec seulement 1 843 habitants en 2004, soit 1,4 hab./km²).



Subdivisions de Nouvelle-Calédonie
Province Nord

Belep | Canala | Hienghène | Houaïlou | Kaala-Gomen | Koné | Kouaoua | Koumac | Ouégoa | Poindimié | Ponérihouen | Pouébo | Pouembout | Poum | Poya¹ | Touho | Voh

Province Sud
Boulouparis | Bourail | Dumbéa | Farino | La Foa | L'Île des Pins | Moindou | Mont-Dore | Nouméa | Païta | Poya¹ | Sarraméa | Thio | Yaté

Province des îles Loyauté
Ouvéa | Lifou | Maré

¹ Commune à cheval sur deux provinces


[modifier] Le Congrès

Lors du même scrutin que pour les élections provinciales sont désignés les représentants des provinces qui siègeront au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, l'Assemblée délibérante locale.

Le congrès est l'assemblée délibérante de la Nouvelle-Calédonie ; il comprend cinquante-quatre membres dont sept membres de l'assemblée de la province des îles Loyauté, quinze de l'assemblée de la province Nord et trente-deux de l'assemblée de la province Sud. (article 62 de la loi organique)

Il élit en son sein son président, son bureau, une commission permanente chargée de siéger en dehors des sessions ordinaires et les différentes commissions de travail.

Le Congrès élit à la proportionnelle (chaque groupe politique constitué au sein de l'assemblée pouvant présenter une liste) les membres du gouvernement.

Dans les champs de compétence dévolus au Territoire, le Congrès légifère en votant des lois de pays.

C'est également le Congrès qui est habilité à prendre en charge, à une majorité qualifiée des trois cinquièmes, les transferts de compétences de la France vers le territoire.

En cas d'instabilité institutionnelle, le gouvernement français peut décider, par décret pris en Conseil des ministres, de dissoudre le Congrès après avoir consulté son président ainsi que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

[modifier] Le gouvernement

Logo du Gouvernement.

L'exécutif de la Nouvelle-Calédonie est le gouvernement. Il est élu par le congrès et responsable devant lui. (Article 108 de la loi organique)

Il est élu au scrutin de liste, chacun des groupes au Congrès en présentant une. Lors d'une séance préalable à cette élection, le Congrès se réunit une première fois pour décider du nombre de postes que comprendra ce gouvernement, pouvant aller de 5 à 11 membres. Pratiquement tous les gouvernements en ont compté jusqu'à présent 11, la seule exception étant le deuxième gouvernement Frogier qui lui en comportait 10. Une fois constitué, le gouvernement élit en son sein, à bulletin secret et à la majorité absolue, un président et un vice-président chargé d'assurer l'intérim du premier.

Il s'agit d'un gouvernement collégial, les principales forces politiques représentées aux Congrès y sont ainsi présentes et doivent donc s'entendre pour la gestion de la Nouvelle-Calédonie. « Le gouvernement est chargé collégialement et solidairement des affaires de sa compétence » (Article 128 de la loi organique). Ainsi, dans tous les domaines, les décisions ne peuvent être prises qu'à la majorité de ses membres. Toutefois, chaque membre du gouvernement dispose d'un ou plusieurs secteurs qu'il est chargé d'« animer et de contrôler » mais, contrairement au membre du gouvernement de la Polynésie française, il n'a ni le statut ni le titre de « ministre ».

Il a un pouvoir exécutif et réglementaire dans le sens où il « prépare et exécute les délibérations du Congrès et de sa commission permanente » (Article 126). Il est responsable devant le Congrès: le président, une fois élu, fait un discours devant l'Assemblée pour présenter sa politique générale, et doit chaque année présenter un rapport devant le Congrès. Enfin, le Congrès peut renverser le gouvernement en déposant puis en votant une motion de censure (Articles 95 et 95 de la loi organique) qui doit être signée par au moins un cinquième des membres du Congrès et qui doit être adoptée ensuite à la majorité absolue (soit au moins 28 voix).

Les autres situations qui peuvent pousser à la démission du gouvernement avant la fin de son mandat (à savoir la fin de la mandature du Congrès) sont :

Lorsqu'un membre du gouvernement démissionne ou meurt (à l'exception du président), il est immédiatement remplacé par un autre membre de la liste déposée au départ lors de l'élection du gouvernement[21].

Le 7 août 2007, Harold Martin est élu à la présidence du sixième gouvernement de la Nouvelle-Calédonie issu des Accords de Nouméa. Suite à la démission de ce dernier, un nouvel exécutif, le septième gouvernement, est élu le 21 août 2007.

[modifier] Le sénat coutumier

Le sénat coutumier est composé de seize membres désignés par chaque conseil coutumier, selon les usages reconnus par la coutume, à raison de deux représentants par aire coutumière de la Nouvelle-Calédonie. (article 137).

[modifier] Les conseils coutumiers

Un conseil coutumier est institué dans chaque aire coutumière. La composition de ce conseil est fixée selon les usages propres à celle-ci.(Article 149) Ces aires coutumières sont au nombre de huit[22]

[modifier] Le conseil économique et social

Le conseil économique et social de la Nouvelle-Calédonie comprend trente-neuf membres (Article 153) pour un mandat de 5 ans, à savoir:

16 pour la Province Sud (6 pour des organisations professionnelles que sont la Fédération patronale MEDEF, la Fédération des Petites et Moyennes entreprises FPME, l'Association des Hôtels de Nouvelle-Calédonie, la Fédération artisanale, le Syndicat des Industries de la Mine et le Syndicat des éleveurs ; 5 pour des syndicats que sont l'USTKE, l'USOENC, Force ouvrière, la CFE-CGC et la Fédération des Syndicats des Fonctionnaires, Agents et Ouvriers de la Fonction publique ; 5 pour des Associations que sont l'Association « Marguerite » qui organise des reconstitutions historiques, le Collectif d'Urgence humanitaire CDUH, l'Association de la Jeunesse wallisienne et futunienne, la Fondation des Pionniers qui regroupe des « Caldoches » et le Handi-Club Calédonien).
8 pour la Province Nord (3 organisations professionnelles sont représentées: le GIE Tourisme en Province Nord, la Société minière du Sud Pacifique SMSP et le Groupe agricole des producteurs de la Côte Est GAPCE ; 2 syndicats que sont l'USTKE et le Syndicat des entreprises du Nord ; 3 associations : le Conseil des Femmes du Nord, l'association en l'honneur de Jacques Iekawé qui fut le 1er préfet mélanésien et l'Association pour la Protection de l'Enfance, de la Jeunesse et des adultes en difficulté APEJ).
4 pour celles des Îles Loyauté (l'association TaPeNe de promotion de la culture Nengone, à savoir de Maré, le Comité de développement du district de Wetr à Lifou, le Syndicat des Pêcheurs d'Ouvéa et le Mouvement féminin vers un souriant village mélanésien).

Il élit ensuite en son sein un bureau qui comprend un président (depuis avril 2005 il s'agit de Robert Lamarque, nommé alors par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en tant que personne qualifiée, ancien président du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie de 1987 à 2004), quatre vice-présidents, deux questeurs et un secrétaire.

Le conseil économique et social est consulté sur les projets et propositions de loi du pays et de délibération du congrès à caractère économique ou social. À cet effet, il est saisi pour les projets par le président du gouvernement, et pour les propositions, par le président du congrès.(Article 155)

[modifier] Signes identitaires

L'article 5 du premier titre de l'Accord de Nouméa prévoit que : Des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque devront être recherchés en commun pour exprimer l'identité kanak et le futur partagé entre tous.[23] Ceux-ci doivent être définis alors comme une marque de l'autonomie de la collectivité de Nouvelle-Calédonie, et non pas comme une accession à l'indépendance.

Un comité de pilotage sur les signes identitaires du pays (CPSIP), composé de 25 membres représentants les différentes tendances politiques ou religieuses, les syndicats, la société civile et le monde associatif et dirigé par Déwé Gorodey, écrivain kanak et vice-présidente indépendantiste du gouvernement local, a été mis en place le 11 avril 2007. Cet organisme a depuis été chargé de définir les modalités des concours lancés auprès des artistes locaux pour trois des cinq signes identitaires (l'hymne, la devise et le graphisme des billets de banque) et de débattre sur les deux autres signes (drapeau et nom du territoire), plus sensibles à établir.

Le 26 juin 2008, date commémorative de la signature des accords de Matignon (devenu jour ferié), les choix définitifs pour l'hymne et la devise sont adoptés par le gouvernement et présentés aux médias. Il s'agit alors :