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| Repubblica italiana (Italia) (it) | |||||
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| République italienne (Italie) (fr) | |||||
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| Langue officielle | Italien1 | ||||
| Capitale | Rome |
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| Plus grande ville | Rome | ||||
| Forme de l’État - Président de la République - Président du Conseil |
République Giorgio Napolitano Silvio Berlusconi |
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| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 69e 301 230 km² 16,9 % |
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| Population - Totale (2008) - Densité |
Classé 23e 60 108 000 hab. 196 hab./km² |
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| Indépendance - Unification italienne |
17 mars 1861 |
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| Gentilé | Italien, Italienne | ||||
| IDH (2006) | ▲ 0,940 (élevé) 17e | ||||
| Monnaie | Euro2 (EUR) |
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| Fuseau horaire | UTC +1: (CET); | ||||
| Hymne national | Fratelli d’Italia | ||||
| Domaine internet | .it | ||||
| Indicatif téléphonique |
+39 |
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1 Selon les dispositions de l’article 6 de la Constitution italienne, confirmées par une loi du 15 décembre 1999, la langue et la culture des populations albanaises, catalanes, allemandes, grecques, slovènes et croates ainsi que celles parlant le français, l'arpitan, le frioulan, le ladin, l’occitan et le sarde sont protégées. Le français est aussi langue officielle en Val d’Aoste, l’allemand et le ladin sont officiels dans le Trentin-Haut-Adige. Le sarde et le piémontais ont un statut protégé respectivement en Sardaigne et au Piémont. |
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L’Italie (en italien Italia) est un pays d’Europe du Sud correspondant physiquement à une péninsule située au centre de la mer Méditerranée ainsi qu'aux deux plus grandes îles de cette mer, la Sicile et la Sardaigne. Elle est rattachée au reste du continent par le massif des Alpes.
L’apport de l’Italie à la civilisation occidentale est immense : elle est notamment le berceau de l’Empire romain et de la Renaissance italienne. Existant en tant qu’État depuis son unification (1861), elle est aujourd’hui une démocratie parlementaire solide, membre fondateur de l’Union européenne. L’Italie reste un acteur majeur de la scène internationale, forte de ses soixante millions d’habitants, de la force de son économie (elle est la septième puissance économique mondiale) et de son rôle au sein de nombreuses organisations internationales (OTAN, UE, G8, OCDE).
Sommaire |
Le mot « Italie » sous la forme ITALIA apparaît pour la première fois sur une monnaie datant du Ier siècle av. J.-C., retrouvée à Corfinio dans les Abruzzes, l'ancienne Corfinium, capitale de la Confédération italique. Elle avait été frappée par la confédération des peuples italiques en guerre contre Rome.
Le terme même d’Italia évolue pendant l'antiquité. Pour les Grecs, il s'agissait seulement du royaume voisin d'Italos. Une origine populaire rapproche l'étymologie à un épisode de la mythologie grecque des travaux d'Héraclès. En effet, après avoir volé les 115 bœufs de Géryon, le héros mena le troupeau le long des côtes italiennes, lorsqu'un taureau s'échappa jusqu'en Sicile. Héraclès l'y retrouva et appela le pays Italia (de italos qui en dialecte grec local signifiait « taureau »). Une autre version grecque emploie les termes Ouitalia et Ouitalios, en les rapprochant du grec étalon (anciennement Wetalon) signifiant : « veau ».
Une autre étymologie est proposée, sur le rapprochement de it- et de aithô, en grec : ce verbe signifie « brûler », et on le retrouverait dans le radical du nom du volcan Etna. Sa présence serait justifiée du fait que, « Italie » étant un nom donné par les Grecs, venant de l'est, ils voient le soleil couchant rougeoyer et brûler l'horizon à l'endroit de la péninsule. À noter qu'on trouve le terme aithalia également utilisé à l'époque antique pour les îles de Lemnos (sans doute du fait de son activité métallurgique) et d'Elbe, pour la même raison qu'« Italie ». Son usage pour l'Etna ou Aithna est transparent. Le nom d’aithalia aurait été donné en premier lieu aux côtes sud de la Botte, là où les Grecs ont accosté en premier, sur le continent.
Avant le développement de Rome, l'Italie était composée de plusieurs cultures et civilisations, pour la plupart indo-européennes (Italiotes ou italiques), sur un substrat ligure du Néolithique. Sur ces cultures qualifiées d'autochtones, empiétaient :
Sous la République romaine, la limite nord de l'Italie s'arrête à la Gaule cisalpine, au niveau des fleuves Aesis - puis en -59 le Rubicon - et Macra. En -42, la Cisalpine est réunie à l'Italie qui s'arrête désormais aux Alpes. Cette dernière limite est fixée au trophée des Alpes mais est ensuite déplacée. Rome attribue ensuite la citoyenneté romaine à l'ensemble des Italiens, puis l'étend à tout l'Empire (édit de Caracalla, 211-212)
A l'origine la louve était représentée seule, c'est seulement lors de la renaissance que les jumeaux Rémus et Romulus ont été ajoutés
La fondation de Rome est due, selon la légende, à Romulus et Remus au milieu du VIIIe siècle av. J.-C.. La civilisation de Rome connut une première phase d'expansion sous le gouvernement des rois de Rome, qui sont également les fondateurs symboliques de nombreuses institutions romaines. L'unification de la péninsule est conduite à l'époque de la République. Après la victoire de Rome contre Carthage lors de la première guerre punique, les principales îles de la Méditerranée occidentale passèrent également sous le contrôle de Rome. Les deuxième et troisième guerres puniques lui assurèrent le contrôle de tout le pourtour du bassin occidental de la Méditerranée.
Au Ier siècle, Rome dominait tout le bassin méditerranéen, mais après la mort de Jules César le 15 mars 44 la république sombra dans la guerre civile, mais son successeur Octave (futur empereur Auguste) après avoir vaincu Marc-Antoine et la reine Cléopâtre en Égypte changera la République de Rome en Empire et mis fin ainsi à de longues années d'instabilités politiques. Le gouvernement des territoires contrôlés par Rome se caractérisa par le respect des cultures locales et par le développement économique, favorisé par la réalisation de grandes infrastructures.
Au IVe siècle, l’empire fut confronté au début d'une longue série d'invasions barbares : les Wisigoths, les Huns et les Ostrogoths. Sous le coup de ces invasions, l'empire se divisa en Empire romain d'Occident, qui s'effondra rapidement, et en Empire romain d’Orient (ou Empire byzantin), qui résistera encore un millénaire.
Du XIVe au XVIIIe siècle, c'est la Renaissance en Italie avec des artistes tels que Michel Ange ou Raphaël, et des scientifiques comme Galilée qui font littéralement « renaître » l'art et la science, d'abord dans la péninsule puis dans l'Europe toute entière. À l'époque de Léonard de Vinci, l'Italie reste très morcelée sur le plan politique. Elle est constituée d'une mosaïque de principautés (duchés, cités-États, …). Les princes italiens organisent chacun leur propre cour et se livrent souvent à des guerres sanglantes avec de multiples interventions extérieures, notamment de la France et de l'Espagne (guerres d'Italie). Les guerres incessantes du XVIe siècle dues aux ingérences des grands états européens ainsi que la montée en puissance de l'Autriche et des principautés allemandes expliquent en partie le déclin des principautés italiennes du XVIIe au XIXe siècle.
Les campagnes napoléoniennes ont pour conséquence de bouleverser l'ordre établi. Le souhait d'unifier la péninsule s'appuie alors sur le risorgimento, aboutissant à la proclamation du royaume d'Italie, à partir du royaume de Sardaigne, sous l'impulsion du roi Victor-Emmanuel II, complétée en 1870 par l'annexion de Rome qui devient la capitale du royaume unifié.
Après les campagnes napoléoniennes, des poussées nationalistes appuyées par les Savoie, qui voient là une occasion d'agrandir le Royaume de Sardaigne, conduisent à une série de guerres d’indépendance contre l'Empire Austro-Hongrois, deux d'entre elles avec l'appui extérieur de la France. Les grands protagonistes du Risorgimento sont Victor-Emmanuel II de Savoie, Giuseppe Garibaldi, Giuseppe Mazzini et Camillo Benso, comte de Cavour .
Suite à la seconde guerre d’indépendance, qui, avec l'expédition des Mille au sud et la descente subséquente des Piémontais du nord, réussit à unifier, sous la bannière des Savoie, une grande partie de la péninsule (à l'exclusion de Rome et de Venise) et à provoquer la proclamation du Royaume d'Italie en 1861, ayant comme capitale Turin, puis Florence à partir de 1865. En 1866, Venise est annexée au Royaume d'Italie, suivie par Rome, en 1870. Ce qui provoque le début d'une fracture entre l'État italien et l'Église durée jusqu'aux Accords du Latran, en 1929. La forme de gouvernement proclamée est celle d'une monarchie constitutionnelle, avec un parlement élu au suffrage restreint. Rome devient officiellement capitale de l'Italie en 1870.
En même temps, dans le Nord de la péninsule, se développe une puissante industrialisation liée aux capitaux d'une agriculture modernisée dans la plaine du Pô et aux ressources hydroélectriques des Alpes. Cette industrialisation se concentre essentiellement sur le « Triangle d'Or », Turin, Milan et Gênes. Le Sud au contraire reste non seulement dominé par la production agricole mais aussi par des structures agraires quasi féodales : c'est le système des latifundia, grandes exploitations aux propriétaires absentéistes et routiniers, aux ouvriers agricoles sous-payés et des microfundia, minuscules propriétés destinées principalement à l'auto-consommation. Ainsi s'explique le contraste entre le Nord et le Sud du pays, le développement des mafias et la forte immigration vers l'Europe industrielle et les États-Unis.
L'Italie s'installe alors dans un régime démocratique, dominé par la Démocratie chrétienne et des partis laïques antifascistes, qui favorise, malgré de fréquentes crises ministérielles, à la fois la reconnaissance internationale, l'intégration européenne et un développement économique sans précédents (le miracle économique). Un Parti communiste italien de plus en plus fort, et relativement modéré, empêche toute alternance électorale jusqu'en 1976, moment du compromis historique mais aussi des années de plomb, marquées par le terrorisme d'extrême droite et d'extrême gauche. Peu à peu, la Démocratie chrétienne, tout en restant incontournable, laisse une partie du pouvoir à des partis moins importants comme le Parti républicain italien ou le Parti socialiste italien. Des réformes sociales majeures sont adoptées après référendum (le divorce, l'avortement) ou après le vote de lois (Psichiatria democratica). Un climat affairiste, de plus en plus corrompu, s'installe, ce qui provoque l'opération judiciaire dite Mani pulite (Mains propres). Il s'en suit une réorganisation politique massive qui voit l'explosion des 2 grandes forces politiques (la Démocratie Chétienne et le Parti Communiste) en une myriade de partis, changement accentué le référendum de 1993 et l'adoption en 1994 de la loi électorale dite Mattarellum, posant les bases d'un système électoral mixte. Ces changements provoquent la descente politique de Silvio Berlusconi dont les affaires avaient bénéficié du gouvernement de Bettino Craxi. S'il est rapidement lâché par ses turbulents alliés (comme la xénophobe Ligue du Nord), il n'en revient pas moins au pouvoir en 2001 avec une victoire électorale écrasante, après un intermède, dominé par le centre-gauche, incapable de faire aboutir une réforme constitutionnelle majeure. Ce gouvernement Silvio Berlusconi II est jusqu'à présent le plus long de toute l'histoire républicaine.
Du 6 au 10 novembre 2002 se déroule à Florence, le 1er Forum social européen, à la suite des violents affrontements du G8 à Gênes.
En 2006, la gauche, menée par Romano Prodi, revient au pouvoir suite à une courte victoire aux élections législatives. En août 2006, Ehud Olmert demande à Romano Prodi que l'Italie prenne la direction de la Finul renforcée après le conflit israélo-libanais, ce qui fut le cas en février 2007.
La constitution italienne date de 1947 et a établi la Première République, « fondée sur le travail » (art. 1er). Elle consacre le principe de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciare (respectivement confiés au Gouvernement, au Parlement et à la Justice) et fonde un régime parlementaire bicaméral :
Le Parlement est élu au suffrage universel direct. La loi électorale a été substantiellement modifiée suite à un référendum abrogatif en 1993 pour introduire une part de scrutin majoritaire (75 %) afin d'éviter l'instabilité gouvernementale chronique du début de la République due, entre autres, à un multipartisme excessif et à l'absence d'alternance. Elle a été à nouveau modifiée à la fin de l'année 2005, pour rétablir un scrutin proportionnel de listes bloquées, de façon à réduire l'échec probable de la Maison des libertés. Critiquée, y compris par le ministre qui en a présenté le projet, elle est qualifiée de Porcellum (de porcata, une cochonnerie) contrairement à la précédente, le Mattarellum (en réalité, la loi Mattarella, du nom de son rapporteur).
L'exécutif est constitué d'un gouvernement, présidé par un président du Conseil, primus inter pares. Le chef de l'État est un président de la République aux pouvoirs relativement limités, élu pour sept ans par les chambres réunies (auxquels s'ajoutent des délégués représentant les régions) et qui est le garant de la moralité et de l'intégrité de l'Italie. Il est très respecté par la classe politique et la population et son action, bien que non exécutive, a une valeur de jurisprudence.
Une réforme avortée de la Constitution, adoptée par le Parlement fin 2005, aurait dû aboutir à la création d'une « IIe République » dans laquelle l'organisation territoriale aurait été de type fédéral et où le Premier ministre (nouveau nom donné au chef du Gouvernement) aurait eu des pouvoirs très étendus tandis que la Chambre des députés n'aurait plus compté que 530 députés (-100)) et le Sénat de la République 265 sénateurs (-50). Les sénateurs auraient été par ailleurs élus au suffrage indirect. Cette réforme a été massivement rejetée par le peuple italien lors d'un référendum en mai 2006.
Le gouvernement actuel de « centre-droit » est une alliance composite appelée Peuple de la liberté (Popolo della Libertà) et incluant notamment Forza Italia, le parti créé par Silvio Berlusconi et Alliance Nationale, le parti de Gianfranco Fini. Le 15 avril 2005, l'Union des démocrates chrétiens et du centre (UDC) (et le Nouveau Parti socialiste italien quittent le gouvernement de Silvio Berlusconi, en remettant la démission de leurs ministres, ce qui entraîne une crise gouvernementale rapide. Berlusconi démissionne le 20 avril 2005 et est chargé (dès le 22) de former un nouveau gouvernement qui prête serment le 23 avril. Les modifications sont peu nombreuses et les deux partis démissionnaires reviennent au gouvernement. Un seul ministère est créé, sans portefeuille, qui doit se consacrer au développement du Mezzogiorno, le sud de l'Italie. Romano Prodi, vainqueur de justesse des élections législatives des 9 et 10 avril 2006 à la tête d'une coalition électorale de centre-gauche intitulée l'Union sera nommé président du Conseil des Ministres par Giorgio Napolitano, le nouveau Président de la République élu le 10 mai 2006, mais démissionnera après 20 mois de service suite a la perte d'un vote de confiance (161 voix contre 156 en sa faveur).
Aujourd'hui le paysage politique a beaucoup changé : le centre-gauche a convergé en un seul parti, le Parti démocrate (Partito Democratico), et le centre-droit tend à faire de même, avec la création du parti nommé Peuple de la liberté. Cela a pour conséquence d'enrayer l'instabilité chronique de la vie politique italienne. L'actuel gouvernement, dirigé par Silvio Berlusconi, qui entame son quatrième mandat, a été nommé le 8 mai 2008 par le Président de la République Napolitano. Les démocrates-chrétiens de droite, réunis dans l'UDC, ne font plus partie du gouvernement.
L'Italie est une péninsule située au nord-ouest du bassin méditerranéen. D'une superficie de 301 308 km², elle est longue de 1 300 km du nord au sud. Ouverte sur la mer Adriatique à l'est, la mer Tyrrhénienne à l'ouest, la mer Ionnienne au Sud et la mer Ligure au nord-ouest, elle englobe de nombreuses îles dont les principales sont la Sicile et la Sardaigne. Au sud de l'Italie, on trouve les derniers volcans en activité d'Europe (si on exclut l'Islande), le Vésuve près de Naples, l'Etna en Sicile et le Stromboli dans les îles Éoliennes. Le centre de la péninsule et le nord du pays sont occupées par des chaînes de montagnes, les Apennins, et la face interne de l'arc alpin et aussi la chaîne de montagne Chiquatré. Ces régions sont impropres à des activités économiques importantes, mis à part les sports d'hiver; toutefois ces zones sont un réservoir d'eau très important et donc un grand fournisseur d'hydroélectricité. Pour faciliter les liaisons nationales et internationales, les autorités ont fait de gros efforts d'aménagement. 8 000 km d’autoroute ont été construits. L'équipement des cols et le percement de grands tunnel comme celui du Mont-Blanc ou du Fréjus relient l'Italie au reste de l'Europe.
Au nord de l'Italie la plaine du Pô est une riche zone agricole. Le méthane présent dans son sous-sol est la seule source d'énergie fossile présente en Italie. Les autres plaines sont situées sur le littoral. Longtemps marécageuses, elles ont été drainées et amendées pour permettre le développement de l'agriculture et du tourisme.
La quasi-totalité de l'Italie connait un climat méditerranéen, avec des nuances. Plus on va vers le sud, plus les étés sont longs et secs. Dans le sud des Pouilles et de la Calabre la sécheresse estivale est supérieure à 5 mois. Dans les Apennins, les hivers sont plus froids. Le nord de l'Italie connait un climat à nuance continentale avec des hivers plutôt froids mais des étés très chauds et des précipitations plus abondantes que dans la péninsule.
Les fleuves et rivières les plus importants sont : le Pô, l'Adige, l'Arno, le Tibre. Les lacs les plus importants sont : le lac Majeur, le lac de Côme, le lac de Garde et le lac d'Orta.
L'Italie est subdivisée en 20 régions (15 de statut normal et 5 régions autonomes), elles-mêmes divisées en 109 provinces.
En 2006, l'Italie comptait 59,2 millions d'habitants. La densité est de 196 habitants au km². Longtemps réservoir démographique de l'Europe et de l'Amérique, elle est devenue aujourd’hui une terre d'immigration. En effet l'indice de fécondité est très bas depuis de nombreuses années. il est aujourd'hui de 1,3 enfants par femme. Le taux d'accroissement naturel est négatif. Seule l'arrivée annuelle de 150 000 à 200 000 immigrants permet aujourd'hui à la population italienne d'augmenter faiblement. Le vieillissement de la population commence déjà à grever le budget social (problèmes pour financer les retraites). La longévitédes Italiens est cependant la plus forte d'Europe et une des plus élevées au monde : les hommes y vivent en moyenne 80,4 ans tandis que les femmes vivent 85,3 ans[1]. Le nombre d'étrangers résidant sur le territoire italien était de 1,25 million au début du XXe siècle (en 2008, il semble désormais approcher les 3,5 millions), principalement des ressortissants d'Europe de l’Est, du Maghreb, et d'Afrique noire. Les citoyens étrangers résidant en Italie au 1er janvier 2008 sont évalués à 3 432 651 par l'ISTAT (oct. 2009). Ils ont augmenté de 493 729 en une année (+ 16,8 %). Il s'agit de la plus forte augmentation jamais enregistrée en Italie, essentiellement due aux Roumains (+283 078. La longueur des côtes, la proximité du Sud du bassin méditerranéen et de pays d'une extrême pauvreté, comme l'Albanie, font de l'Italie, à l'instar de l'Espagne, un important lieu de transit pour les filières de l'immigration clandestine. La répartition de la population est largement dictée par les contraintes naturelles. Les montagnes et les régions très sèches du sud de l'Italie connaissent des densités assez faibles alors que les plaines littorales, et l'industrieuse plaine du Pô, supportent de très fortes densités. 67 %de la population est urbaine. Le réseau urbain est dense en Italie du Nord et centrale, où l'on trouve la capitale économique du pays, Milan, et des grandes villes industrielles comme Gênes ou Turin. L’Italie possède un grand nombre de villes comptant entre 100 000 et 500 000 habitants[2].
L'Italie est membre du G8, les huit pays les plus industrialisés. Elle est la 6e puissance économique du monde[3] et le premier exportateur mondial de produits de luxes. L'économie italienne a des dimensions européennes : produits agricoles de renommée internationale (huile, vinaigre balsamique, fromages, pâtes…), produits industriels (voitures, vêtements (2e rang mondial) …), services (tourisme : avec 43 millions de touristes l’Italie est le 5e destination mondiale). L’Italie est la quatrième puissance européenne, son produit brut étant de 1.758 milliards de dollars (USD).
Les régions du nord, notamment la Lombardie et l'Émilie-Romagne, ont un des PIB par habitant les plus élevés de l'union européenne (31180 dollars/habitant en 2004) et comparable à celui d'Île-de-France ou de la région de Londres. En revanche les régions méridionales accusent toujours un retard économique notable par rapport aux régions du nord. Le taux de chômage officiel est de 5,6 %[5]mais varie selon les régions, notamment entre le nord (3%) et le sud (15%) du pays.
L'Italie a une longue tradition de fabrication de qualité et de dynamisme commercial. Encore aujourd'hui, son économie est tirée par le dynamisme entrepreneurial, que ce soit grâce aux grands groupes industriels comme Fiat (qui connait aujourd'hui un renouveau), Olivetti, Finmeccanica, AnsaldoBreda, Saipem ou Benetton, à des sociétés d'État aujourd’hui largement privatisées comme l'Eni, ENEL et à l'existence d'un dense réseau de PME constitué de sous-traitants ou de petites structures tournées vers l'excellence, la qualité, le design et constituant la force d'exportation de l'économie italienne. Les grands noms du luxes italien comme Ferrari, Maserati dans l'automobile, Gucci, Dolce&Gabbana, Armani dans la mode et Ferretti dans le yachting font de l'Italie une référence mondiale dans le domaine de l'élégance et design.. Parallèlement, il existe une économie souterraine surtout présente dans le sud de l'Italie. Elle représenterait 20 % du PIB et est le fait de grandes organisations criminelles comme la mafia sicilienne, la camorra napolitaine et la Ndrangheta calabraise. Ces organisations pratiquent l'extorsion de fonds, le trafic de stupéfiants, de cigarettes, d'armes, les paris clandestins et l'usure. Selon certaines estimations, 80 % des entreprises siciliennes subissent le racket de la mafia. Ceci pèse sur l'économie du Mezzogiorno (le sud de la péninsule). Les investisseurs italiens ou internationaux hésitent en effet à s'installer dans cette zone. Néanmoins les commerçants de Palerme ont décidé de se rebeller contre les pratiques d'extorsions.
De ce fait, la plupart des entreprises ainsi que les réseaux de PME dynamiques sont implantés dans le nord. Le triangle industriel Milan-Gênes-Turin fait partie de la mégalopole européenne. Il en représente la partie sud. Avec l’Émilie-Romagne et la Vénétie, il compose le cœur industriel de l’Italie, fortement ancré vers l’Europe et les exportations. On y trouve des industries puissantes comme Fiat et l’Eni mais aussi des PME dynamiques. Les PME de la troisième Italie sont elles aussi fortement tournées vers l’exportation. Cette partie de l'Italie est beaucoup plus riche que le Sud et ne compte que 2 % de chômage alors que le sud atteint les 15 %. Entre les deux, il existe une région que les géographes ont appelé la troisième Italie. Elle base son développement économique sur des réseaux de PME dynamiques dans des secteurs diversifiés comme le textile, le cuir, les industries métalliques et mécaniques. Signalons que l'Italie est le 2ème fabriquant et exportateurs de machines-outils après l'Allemagne. Ce pays est le 1er partenaire économique de l'Italie, le suivant étant la France. Concernant les échanges commerciaux, 60 % sont effectué en Europe. L'Italie dispose de très bonnes infrastructures de communication vers l'Europe (lignes ferroviaires, autoroutes, cols aménagés) ainsi qu'une ouverture sur l'Europe Centrale et de l'Est grâce à la Slovénie et l'Autriche. Enfin, ne serait la très lourde facture énergétique du pays qui importe la majorité de l'énergie dont il a besoin, la balance commerciale serait largement excédentaire.
Le tourisme constitue également une activité motrice de l'économie: l'Italie, troisième pays touristique d'Europe derrière la France et l'Espagne, accueille 52 millions de touristes par an dans les alpes, sur les littoraux et dans ses villes d'art comme Venise, Florence, Naples et Rome. La présence de ruines antiques fait également beaucoup dans la réputation touristique du pays; l'Italie développe également depuis quelques années un tourisme oeno-gastronomique (appelé agri-tourisme).
On compte près de 2 millions d'exploitations agricoles en Italie. Elles sont spécialisées dans la culture des produits traditionnels dans le monde méditerranéen, c'est-à-dire la vigne, le blé, l'olivier, les fruits et légumes et les agrumes (notamment la bergamote à Reggio Calabria) et les produits laitiers.
L'allègement des prélèvements obligatoires, l'assouplissement du marché du travail, la réforme de l'onéreux système de retraites, avance trop lentement du fait de l'opposition des syndicats qui craignent une précarisation des conditions de travail des employés et un appauvrissement des futurs retraités. Le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi dispose de plus de latitude pour engager ces réformes nécessaires car il ne repose pas sur une coalition trop hétéroclite, ce qui a toujours été le motif d'immobilisme de la gauche. Toutefois, l'Italie ayant une situation financière (dette, PIB) beaucoup plus problématique qu'en France, ses marges de manœuvres sont extrêmement réduites.
On peut diviser l'Italie en trois grandes régions économiquement distinctes :
| # | Ville | Région | Population ville/agglomération |
|---|---|---|---|
| 1 | Rome | 2 540 982 / 4 103 250 | |
| 2 | Milan | 1 256 002 / 7 123 563 | |
| 3 | Naples | 1 002 409 / 4 223 652 | |
| 4 | Turin | 902 252 / 2 136 362 | |
| 5 | Palerme | 668 560 / 1 023 256 | |
| 6 | Gênes | 610 811 / 878 789 | |
| 7 | Bologne | Émilie-Romagne | 373 745 / 975 274 |
| 8 | Florence | 367 647 / 984 912 | |
| 9 | Bari | 325 867 / 1 599 756 | |
| 10 | Catane | 302 884 / 632 419 | |
| 11 | Venise | Vénétie | 268 934 / 632 419 |
| 12 | Verone | Vénétie | 263 541 / 880 230 |
| 13 | Messine | 245 159 / 657 785 | |
| 14 | Trieste | Frioul-Vénétie julienne | 210 614 / 236 512 |
| 15 | Padoue | Vénétie | 208 301 / 882 800 |
L’Italie est située au Centre du bassin méditerranéen. Sa position géographique centrale a permis à ses cités de jouer un rôle majeur dans le commerce entre l’Orient et l’Occident au Moyen Age. Aujourd’hui la Méditerranée est traversée par des routes maritimes mondiales via le canal de Suez. Le port de Gioia Tauro est devenu le premier port de conteneurs de la Méditerranée bien que mal déservi et ne disposant pas de plateforme logistique adéquate; il reste donc un port de transbordement. L’Italie cherche à renforcer ses liaisons avec l’UE: l’aéroport international de Milan Malpensa achevé en 2001 permet de relier plus facilement le cœur économique de l’Italie au reste du monde, intention relayée par les projets ferroviaires Berlin-Palerme et Lyon Turin Budapest qui accentueront le rôle central de l’Italie du Nord. On note aussi un réseau de ports très efficaces, aussi bien dans le trafic de marchandises que das le trafic de passagers/touristes. Malgré un arc alpin très marquant, les flux économique entre le nord de l’Europe et l’Italie ne sont pas limités grâce aux bonnes relation entretenues avec ses voisins et les nombreuses coopérations.
Le pays compte en tout 29 aéroports internationaux, les plus grands étant Leonardo da Vinci (Fiumicino) à Rome (35 millions de passagers) et Malpensa à Milan (23 millions de passagers). Milan possède 3 aéroports (Malpensa, Linate et Orio Al Serio), ce qui en fait la première plaque tournante du trafic avec 38 millions de passagers.
Il y a 7000 km d'autoroute parcourant le pays du nord au sud (y compris la Sicile et la Sardaigne). La plupart des ces autoroutes sont payantes, sauf, par exemple, l'autoroute A3 reliant Naples à Reggio Di Calabria. La première autoroute mise en service au monde fût celle reliant Milan à Varese et ne comptait qu'une seule voie dans chaque sens. Inaugurée en 1927 par Mussolini, elle est toujours en fonction en 2008 et élargie à 3 voies. À cela s'ajoute un réseau de superstrada, route nationale (SS : Strade Statale) à 4 voies, qui connecte les régions périphériques aux grands axes. Le réseau est toutefois surchargé et de nombreux projets de réhabilitations des plus anciennes autoroutes sont stoppés faute de budget.
Le TAV (Treno Alta Velocità), équivalent du TGV, est composé de deux axes principaux : l'axe Turin-Milan-Verone-Venise et l'axe Milan-Florence-Rome-Naples. À cela s'ajoutera l'axe Milan-Gênes et Naples-Bari. Actuellement le réseau de TAV compte 1243 km de ligne. L'ensemble du réseau ferroviaire est de 18'376 km.
L’unité nationale italienne a été tardive et s’est opérée sur fond d’une réelle diversité culturelle et linguistique, qui est encore très sensible aujourd’hui. L’italien doit composer avec les langues et dialectes locaux : en 2002, si 6,7 % seulement de la population, tous contextes confondus, utilise exclusivement le dialecte, le taux des dialectophones monte à 52 % si on englobe ceux qui l’utilisent en alternative avec l’italien.
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 1er janvier | Jour de l'an | Capodanno | |
| 6 janvier | Épiphanie | Epifania (pop. Befana) | |
| Mobile | Pâques | Pasqua | |
| Mobile | Lundi de Pâques | Lunedì dell'Angelo (pop. Pasquetta) | |
| 25 avril | Anniversaire de la Libération | Anniversario della Liberazione | 1945 |
| 1er mai | Fête du Travail | Festa dei lavoratori | |
| 2 juin | Fête de la République | Festa della Repubblica | 1946 |
| 15 août | Assomption | Assunzione (pop. Ferragosto) | |
| 1er novembre | Toussaint | Tutti i Santi ou Ognissanti | |
| 8 décembre | Immaculée Conception | Immacolata Concezione | |
| 25 décembre | Noël | Natale | |
| 26 décembre | Saint-Stéphane | Santo Stefano |
Un décret de 1985 fixe les fêtes religieuses (catholiques), en application de l'accord concordataire (art. 6) signé à Rome le 18 février 1984 entre la République italienne et le Saint-Siège, ratifié par la loi n° 121 du 25 mars 1985 :
L'Italie a pour codes :