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Jérusalem

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Aide:Homonymie
Pour les articles homonymes?, voir Jérusalem (homonymie).
Jérusalem
(he) ירושלים - (ar) القدس ou اورشليم
Blason de Jérusalem

L'emblème ci-dessus concerne l'administration de facto non reconnue internationalement
Politique
Maire Nir Barkat
Mandat en cours 2008 -
Situation géographique et statistique
Coordonnées
35° 13' E, 31° 47' N
Superficie
20 000 ha
= 200 km2
Altitude
moyenne : 745 m
minimale :
maximale :
Population
732 100 hab.
Densité
3 525 hab./km2
Photo

Jérusalem (ou Salem, également nommée Hiérosolyme ou Solyme en ancien français ; ירושלים Yerushaláyim en hébreu [dénomination israélienne officielle] ; القدس al Quds pour les arabophones musulmans ou اورشليم Ûrshalîm pour les arabophones chrétiens) est une ville du Proche-Orient qui tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane, et dans le sentiment national israélien. L'État d'Israël a proclamé Jérusalem unifiée comme étant sa « capitale éternelle ». Cette désignation n'est pas reconnue par la communauté internationale. Jérusalem-Est, considérée comme un territoire occupé, est également revendiquée comme capitale d'un éventuel futur État palestinien.

Située sur le mont Sion, à 745 m d'altitude, la ville s'étend, début 2005, sur 200 km2 pour une population de 704 900 habitants. La ville qui est le chef-lieu du District de Jérusalem, est très hétérogène : s'y mêlent de nombreuses religions, peuples, groupes socio-économiques. La partie nommée « vieille ville » est entourée de remparts et est constituée de deux quartiers à dominante arabe, dits quartier chrétien et quartier musulman, d'un quartier à dominante arménienne et d'un quartier à dominante juive.

Sommaire

[modifier] Histoire

Jérusalem vue du mont des Oliviers (Dôme du Rocher et, en arrière plan, dômes du Saint-Sépulcre ; à droite, la Porte dorée, murée, par où est attendue la venue ou le retour du Messie.
Panorama du Mur des Lamentations et des immeubles adjacents

[modifier] Chalcolithique et Âge de bronze

L'occupation humaine de la région de Jérusalem est attestée depuis le Chalcolithique par des fragments de céramique trouvés prés de la source de Gihon et datant de vers 3500 av JC [1]. Ces fragments de poterie sont les premiers vestiges découverts à ce jour sur le site de Jérusalem. Il n'est pas établi que l’occupation du site fut alors continue[2].

La colline a été réoccupée au début de l'âge du bronze (vers 3000 avant notre ère). On a trouvé des poteries de cette période, des maisons rectangulaires[1] et les premières tombes sculptées dans la roche. Plusieurs autres villages dans les collines proches datent de la même époque. Par la suite, il n'existe pas de trace d’occupation pendant la seconde moitié du troisième millénaire avant J.-C. Il semble que Jérusalem ait été détruit et reconstruit au cours de la première moitié de l'âge du Bronze moyen. On ne connait rien des conquérants, excepté quelques tombes de l'époque. Les traces de la ville-état cananéenne de Jérusalem remontent seulement au début du deuxième millénaire avant notre ère.

[modifier] Période cananéenne sous domination égyptienne

Jérusalem est mentionnée pour la première fois dans les textes égyptiens dits "d'exécration"[3],[4] (20-19ème siècle avant notre ère, à la période où l'Égypte a vassalisé Canaan) sous le nom de Rushalimu. La prononciation exacte du nom égyptien ne ressort pas clairement des hiéroglyphes[5]. Ces textes d'exécration sont des textes à vocation magique qui tentent d'attirer le malheur sur les ennemis de l'Égypte[6], les noms de villes et de leurs dirigeants ont été inscrits sur la terre accompagnés de malédictions[7]. Beaucoup de villes comme Jérusalem étaient gouvernées par plus d'un dirigeant, la majorité des villes de la région cités dans les textes d'exécration ayant trois dirigeants[8]. Un siècle plus tard seulement un gouvernant est mentionné pour Jérusalem. Certains voient en cela la preuve que plusieurs tribus, chacune avec son propre chef, étaient intégrées au sein de la ville[8]. L'on peut supposer que le nom de la ville reflète le culte du dieu Shalem ou Shalimu car il était courant alors d'appeler les cités du nom du dieu local[3],[7]. Le nom de Jérusalem se réfère donc au culte du dieu Shalem des Cananéens. Shalem est un dieu populaire dans le panthéon ouest sémitique. Il était le dieu de la création, de l'exhaustivité, et du soleil couchant. Comme la première syllabe de Jérusalem vient de uru, qui signifie " fondation" ou "ville fondée par…", le sens du nom primitif est donc "fondée par Shalem", ou "sous la protection de Shalem".

Le nom de "Shalem" provient de la racine sémitique ShLM, qui a donné les mots salaam en arabe et shalom en hébreu. Ces deux termes signifient aujourd'hui "paix", mais le sens initial est celui de la complétude, de l'achèvement[9], d'où dérive ultérieurement la notion de paix[3].

Il est à nouveau fait référence à Jérusalem à plusieurs occasions dans les tablettes de la chancellerie des pharaons Aménophis III et de son successeur, Akhenaton (vers 1350 av. J.-C.). Jérusalem y est décrite comme une petite ville, dirigée par un gouverneur, 'Adbi-Heba, vassal du pharaon[3]. Deux thèses s'opposent sur l'importance de Jérusalem à l'époque: selon certains historiens, dont Zecharia Kallai et Hayim Tadmor, Jérusalem était la capitale d'un important royaume cananéen ayant une influence régionale comparable à d'autres grands royaumes cananéens tels que celui de Shechem, d'autres aux contraires, tels que Nadav Naʾaman ou Ann E. Killebrew, soutiennent qu'au 14ème siècle Jérusalem est plus un petit centre administratif que la capitale d'un empire[10],[11].

L'archéologie montre que la ville est restée intacte, bien que très petite, ne couvrant que 3 à 4 hectares. La totalité de la population de royaume ne dépasse pas 1500 personnes. Malgré sa taille, Jérusalem était une ville importante politiquement qui exerce une influence sur les villes des environs. Un morceau d'une stèle égyptienne de cette époque a été retrouvé au nord des murs de la ville actuelle. Ces découvertes montrent l'importance de Jérusalem pour l’Égypte. Au-delà des murs de la cité, le roi de Jérusalem contrôle une région qui s'étend de Sichem au nord à Jéricho à l'est, vers la plaine côtière à l’ouest et peut-être jusqu'à Hébron au sud. Elle devient si puissante que des villes-états aussi loin qu'Ashkelon ont uni leurs forces pour vaincre le puissant roi de Jérusalem. Jérusalem est également attaquée par des pillards appelés les Apirou. Les textes égyptiens les désignent souvent comme pillards des villes cananéennes. De nombreux épisodes politiques et militaires de cette période sont consignés dans les Lettres d'Amarna[12],[4]. Ces nombreuses lettres décrivent les relations diplomatiques et militaires de l’Egypte avec ses voisins. Parmi les 350 retrouvées, six ont été envoyées par le roi de Jérusalem, Abdi-Heba, un roi dont le nom provient de Hebat un dieu Hourrite. Il plaide auprès du pharaon pour obtenir de l'aide militaire contre ses adversaires. Il se présente comme le seul en qui l’Egypte puisse vraiment avoir confiance, mais en vain, l'Egypte ne paraît pas favorable à la montée en puissance de Jérusalem et aide ses adversaires. La garnison égyptienne de Jérusalem est transférée à Gaza[13]. Avec ses moyens de défense affaiblis et sous l'attaque constante des Apirou et de ses rivaux en Canaan, le roi de Jérusalem se plaint dans sa dernière lettre que tout est perdu. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu de lui et de sa ville mais il s’ensuit une phase de déclin très marqué comme dans toute la région dû à l’invasion des peuples de la mer.

[modifier] La maison de David (Xe siècle avant J.-C.)

Cette période est décrite de façon divergente, selon que l'on prend la version biblique ou la version que retiennent les archéologues. D'après la Bible, la ville est fondée à l'origine sur le mont Sion, par les Jébuséens, l'une des sept tribus du pays de Canaan évoquées dans le Deutéronome, qui la nomment Jébus vers -1004 av. J.-C. Jébus est prise par le Roi David. Elle devient alors la « Cité de David », avec la vocation de devenir capitale politique et religieuse du Royaume d'Israël. Cette cité se trouve en face de ce que l'on appelle aujourd'hui la Vieille ville. Son fils, le roi Salomon y fait construire, selon la Bible le premier des Temples de Jérusalem. Vers 933 av. J.-C., le royaume d'Israël connaît un schisme entre le nouveau royaume d'Israël, au Nord, et le royaume de Juda, au Sud. Les habitants sont monothéistes et honorent le dieu de Moïse.

Selon les archéologues, à cette époque, il n'y a pas eu de royaume unifié, ( ni de conquête militaire), le nombre d'habitants de Jérusalem reste d'environ 1000 personnes sur une superficie de 6 hectares et l'écriture n'est pas apparue chez ces peuplades ce qui rend très improbable cette fonction de capitale politique d'un grand royaume[14]. De plus les écrits des peuples environnants montrent que les habitants ne sont pas de religion juive mais polythéistes[15].

[modifier] Le royaume de Juda

En 722 av. J.-C., Samarie, la capitale du Royaume d'Israël étant occupée par les Assyriens, ses habitants affluent vers le Sud, à Jérusalem, qui était la capitale du petit royaume de Juda. Le développement de la ville est alors foudroyant et sa population passe à 12 000 habitants sur une superficie de soixante-quinze hectares.

[modifier] La période babylonienne

En 587 av. J.-C., Nabuchodonosor prend la ville, pille le temple et déporte le roi Yehoïakîn (Joaquin) ainsi que les notables à Babylone. Les Babyloniens établissent Tsidquya (Sédécias) gouverneur de Jérusalem. Celui-ci se révolte, ce qui entraîne un nouveau siège, temporairement levé par l'intervention d'une force égyptienne. Nebouzarradan, général de Nabuchodonosor, revient et prend définitivement la ville. Mais cette fois, le Temple est complètement détruit, les murailles de la ville aussi, et quasiment tous ses habitants conduits à Babylone. Après une captivité de 70 ans, les Juifs sont autorisés par Cyrus le Perse à regagner la Judée sous la conduite d'Ezra et Néhémie. Ils retournent à Jérusalem, y ramenant les trésors du temple. Sous le gouverneur Zorobabel, le temple est reconstruit.

Enfin, durant le règne d'Artaxerxès, Néhémie reconstruit les murailles de Jérusalem. Le récit biblique des Chroniques s'arrête à cet épisode.

[modifier] La période grecque

La ville passe sous domination grecque et selon la tradition juive, Alexandre le Grand la visite.

Jérusalem échoit ensuite au général Séleucos, mais le Lagide Ptolémée s'en empare et Jérusalem est sous domination égyptienne jusqu'à la bataille du Pannion en -198, remportée par Antiochos III Megas contre Ptolémée V.

[modifier] La période hasmonéenne

Antiochus IV Epiphane tente d'helléniser complètement la ville et dédie le temple à Zeus, ce qui provoque la révolte dite des Macchabées (Hasmonéens), qui aboutit à l'établissement de leur dynastie sur la terre d'Israël. Simon Macchabée, après une longue guerre, obtint de Démétrios Nicator la reconnaissance de l'indépendance juive en -141.

[modifier] La période romaine et byzantine (6 av. J.-C. - 638)

Cependant, à la suite de dissensions intestines, les Hasmonéens demandent l'arbitrage des Romains, et en 63 av. J.-C., les troupes de Pompée pénètrent dans la ville, rapidement placée sous « protectorat » romain.

Ceux-ci choisissent d'établir comme roi Antipater l'Iduméen. Son fils, Hérode, embellit la ville et s'y construit un palais. Surtout, il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade.

La forteresse Antonia accolée au temple abrite la garnison romaine. C'est là que débute la narration du Nouveau Testament de la Bible chrétienne.

Pour les chrétiens, aux alentours de l'an 33, Jésus de Nazareth ou Jésus-Christ y fut condamné à mort et exécuté sur une colline voisine de la ville, Golgotha.

Suit la première révolte des Juifs de 66, racontée en détails par Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs. Cette révolte est réprimée et écrasée en 70 après J.-C., entraînant la destruction quasi-complète de la ville par Titus. Les Juifs sont massivement exilés et dispersés dans l'empire : c'est la constitution de la deuxième diaspora, et la narration du Nouveau Testament se termine sur cet épisode.

Selon une anecdote non validée par les historiens, le Colisée construit par Vespasien aurait été financé avec le butin provenant de Jérusalem. L'arc de Titus à Rome représente d'ailleurs la victoire des Romains emportant la Ménorah de Jérusalem.

La menorah du Temple de Jérusalem telle que représentée sur l'Arc de triomphe de Titus à Rome
Mosaïque du VIe siècle représentant une carte de Jérusalem

L'empereur Hadrien rebâtit la ville pour les Romains. La construction d'un temple, dédié au dieu romain Jupiter Capitolin, sur le site du l'ancien temple d'Hérode, provoque une ultime révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokheba. À la suite de l'écrasement de cette révolte, Hadrien renomme la ville Colonia Ælia Capitolina selon son nomen Ælius, et en l'honneur du dieu Jupiter Capitolinus. « Colonia » signifie colonie, et précise le statut de la cité. Il fait construire des temples païens sur les sites qui seront identifiés comme ceux du Saint-Sépulcre et de la NativitéBethléem). Les Juifs sont interdits de séjour dans la ville pendant près de deux siècles.

Au IVe siècle la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, y identifie les lieux saints[16]. En 324, Constantin restitue son nom à la ville Jérusalem, mais le nom de la province, Palæstina, ne sort pas de l'usage.

En 451, le patriarcat de Jérusalem est créé. La ville Ήὰγία πόλις Ίερουσα[λήμ] (Hagiapolis Ierusalem, Cité Sainte) ou Hierusalem, est représentée sur plusieurs mosaïques chrétiennes du Ve au VIIIe siècle, en particulier sur la Carte de Madaba (env. 560-565).

Icône de détail Article détaillé : Rite de l'Église de Jérusalem.

Durant les guerres entre les Perses de Khosro II et l'empire romain d'Orient d'Héraclius, Jérusalem est prise par les Perses et gouvernée par des Juifs de 614 à 617, ce qui entraîne des persécutions antijuives dans l'Empire d'Orient[17].

[modifier] Rivalité entre Byzance et l'Islam. Les Croisades (638 - 1516)

La ville fut prise par les Perses de Chosroès II en 614, reprise par les Byzantins en 629, puis conquise par les Arabes en 638 après un siège de deux ans.

Les musulmans y érigèrent le Dôme du Rocher sous Abd Al-Malik (687-691). Al-Walid construit la Mosquée Al-Aqsa (vers 705-715). Harun al-Rashid garantit à Charlemagne la protection des lieux saints, ce qui permet le développement du pèlerinage.

En 1009, le calife Al-Hakim détruit l'Anastasis, l'église du Saint-Sépulcre construite sous Constantin.

Plusieurs chefs musulmans tour à tour attaquèrent et conquirent Jérusalem. Les Turcs Seldjoukides contrôlèrent la ville à partir de 1071 et massacrèrent toute la population musulmane[18]. Les Fatimides la prirent en 1098 juste un an avant qu'elle ne fût prise par les Croisés.

À partir du XIe siècle, les chrétiens lancèrent une série de croisades pour libérer la ville et avoir accès aux lieux saints. La première croisade aboutit à la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099 et au massacre de la population musulmane et juive. Elle devient la capitale du Royaume latin de Jérusalem.

Un siècle plus tard, quand Renaud de Châtillon attaque les routes musulmanes de commerce et de pèlerinage et menaçe d'attaquer La Mecque avec une flotte sur la Mer Rouge, Saladin le capture lors de la bataille de Hattin et le fait exécuter. Il capture également le roi Guy de Lusignan. Puis il s'empare de Jérusalem le 2 octobre 1187. Il reprend rapidement toutes les cités croisées, Tyr exceptée.

Il permet aux chrétiens de quitter les villes conquises et de regagner la côte sains et saufs avec une partie de leurs biens, générosité exceptionnelle pour l'époque et qui lui valut l'estime de ses adversaires. À Jérusalem, il rendit à l'islam l'église du Temple (mosquée Al-Aqsa) mais laissa aux chrétiens le Saint-Sépulcre et rendit aux juifs le Mur des Lamentations et leurs synagogues, supprimées par les Croisés. Cette mansuétude qui contraste avec le massacre qui avait eu lieu lors de la prise de Jérusalem en 1099 par les croisés font beaucoup pour l'édification de l'image du « Chevalier de l'islam ».

Hattin et la chute de Jérusalem provoquèrent la Troisième croisade. Cette croisade reprit Acre et mais ne reprit pas Jérusalem. Saladin et Richard Cœur de Lion arrivèrent à un accord pour Jérusalem en 1192 aux termes duquel la cité resterait musulmane mais serait ouverte aux pèlerins chrétiens.

Jérusalem fut à nouveau ouverte aux chrétiens entre 1229 et 1244 puis repassa sous contrôle exclusif musulman.

En 1267, Nahmanide ou Ramban crée la synagogue[19] qui porte toujours son nom et qui est à l'origine du retour des juifs dans cette cité après les massacres de la première croisade.

En 1342, les Mamelouks autorisent les Frères mineurs à s'y réinstaller. Les pèlerinages peuvent reprendre.

Icône de détail Article détaillé : Croisades.

[modifier] Période ottomane (1516 - 1917)

Le 30 décembre 1516, Sélim Ier fit son entrée à Jérusalem et la ville passe sous domination ottomane. Son fils Soliman II, dit le Magnifique, pourvut la ville d'aqueducs, de portes et de murs, qui existent encore aujourd'hui, et donna à la vieille cité l'aspect qu'elle a gardé pendant quatre siècles. Après sa mort, le déclin de la ville commence ; les pèlerinages latins se raréfièrent et la communauté grecque orthodoxe, dont les sujets étaient ottomans, acquit une position plus forte dans les Lieux saints. En 1555, Charles Quint obtint de reconstruire la chapelle du Saint-Sépulcre, qui devint ainsi propriété latine.

Deux œuvres du Tasse se réfèrent à Jérusalem : La Jérusalem délivrée (La Gerusalemme liberata, 1580) et La Jérusalem conquise (1593).

En novembre 1855, sous l'impulsion de Moïse Montefiore sont construites les premières maisons hors de l'enceinte de la vieille ville, formant ce qui s'appellera le quartier de Yemin Moshe, aujourd'hui dominé par le célèbre moulin Montefiore érigé en 1857.

[modifier] Mandat britannique (1917 - 1948)

En décembre 1917, le général Allenby entre à pied dans Jérusalem. La ville reste sous mandat britannique jusqu'en 1948, dans un climat d'instabilité (attentats terroristes, violences). À partir de 1918, des quartiers juifs virent le jour à l'ouest et au sud de la vieille ville et le nombre des réfugiés juifs d'Europe centrale augmente sensiblement. Cette implantation juive accrue provoqua des réactions arabes, qui éclatèrent à Jérusalem en 1920 et 1928. Le haut-commissaire britannique Herbert Samuel freina l'immigration juive dans une certaine mesure. En 1933, avec la montée du nazisme, les Britanniques commencèrent à s'orienter vers un partage du pays, Jérusalem devant se trouver sur la ligne frontière, à titre de ville ouverte.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni voulant limiter l'entrée en Palestine des nombreux rescapés juifs des camps hitlériens d'autant que les revendications arabes devenaient plus vives, l'opposition au gouvernement britannique monta rapidement des deux côtés juif et arabe. Le 22 juillet 1946, l'Irgoun, organisation juive clandestine, fit sauter une aile de l'hôtel King David, siège de l'administration britannique. Des combats à Jérusalem entre Juifs et Arabes ont commencé dès novembre 1947.

[modifier] Histoire contemporaine (de 1948 à nos jours)

L'après-midi du 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël. Le 27 mai, la Légion arabe contraint les Israéliens à évacuer la Vieille Ville. Le 6 juin, les Israéliens parviennent à relier la ville au reste du pays (route de Birmanie). En juillet, l'aviation arabe bombarde la ville. Le 7 janvier 1949, le Conseil de sécurité des Nations unies impose la fin des combats.

Dès lors, la ville se retrouve partagée entre une partie occidentale contrôlée par Israël et une partie orientale (y compris toute la vieille ville) contrôlée par la Jordanie, séparées par un no man's land. La circulation entre les deux parties est quasi-impossible. La plupart des lieux saints, ainsi que le quartier juif de la vieille ville (vidé de ses habitants) se trouvent alors sous contrôle jordanien. Toutes les synagogues de la vieille ville sont saccagées ainsi que le cimetière du Mont des Oliviers (dont une partie des pierres tombales sont utilisées pour construire des latrines).[20],[21]

En 1967, à la suite de la guerre des Six Jours, Israël contrôle l'ensemble de Jérusalem. Les juifs retrouvent leurs lieux saints, tandis que pour la plupart des Arabes (chrétiens ou musulmans, des États arabes ou des territoires occupés), l'accès à Jérusalem et à ses lieux saints devient de facto plus difficile.

Israël proclame Jérusalem « capitale éternelle et indivisible de l'État d'Israël » et annexe en 1982 puis en 1993 des territoires supplémentaires dans les limites de l'État d'Israël et de la municipalité de Jérusalem. Plus récemment, des implantations à l'Est de Jérusalem et le tracé de la « barrière de sécurité » contribuent également à modifier l'équilibre démographique et la structure économique en faveur du caractère juif de Jérusalem.

[modifier] La ville dite « trois fois sainte »

Le mur des lamentations à Jérusalem
L'entrée (de Christ) à Jérusalem (icône ukrainienne vers 1570)
Vue générale du dôme du Rocher. troisième lieu saint pour des musulmans

La ville de Jérusalem est considérée comme « trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l'islam sunnite :

Jérusalem est un site privilégié :

[modifier] La question du statut de Jérusalem

Le statut de la ville, sous administration civile israélienne depuis la guerre des Six Jours, est contesté. La «ligne verte» sépare Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est (territoire occupé). Pour les parties en présence, le statut de Jérusalem reste une question clé de la résolution du conflit israélo-palestinien. La loi fondamentale israélienne de 1980, qui entérine le statut de la ville en capitale « éternelle et indivisible », est décrite par la résolution 478[22] du Conseil de sécurité de l'ONU comme une « violation du droit international ». En 2000, l'Autorité palestinienne vote une loi établissant Jérusalem capitale d'un futur État, cette loi est ratifiée en 2002.

[modifier] Première proposition de l'ONU

À l'expiration du mandat britannique, le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait que Jérusalem devienne un Corpus Separatum sous contrôle international et indépendant de ce qui devaient devenir un État palestinien arabe et un État hébreu. Cette séparation devait ainsi garantir à tous les cultes le libre accès à tous les lieux saints en sécurité.

[modifier] Armistice de 1949. Jérusalem-Ouest, proclamée capitale d'Israël

Après la Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël en 1948 et la guerre qui s'ensuit, la ville se retrouve divisée entre une partie occidentale annexée par Israël et une partie orientale (comprenant toute la vieille ville) annexée par la Jordanie, séparées par un no man's land. En 1949, Jérusalem-Ouest est proclamée capitale d'Israël.

[modifier] Situation après 1967

En 1967, lors de la guerre des Six Jours, Tsahal conquiert Jérusalem-Est et Israël déclare Jérusalem unifié, sa capitale « éternelle et indivisible ». Toutefois, la quasi-totalité des États ont maintenu jusqu'à ce jour leurs ambassades en Israël à Tel-Aviv car le droit international a jugé nulle cette modification du statut de la ville. Les Juifs ont alors accès à leurs lieux saints, tandis que l'accès à l'Esplanade des Mosquées et aux lieux saints musulmans est règlementée. La gestion de l'esplanade restait sous la juridiction d'un organisme palestinien, le WAQF. Le 22 novembre 1967, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté la résolution 242 qui, selon les interprétations, peut concerner ou non le statut de Jérusalem-Est.

En 1980, dans une loi fondamentale israélienne, la Knesset déclare Jérusalem capitale « éternelle et indivisible »  : c'est la Loi de Jérusalem. Les différents pouvoirs israéliens, législatif, exécutif, judiciaire et administratif, sont regroupés à Jérusalem.

Absente du pacte de l'OLP de 1964, les organisations palestiniennes ont revendiqué pour la première fois cette ville en 1968, comme la troisième ville sainte de l'Islam. Lors de la proclamation d'un État palestinien par l'OLP en 1988 une première revendication de Jérusalem pour capitale est effectuée.[23],[24]. L'OLP de Yasser Arafat s'est souvent positionnée dans le sens de ces revendications refusant d'avoir une autre capitale que Jérusalem. L'OLP possédait à Jérusalem un siège officieux, la « Maison d'Orient », dirigée par Fayçal Husseini ; en 2001, cette institution a été fermée de force. Jérusalem est par ailleurs la ville d'origine de réfugiés palestiniens qui souhaitent revenir y vivre. La question du statut final de la ville est ainsi intimement liée à la question des réfugiés palestiniens.

Les chrétiens d'Orient n'ont plus émis de revendications sur Jérusalem depuis la fin du Royaume de Jérusalem. Ils ont toutefois continué à vivre en Palestine, à entretenir certains lieux de pèlerinage importants et ils ont vécu la création de l'État d'Israël comme une rupture. C'est parmi les Arabes chrétiens mais aussi, selon le gouvernement français, au Vatican[25]que l'on trouve les plus fervents soutiens à une internationalisation de Jérusalem, comme proposée en 1947.

La question de la légitimité de chacune des deux parties sur Jérusalem entraîne également des débats d'ordre archéologique. Les Israéliens ont entamé depuis 1967 des recherches pour apporter les preuves de l'existence du Temple de Jérusalem. Palestiniens et Israéliens s'accusent réciproquement de mener des travaux les uns pour détruire de nouvelles preuves de cette existence, les autres pour fragiliser les fondations des mosquées de la vieille ville. (D'après les experts israéliens, les fondations des mosquées ont été fragilisées par plusieurs tremblements de terre au cours des derniers siècles.) La discussion sur l'utilisation des expressions mont du Temple/esplanade des mosquées est significative par rapport aux soucis des deux parties de gagner la bataille de la légitimité sur Jérusalem.

En 2000 au sommet de Camp David II, Ehoud Barak propose de partager la ville mais cela est refusée par Yasser Arafat et ce qui a vraisemblablement conduit le premier ministre israélien à la défaite aux élections anticipées qui ont suivi. En 2005, la question du statut et de l'éventuel partage de Jérusalem reste au cœur du futur processus de paix mais aucune tentative de négociations n'a plus été entamée sur ce point depuis le sommet de Taba.

[modifier] Position de l'ONU

La position de l'ONU concernant Jérusalem est liée à la résolution 181 de l'Assemblée générale ainsi que les résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité qui en découlent.

Le Conseil de sécurité, dans sa résolution 478, déclare que la loi israélienne établissant Jérusalem capitale « éternelle et indivisible » est nulle et non avenue, et constitue une violation du droit international. La résolution invite les États membres à retirer leur mission diplomatique de la ville.

Les résolutions suivantes ont été adoptées par le conseil de sécurité des Nations unies. Elles concernent Jérusalem de manière explicite et tacite selon les interprétations :

[modifier] Positions internationales

[modifier] Géographie et démographie

[modifier] Géographie

Vue satellitaire de Jérusalem

Jérusalem est localisée à 31°46′45″N 35°13′25″E / 31.77917, 35.22361, sur l'extrémité d'un plateau à 800 m d'altitude entre la mer Méditerranée et la mer Morte et couvre 126 km2.

La ville est entourée de toutes parts de plusieurs vallées, parmi lesquelles celles au nord sont moins prononcées que celles situées dans les autres directions. Les deux principales se trouvent au nord-ouest de la ville actuelle.

Depuis 1967, les gouvernements israéliens successifs, quel que soit le parti au pouvoir, s'évertuent à transformer la physionomie de Jérusalem. Il existe une volonté politique de modifier l'écart démographique à l’Est, peuplé essentiellement par les Palestiniens (55 000 environ en 1967). L'État d'Israël a toujours refusé catégoriquement toute politique d’expulsion des Arabes. Outre des raisons juridiques humanistes, il s'agit toujours de mettre en avant une quête de reconnaissance internationale. À la place de cette politique primaire, Israël a établi un projet d’agrandissement de la ville par la construction de quartiers juifs. Le politologue Frédéric Encel le comprend comme une façon de « détruire l’influence palestinienne en modifiant l’équilibre géographique de la ville ».

Mur de séparation à Jérusalem est, vu depuis la Vieille Ville. Haut de huit mètres, il isole Jérusalem de la Cisjordanie.

L'ambition consiste à encercler les quartiers arabes par une politique d’expropriation des terrains entourant les limites municipales de 1967. Jérusalem-Est faisait 38 km2 en 1967. Et par l'effet de cette politique, 108 km2 par la construction de quartiers juifs. Cet état de fait est accentué par le tracé du projet de barrière de séparation[36] qui devrait entourer les colonies de peuplement d'Adounim à 11 km à l'est de Jérusalem et destiné, selon Israël, à diminuer le nombre d'attentats terroristes palestiniens. De plus, selon le Conseil économique et social des Nations unies, il existe une politique de discrimination sur les permis de construire[37], favorisant les constructions pour les Juifs.

Cette politique de construction se traduit dans le plan qui a été proposé par Benjamin Netanyahou et approuvé le 21 juin 1998 par la Knesset sous le nom de « Grand Jérusalem », bien que le 13 juillet 1998, les Nations unies ont demandé à Israël de renoncer à ce plan.

Il faut ajouter à cela la mise en place d'une ceinture de blocs de colonies de peuplement juif autour de la ville au nord (Giv'at Zeev), au sud (Goush Etzion) et à l’est (Ma'ale Adoumim) qui augmente la taille de Jérusalem à 440 km2. La superficie totale de la métropole de Jérusalem en comptant Jérusalem-Est, Jérusalem-Ouest et la ceinture de colonies de peuplement est donc égale à environ 900 km2, c'est « le Très Grand Jérusalem » qui est relié administrativement et par structure de conurbation des infrastructures (transports, autoroutes). Mais la population arabe est désormais enclavée. Ainsi, l'extension de Jérusalem a eu pour effet d'édifier une ceinture urbaine disjoignant les quartiers arabes de Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie. Le « Grand Jérusalem » ne repose pas totalement sur des territoires accordés par le droit international à l’État d’Israël et la construction de la barrière de séparation impose de fait des frontières non reconnues à l’est de Jérusalem.

[modifier] Économie

L'économie de Jérusalem est centrée sur le tourisme et les entreprises publiques[38].

Depuis la création de l’État d’Israël, le gouvernement est demeuré un acteur majeur dans l'économie de la ville. Il ne génère pas seulement un grand nombre d'emplois mais œuvre à offrir les conditions propices à la création d'entreprises[39].

Bien que Tel Aviv reste le centre financier d'Israël, un nombre grandissant de sociétés high tech quittent Tel Aviv pour Jérusalem. La zone industrielle Har Hatzvin située au nord de la ville accueille plusieurs grandes sociétés comme Intel, Teva Pharmaceutical Industries, et ECI Telecom[40].

Parmi les principales productions de Jérusalem : fabriques de chaussures, textiles, pharmaceutiques, produit de métaux, et articles imprimés. Les usines sont situées principalement dans la zone industrielle d'Atarot au Nord, le long de la route de Ramallah[38].

[modifier] Lieux remarquables

Jérusalem est le lieu d'un nombre important de monuments à signification religieuse ou historique, comme le Mur occidental naguère souvent appelé aussi Mur des lamentations, la mosquée Al-Aqsa, l'église du Saint-Sépulcre. C'est également le lieu d'établissement de plusieurs institutions gouvernementales israéliennes, comme la Knesset, ou des institutions comme l'Université hébraïque ou l'École biblique et archéologique française.

Plusieurs sites archéologiques existent à Jérusalem, notamment les Étables de Salomon, la Cité de David, etc.

[modifier] Démographie

Historique de la Population de Jérusalem
Année Juifs Musulmans Chrétiens Total Source
1471 250f  ?  ?  ? (f=nombre de familles)
Baron
1488 76f  ?  ?  ? (f=nombre de familles)
Baron
1525 199f 616f 119f  ? (f=nombre de familles)
Baron
1553 1,958m 11,750 358m  ? (m=adultes de sexe masculin)
Masters, 2004
1844 7,120 5,000 3,390 15,510 Harrel, 1974
1876 12,000 7,560 5,470 25,030 Harrel, 1974
1896 28,110 8,560 8,750 45,420 Harrel, 1974
1922 33,971 13,413 14,669 62,578 Harrel, 1974
1931 51,200 19,900 19,300 90,053 Harrel, 1974
1944 97,000 30,600 29,400 157,000  ?
1947 100,000 65,000? 40,000? 205,000 comprend Bethléem et
les villages arabes aux alentours
ONU (1983)
1948 100,000 40,000 25,000 165,000 Harrel, 1974
1967 195,700 54,963 12,646 263,307 Harrel, 1974
1980 292,300  ?  ? 407,100 Municipalité de Jérusalem
1985 327,700  ?  ? 457,700 Municipalité de Jérusalem
1987 340,000 121,000 14,000 475,000 Municipalité de Jérusalem
1990 378,200 131,800 14,400 524,400 Municipalité de Jérusalem
1995 417,100 182,700 14,100 617,000 Municipalité de Jérusalem
1996 421,200  ?  ? 602,100 Municipalité de Jérusalem
2000 448,800  ?  ? 657,500 Municipalité de Jérusalem
2004 464,500  ?  ? 693,200 Municipalité de Jérusalem
2005 469,300 220,000? 15,000? 706,400 Municipalité de Jérusalem

On appelle hiérosolymitain(e)s les habitants de Jérusalem.

En 1967, il y a 263 307 habitants = 195 700 Juifs (74 %) et 54 963 Arabes (21 %).

En 2004, il y a 706 000 habitants = 458 000 Juifs (65 %) (dont 200 000 à l’Est) et 225 000 Arabes (32 %).

Au sein de la population juive, les ultra-orthodoxes (haredim) pèsent pour près du tiers, les orthodoxes non haredim sont environs 10 %, et les 60 % restant sont des traditionalistes (pratique religieuse partielle) ou des laïcs[41].

Malgré les efforts des politiques israéliennes, la population arabe a augmenté en proportion depuis 1967[42] passant de 20 % en 1967 à 32 % en 2004 pour l'ensemble de Jérusalem. Par ailleurs le Sénat français a constaté que l'écart démographique dans Jérusalem-Est progressait en faveur des Israéliens[43].

Ces évolution démographiques sont dues notamment à l'écart du taux de natalité en faveur des Arabes. Cependant, depuis 2005, les indices conjoncturels de fécondité des populations juives et arabes de Jérusalem sont au même niveau de 3,9 enfants par femme — conséquence de la baisse significative de la natalité arabe enregistrée depuis quelques années[44].

L'autre raison majeure est le déficit migratoire de la ville, puisque chaque année environ 6 ou 7 000 habitants quittent la ville de plus que ne viennent s'y installer. La majorité part habiter dans la proche banlieue de Jérusalem où les coûts du logement sont nettement inférieurs. La politique de permis de construire, que le Conseil économique et social des Nations unies et Amnesty International jugent discriminatoire envers les palestiniens, et la destructions de maisons appartenant à des palestiniens affectent également la population arabe de Jérusalem-Est[37],[45].

[modifier] Jumelages

[modifier] Notes et références

  1. ab [1]
  2. [2]
  3. abcd article sur les noms de Jérusalem
  4. ab article Jérusalem p 441
  5. on trouve aussi Urushalimu ou d'autres variantes [3][4]
  6. [5]
  7. ab [6] Les noms de deux dirigeants de Jérusalem, Shas'an et Y'qar 'h sont également inscrits sur ces textes. 100 ans plus tard des textes mentionnent un seul souverain dont le nom commence par "Ba ...".
  8. ab [7]
  9. Sander et Trenel, Dictionnaire d'hébreu biblique.
  10. revue d'articles archéologiques sur Jérusalem
  11. Canaan au second millénaire
  12. copie d'une lettre du dirigeant de Jérusalem Abdu (Abdi) Heba
  13. (en)Yisrael Shalem, « History of Jerusalem from its Beginning to David », Université Bar Ilan, Ingeborg Rennert Center for Jerusalem Studies. D'autres références tendent à montrer que la ville était une petite ville administrative et non la capitale d'un grand royaume et que si l'Égypte repliait ses troupes vers le sud, ce n'était probablement pas par hostilité contre l'un ou l'autre mais pour protéger le territoire égyptien.
  14. Voir Israël Finkelstein, Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée, les nouvelles révélations de l'archéologie, Bayard, 2002.
  15. [8]
  16. Voir Maurice Halbwachs, La topographie légendaire des Évangiles en Terre Sainte, PUF, 1941 et L'invention de la Sainte Croix, selon la Légende dorée.
  17. Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, « Les Juifs dans le monde antique et médiéval », « Babylonie ».
  18. Pierre Langevin, Le Moyen Âge pour les nuls, Paris, éditions First, 2007, p.111
  19. (en) La synagogue Ramban
  20. (en) Protecting Jerusalem's Holy Sites: A Strategy for Negotiating a Sacred Peace by David E. Guinn (Cambridge University Press, 2006) p.35 ISBN 0521866626
  21. Jerusalem (DC Washington Institute for Near East Policy) by Teddy Kollek, 1990, p15
  22. Texte de la résolution 478[pdf]
  23. Quel Etat palestinien ? Le monde diplomatique
  24. copie de la proclamation
  25. Présentation du Vatican - Relations internationales
  26. Résolution 252 de l'ONU[pdf]
  27. Résolution 267 de l'ONU[pdf]
  28. Résolution 271 de l'ONU[pdf]
  29. Résolution 298 de l'ONU[pdf]
  30. Résolution 465 de l'ONU[pdf]
  31. Résolution 476 de l'ONU[pdf]
  32. Résolution 478 de l'ONU[pdf]