Outils :Vous avez un site web ? Un blog ?
Technorati reactions rencontre |
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
|
Cet article ou cette section ne cite pas suffisamment ses sources. (date inconnue)
Son contenu est donc sujet à caution. Wikipédia doit être fondée sur des informations vérifiables. Améliorez cet article en signalant les passages qui demandent une référence (en y insérant par exemple le modèle {{Référence nécessaire}}), et en liant les informations à des sources, au moyen de notes de bas de page (voir les recommandations).
|
|
Cet article adopte un point de vue régional ou culturel particulier et doit être internationalisé.
|
Le mouvement autonome se définit comme une lutte pour l’autonomie du prolétariat par rapport au capitalisme et à l’État, mais aussi par rapport aux partis et aux syndicats[1]. Il est classifié à gauche de l'extrême gauche[2].
Sommaire |
Le mouvement autonome contemporain est apparu en Italie en 1973 sous le nom d' « Autonomia Operaia » (Autonomie ouvrière). Il fait donc référence au concept d'« autonomie ouvrière » ou d'« autonomie prolétarienne ».
Le mouvement autonome se distingue par sa violence (émeutes ou lutte armée clandestine)[réf. souhaitée] et par un certain nombre de pratiques radicales comme le squat, la reprise individuelle, la participation aux grèves sauvages ou l’autoréduction. L’autoréduction consiste pour un groupe d’usagers à imposer par la force une baisse du prix d’un produit ou d’un service. Elle peut aller jusqu’à la gratuité et prendre la forme de véritables pillages de supermarchés. Les autonomes, comme les anarchistes, parlent alors de « communisme immédiat », c'est à dire sans phase de transition.
La diffusion, en France des idées de l'autonomie, s'est faite à partir des militants de la revue Camarades. Il est rapidement apparu plusieurs pôles de sensibilité différente dont le consensus se faisait autour de l'opposition aux partis et syndicats, sans pour autant endosser les idées libertaires spécifiquement anti-État et anticapitaliste. Une large partie du mouvement autonome n'était pas opposée à l'idée d'un État fort, notamment dans la perspective ultérieure de défendre les acquis de l'autonomie. Les différentes sensibilités étaient liées aux parcours des différentes familles politiques qui se sont rejointes, notamment ceux issu du mouvement (post) Internationale situationniste et ceux que l'on appelait les "militaristes", "mao-spontanéistes" issus de l'ex Gauche prolétarienne autour du journal "La Cause du Peuple" (qui a été dirigé par Jean-Paul Sartre), dont l'expérience donnera naissance au journal Libération avec Serge July . Les différentes sensibilités étaient aussi liées à la pratique et la situation sociale de chacun, avec notamment, un pôle étudiant (Normale sup', Paris Dauphine, Nanterre...), et un pôle de jeunes représentant les "nouvelles marges" de banlieue (Rueil Malmaison....). Le débat intellectuel du mouvement s'est nettement démarqué de la volonté de lutte armée prônée par certains sur le modèle Italien. Il a été estimé que les contradictions de la société française n'étaient pas telles que la lutte armée soit justifiée. C'est une des raisons qui a évité à la France les "Années de plomb" connues notamment en Italie et en République Fédérale d'Allemagne. Ceci malgré l'aventure d' Action directe qui a été d'un impact limité en proportion.
Fondation du groupe Marge, par Gérald Dittmar et Jacques Lesage de La Haye, groupe qui à partir de 1977, se réclame de l'« autonomie désirante ». Parution de la revue Marge, à laquelle collaborent Serge Livrozet, Frédéric Nathan et Daniel Ladovitch. Certains numéros sont tirés à 10 000 exemplaires. Daniel Guérin, Walter Jones et Grisoune Jones ont milité dans Marge.
En France, le mouvement autonome apparait autour du groupe « Camarades », animé par Yann Moulier-Boutang qui a édité entre 1972 et 1973 la revue Matériaux pour l'intervention inspiré des thèses de l'opéraïsme italien.
14 mai : Jean Bilski, anarchiste autonome, abat Jacques Chaine, P.-D.G. du Crédit Lyonnais, avec un P.38, puis se suicide avec son arme.
23 mars : assassinat de Jean-Antoine Tramoni par les NAPAP (Noyaux armés pour l'autonomie populaire), composés pour partie d'anciens militants de la Gauche prolétarienne. Jean-Antoine Tramoni (ancien des troupes d'élites de Massu) était le vigile de Renault qui avait tué en 1972 Pierre Overney, jeune ouvrier de chez Renault et militant maoïste de la Gauche Prolétarienne, lors d'une grève sauvage qui allait dégénérer en affrontement avec les vigiles.
27 mars : incendie sur l'aire de stationnement de l'usine Renault-Flins, revendiqué par les NAPAP.
3 avril : attentat contre la Confédération française du travail, revendiqué par les NAPAP.
1 mai : à l'occasion de la fête du Travail, manifestation qui rassemble 100 000 personnes à Paris, des autonomes déploient, rue Saint-Antoine entre deux immeubles à 12 mètres de haut, une banderole de 15 mètres de long sur laquelle est inscrit "Fête de l'alinénation !!". Cette action, qui immobilise la tête de manifestation pendant 25 minutes, participe de la critique du travail et de la lutte contre les organisations syndicales.
13 mai : arrestation puis incarcération de trois sympathisants des NAPAP, lors d'un contrôle routier où ils ont été découverts en possession d'armes à feu.
6 juin : attentat et coups de feu contre Chrysler France, revendiqués par les NAPAP.
8 juin : manifestation à la mémoire de Pierre Maître, gréviste de Citroën, tué par balle dans la nuit du 4 au 5 juin 1977 par deux hommes membres du SAC et de la CFT. 4 000 personnes manifestent, dont 200 autonomes casqués et armés de barres de fer. Une société de vigile, place de la Nation, est attaquée à coups de cocktails Molotov.
31 juillet : manifestation contre le nouveau réacteur nucléaire Superphénix à Creys-Malville (souvent dite manifestation ou bataille de Malville). Afin d'éviter l'affrontement, les services d'ordre des organisations gauchistes dévient la manifestation, ce qui a pour effet de le précipiter. Environ 5 000 CRS et gendarmes mobiles se sont violemment opposés aux 60 000 manifestants antinucléaires. Plusieurs centaines d'autonomes sont présents. L'utilisation par la police de grenades offensives a causé la mort d'une personne, Vital Michalon. Par ailleurs, une centaine de manifestants sont blessés, dont deux sont amputés d'une main pour l'un et d'un pied pour l'autre. Une dizaine de CRS ou GM sont également blesés, dont un a la main arrachée par l'explosion d'une grenade. 2 500 grenades a effet de souffle ont été lancées par la police. Cette manifestation violente a été d'une relative importance dans l'évolution du mouvement autonome : « Malville a recomposé brutalement tout ceux qui étaient partis à la dérive depuis 1972 » (revue Camarades, n°6, 1978).
8 octobre : attentat contre le domicile d'Alain Peyrefitte, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, revendiqué par les NAPAP. Alain Peyrefitte est à l'origine des projets de lois "Sécurité et Libertés" et "Anticasseurs".
14 octobre : attentats contre le Palais de Justice de Paris et le Ministère de la Justice, revendiqués par les NAPAP.
20 octobre : première réunion de l'AGPGA (Assemblée générale parisienne des groupes autonomes) à Jussieu.
21 octobre : manifestation à Saint-Lazare, à l'appel de l'OCL, pour contester la version "suicide" de la mort d'Andreas Baader, de Gudrun Ensslin et de Jan-Carl Raspe à la prison de haute sécurité de Stuttgart-Stammheim, perçue comme un assassinat perpétré par l'État fédéral allemand. La manifestation, illégale, entraîne l'interpellation de 300 personnes.
23 octobre : 150 autonomes occupent les locaux parisiens du journal Libération, leur reprochant une Une titrée "RFA - RAF : la guerre des monstres", comprise comme une désolidarisation totale avec le groupe de lutte armée ouest-allemand Fraction armée rouge, de la part d'un journal qui jusque-là était la voix des autonomes (il publiait certaines analyses et leurs communiqués). Des inscriptions telles que "Tout journaliste est un flic" et "July, bientôt ton heure" sont relevées. L'édition du lendemain est annulée. Cette action est considérée comme la première organisée par l'AGPGA.
24 octobre : à l'appel de l'AGPGA, une manifestation est organisée devant le Palais de Justice, en soutien à Klaus Croissant à l'occasion du premier procès visant à son extradition vers la RFA. La police procède à 70 interpellations.
29 octobre : entre 400 et 500 personnes participent à la première assemblée générale d'envergure de l'AGPGA, qui a lieu à l'université de Jussieu.
15 novembre : un cortège autonome se forme lors de la manifestation d'extrême-gauche la veille du troisième procès de Klaus Croissant. Des dégradations sont commises contre un garage Mercedes et une agence Siemens.
17 novembre : assemblée générale de l'AGPGA à Jussieu. 600 participants.
18 novembre : pour protester contre l'extradition de Klaus Croissant qui a eu lieu deux jours auparavant, une manifestation est organisée de la place de la République à la place de la Nation par des groupes et organisations d'extrême-gauche. 10 000 personnes participent à la manifestation, dont 2 500 autonomes. Ces derniers vont s'affronter tout au long de la manifestation à la police et aux services d'ordre des organisations d'extrême-gauche. Des véhicules de police ainsi que des banques sont incendiées. Les affrontements durent jusque dans la nuit.
Nuit du 19 au 20 novembre : vague d'attentats sur tout le territoire français. 23 de ces attaques contre des intérêts d'EDF et de l'industrie nucléaire sont revendiquée par la CARLOS (Coordination Autonome des Révoltés en Lutte Ouverte contre la Société) et nommée "nuit bleue antinucléaire". Cette "coordination politico-militaire interne au mouvement autonome", immédiatement dissoute suite aux attentats, est un premier pas dans les rencontres entre différents groupes autonomes (dont les NAPAP et les GARI, entre autres) et dans le cheminement vers la formation d'Action directe.
24 novembre : émeute (affrontements, barricades, cocktails Molotov, ...) dans le XIVe arrondissement de Paris, suite à l'expulsion illégale des habitants de quatre squats d'autonomes.
26 novembre : émeute opposant un millier de personnes à la police pour contester l'expulsion du squat du XIVe arrondissement. Le siège de la SEMIREP, impliquée dans la rénovation du quartier, est incendiée à l'aide de cocktails Molotov.
19 décembre : attentat contre Fauchon, revendiqué par le groupe autonome "Les Smicards en Pétard".
22 janvier : organisation à Strasbourg d'un « week-end contre l'Europe des polices » (contre l'espace Schengen). FR3 parle de la venur de « deux mille étrangers, armés et casqués ». Le rassemblement est interdit, et les 4 000 policiers déployés procèdent à de nombreuses arrestations. L'organisation Camarades se distancie du mouvement autonome en refusant de venir et d'appeler à ce rassemblement.
7 mars : manifestation violente partie d'un ampithéâtre de l'université de Jussieu (un ordinateur de la faculté est détruit à coups de barres de fer), pour protester contre la mort a priori par suicide (égorgé) de José Tronelle (sympathisant des NAPAP), le 20 février de la même année, à la prison de la Santé alors que celui-ci allait être jugé le jour même, avec trois autres personnes (tous sympathisants des NAPAP), pour détention d'armes, d'explosifs et de faux-papiers (la femme de José Tronelle réfute la thèse du suicide). Le tournage d'un film de Claude Lelouch est perturbé par l'attaque d'un café, une centaine de vitres sont détruites sur le parcours de la manifestation. Des cocktails Molotov sont lancés contre le Paradis Latin. Une personne est arrêtée en possession d'un Luger Parabellum 7.65 mm.
8 mars : manifestation de 300 femmes. Rue de Saint-Denis, à Paris, des sex-shops et un cinéma pornographique sont saccagés et partiellement détruits.
5 avril : des autonomes organisent une attaque physique et frontale contre le service de sécurité du KCP au Bataclan. L'agression est revendiquée "Marée Noire".
6 avril : en Bretagne, 10 000 personnes manifestent contre la marée noire. Affrontements entre des autonomes et la police. Une voiture de police est incendiée, 21 personnes sont interpellées.
1 mai : à la manifestation parisienne pour la Fête du Travail, les autonomes s'affrontent tout au long du cortège à la police et au service d'ordre de la CGT. 200 d'entre eux prennent temporairement la tête de la manifestation. Plusieurs motos de police sont incendiées. 83 vitrines sont brisées. Des magasins sont pillés. Au moins cinq barricades sont montées. On compte une trentaine de blessés et au moins 45 interpellations (dont 8 passeront devant le tribunal pour "violence à agent").
2 mai : à Paris, attentats contre trois ANPE, revendiqués par un "Groupe pour l'extension du premier mai aux jours suivants".
9 mai : à Poissy, attentat contre une ANPE, revendiqué par "Marée Rouge".
10 mai : condamnation à 3 ans de prison, dont 1 avec sursis, pour Henri P., arrêté lors de la manifestation sauvage du 7 mars 1978 en possession d'une arme à feu.
12 mai : les "Bombeuses à chapeaux", groupe autonome de femmes, saccagent la Librairie de Femmes.
13 mai : 150 CRS tentent d'expulser le squat de la rue Lahire.
23 mai : expulsion du squat de la rue Lahire.
15 juin : à Metz, la moitié des 1800 parcmètres de la ville sont sabotés avec de la résine Syntofer.
En France, les autonomes font surtout parler d’eux lors de la manifestation des sidérurgistes qui a lieu à Paris le 23 mars et qui se transforme en émeute. Apparition d'un nouveau groupe de lutte armée : Action directe. Ce groupe organise jusqu'en 1987 plusieurs dizaines d’attentats sur tout le territoire.
Le mouvement autonome disparait en Italie sous les coups de la répression. Il est alors surtout présent en Allemagne. En France, il se retranche dans les squats parisiens mais apparaît encore dans certaines émeutes :
Les autonomes se mobilisent également beaucoup pour la libération des prisonniers.
Le groupe « Apache » quitte le SCALP.
Un collectif autonome est créé à l'occasion du mouvement anti-CIP : le « MARS » (Mouvement d'Action et de Résistance Sociale). La CDSA ouvre un squat avenue de Breteuil (7°) puis rue Saint-Sauveur (2e). Apparition de « Travailleurs, Chômeurs, et Précaires en colère » (TCP).
Une fusillade éclate à Paris entre la police et deux autonomes : Florence Rey, qui est arrêtée, et Audry Maupin, qui est tué en même temps qu’un policier et un chauffeur de taxi.
Campagne contre les vigiles du métro (TRAUM, Tribune de Résistance Active des Usagers du Métro). Création durant la grève du mois de décembre du Collectif d'Aide aux Manifestants interpelés (CAMI).
Parution de Tic-Tac : huit numéros jusqu'en 1997. « T...I...C, T...A...C..., T'es ici, t'en as assez, Tic-Tac, Si t'en as ta claque de tout ce mic-mac, Sois frénétique, freine pas l'attaque, Pas fanatique mais feinte l'attaque, Sois systématique, le système attaque, Pas trop plastique et place ta claque ».
Collectif Des papiers pour tous : actions de solidarité avec les sans-papiers.
Parution de Tiqqun - Organe conscient du Parti Imaginaire - Exercices de Métaphysique Critique, 162 pages, auto-édition.
Un livre, publié en 2008, évoque cette scène squat parisienne : Parisquat - Des squats politiques à Paris 1995-2000 il s'agit d'un recueil de documents et de témoignages de squatteurs-autonomes des années 1990.
Dans le mouvement altermondialiste, les autonomes sont désignés sous le terme de « Black Bloc » en raison de leur tenue noire qui leur permet d’être plus difficilement identifiés par la police lors de leurs actions émeutières. En France, la mouvance autonome semble plus apparaitre comme une composante spontanéiste du mouvement libertaire ou de l'ultra-gauche.
Création du collectif « Pour en finir avec toutes les prisons ».
Publications :
Parution de Tiqqun - Organe de liaison au sein du Parti Imaginaire - Zone d'Opacité Offensive, 292 pages, éditions Belles-Lettres.
Du 19 au 28 juillet, un campement No Border est organisé à Strasbourg, pour l'abolition des frontières et des nations, la liberté de circulation et d'installation, et l'arrêt des expulsions de « sans-papiers ».
Autodissolution de « Pour en finir avec toutes les prisons » dans une éphémère « Coordination anticarcérale européenne ».
Le 15 novembre, des affrontements opposent des autonomes au cortège du Parti socialiste aidé par le service d'ordre du PCF, à l'occasion de la manifestation du Forum social européen qui se déroule à Paris.
Début décembre, à la fin d'une manifestation de chômeurs, une centaine de militants investissent le Bon Marché et repartent avec des provisions pour fêter Noël. Des affrontements avec les CRS ont lieu a l'intérieur du magasin. En sortant, une tension continue de régner entre la police et les manifestants, qui mettront plus d'une heure à se disperser.
Ouvrages :
Revues :
Campagne « antisécuritaire » à l'université de Nanterre.
Publications :
Parution de Outrage : bulletin édité par Action-K (collectif de propagation de contre-culture).
Parution du Riot Magazine : revue papier à publication aléatoire, informations et pratiques insurrectionnelles.
En février, à Paris, lors d'une manifestation pour la défense des 35 heures, des autonomes ont retenu Julien Dray et Malek Boutih pendant environ une heure dans un café[3].
À Paris, durant le mouvement anti-CPE de mars 2006, l'École des hautes études en sciences sociales a été occupée durant quatre jours par plusieurs centaines de personnes, dont au moins 200 anarchistes et autonomes réunis en assemblée générale autonome. Le matériel d'enseignement et informatique a été saccagé, et les murs couverts de graffitis. Le tag « Mort à la démocratie » a notamment fait scandale auprès des médias (notamment au journal télé de France 2 du 24 mars 2006[1] ). Ce tag a d'ailleurs inspiré à Léon de Mattis le titre de son livre publié chez L'Altiplano. Les locaux de Charlie-Hebdo sont aussi attaqués [4].
Un verdict de la cour d'appel de Copenhague rendu en août 2006 et obligeant l'évacuation du squat Ungdomshuset (Quartier de Norebro, Copenhague), ouvert depuis 1982 a entrainé une vague internationale de solidarité envers les squatteurs. Aussi le mouvement autonome européen s'est-il mobilisé partout sur le continent pour leur exprimer son soutien (occupations de consulats danois, manifestations devant les ambassades danoises, manifestations massives à Copenhague). Les manifestations qui ont dégénéré en émeutes le 16 décembre 2006 et le 1er mars 2007 ont donné lieu à de nombreuses arrestations d'anarchistes, de squatteurs, d'autonomes et de personnes proches de l'extrême gauche d'une vingtaine de nationalités différentes (dont quelques Français). Les violentes émeutes qui ont suivi l'expulsion du squat par une unité antiterroriste de l'armée danoise (matin du 1er mars 2007) et qui se sont produites les soirs du 1, 2, 3 et 4 mars 2007 sont elles aussi à mettre en grande partie sur le compte du mouvement autonome européen (on compte quelques dizaines de blessés légers des deux côtés). Le squat Ungdomshuset a finalement été démoli le matin du lundi 5 mars 2007. Même si le mouvement de solidarité a été un échec, ces événements ont prouvé l'existence d'une certaine coordination autonome internationale[réf. souhaitée], et ont par la même occasion démontré la puissance offensive de cette dernière.
En Italie, Oreste Scalzone est de retour en février 2007 après 26 ans d'exil.
En France, suite à l'élection de Nicolas Sarkozy, création d'Assemblées de résistance populaire Autonome à Caen et à Toulouse. Grève spontanée des jeunes ouvriers d'Airbus Toulouse, en opposition aux centrales syndicales. Vote de la grève des étudiants réunis en assemblée générale à l'université de Tolbiac.
Publications :
Réapparition de bulletins et journaux à parution plus ou moins régulières: Non Fides[5] de Paris, Tout Doit Partir [6] de Belgique et Bulletin de Contre-Info en Cévennes[7], entre autres.
Le 19 janvier, deux personnes sont arrêtées dans la région parisienne, en possession de fumigènes artisanaux et de crèves pneu (clous tordus). Elles sont aussitôt placées en détention provisoire après des Garde à vue sous juridiction anti-terroriste. D’après les informations apportés par les Renseignements Généraux à la presse il s’agirait « d’anarcho-autonomes »[8]. Cependant cette appellation fabriquée par la police, au même titre que "Ultra-Gauche" (qui revêt en fait une réalité historique bien plus précise), sont à prendre avec précaution. En effet, certains autonomes sont anarchistes mais peu d'anarchistes sont autonomes. En outre, la mouvance autonome est composée de bien plus de courants que le seul anarchisme, qui est même parfois, rejeté par celle ci. Il existe par ailleurs des groupes s'étant qualifié d'anarchistes autonomes par le passé, ou présentement, mais jamais « d’anarcho-autonomes ».
Le 5 avril, à Paris, dans le cadre d'une manifestation (de la place d'Italie à la place de Rennes) de soutien aux sans-papiers qui rassemble entre 5000 (selon la police) et 15 000 personnes (selon les organisations présentes), un cortège autonome de 200 personnes s'affronte durement au service d'ordre de la LCR. Selon la LCR, ce serait une réaction de défense de leur SO face à une charge violente apparemment non justifiée de la part des autonomes. Selon les autonomes, ce serait le SO de la LCR qui les auraient agressé, en les bloquant physiquement et en arrachant leur banderole de tête, pour les empêcher de se positionner derrière leur cortège qui venait de les dépasser. Il y a eu plusieurs blessés légers, et aucune interpellation.
La veille, Baba Traoré, un sans-papier, avait été trouvé mort après s'être jeté dans la Marne (alors qu'il ne savait pas nager) du haut du pont de Joinville pour échapper à un contrôle de la Brigade anticriminalité (ce qui expliquerait la faible présence policière sur le parcours de la manifestation : la crainte d'éventuelles représailles de la part des manifestants). Après la manifestation, entre 200 et 300 personnes se sont rendu au Centre de Rétention de Vincennes, en solidarité avec les sans-papiers enfermés là-bas dans l'attente d'une expulsion. Suite à la rumeur de l'arrivée massive de forces de police, le rassemblement part en manifestation sauvage. La circulation d'une route est bloquée, une patrouille de trois policiers est "caillassée", une voiture de police, un commissariat de police municipale, ainsi que des panneaux publicitaires, ont été dégradés. La gare RER où Baba Traoré avait été contrôlé a, quant à elle, aussi été attaquée et vandalisée. Le cortège se disperse par la suite, sans aucune interpellation.
En août, la revue No Pasaran, jusque là proche des autonomes, se dissocie d'eux par un article extrêmement critique vis-à-vis de la manifestation du 5 avril 2008 [9].
Le 11 novembre, en France, dix personnes sont arrêtées, suspectées d'avoir saboté des lignes TGV provoquant de grands remous médiatiques sur le territoire français..
|
Cet article ou cette section a trop de liens externes.
Les liens externes doivent être des sites de référence dans le domaine du sujet. Il est souhaitable — si cela présente un intérêt — de citer ces liens comme source et de les enlever du corps de l'article ou de la section « Liens externes ».
|