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Droit de l'environnement

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Sommaire

[modifier] Définition

Le droit de l'environnement a pour objet l'étude de l'ensemble des règles juridiques à la protection de l'environnement sous toutes ses formes terrestres, naturelles et culturelles, voire non-terrestres (droit spatial). Droit technique et complexe, ses champs tendent à se densifier au fur et à mesure des avancées scientifiques et techniques humaines.

C' est un droit transversal assez récent qui comprend de nombreuses sous-branches. Développé à différentes échelles et systèmes juridiques, fruit d'une histoire spécifique, le droit de l'environnement couvre la hiérarchie des normes notamment en droit international, en droit communautaire et en droit national voire local.

L'interaction de ses trois faisceaux va grandissant au fur et à mesure de la montée en puissance de la globalisation économique, politique et sociale et des enjeux environnementaux qui les accompagnent dont le changement climatique, le développement durable où les nanotechnologies constituent les dernières illustrations.

Outre son aspect normatif, imposant des obligations d'ordre public - comparé à du hard law ou "droit dur", le droit de l'environnement peut prendre également le caractère de droit mou, sans imposer d'obligations juridiques mais juste de normes de comportement recommandées aux acteurs du droit.

La problématique de la mise en oeuvre du droit international de l'environnement apparue dès les années 90. En effet, dans le domaine de l'environnement, l'engagement des Etats est complexe et dépend d'un grand nombre de paramètres que le droit international doit pouvoir prévoir.[1]

[modifier] Différentes sous-branches

Le droit de l'environnement mélange différentes approches et concerne différentes sous-branches qui font le quotidien des praticiens :

On oppose souvent artificiellement alors qu'ils sont complémentaires le droit de la protection de la nature et le droit de la lutte contre les pollutions et nuisances.

A chaque fois, pour chacune de ses sous-branches, le droit de l'environnement se décline selon l'ordre juridique qu'il interroge : local/national/international y compris le droit communautaire pour l'Europe avec par exemple le droit communautaire de l'environnement.

Cette interaction se fait également vis-à-vis d'autres branches juridiques à l'exemple du droit pénal, du droit commercial, du droit des affaires, du droit fiscal et l'on évoquera alors le droit pénal de l'environnement par exemple, voire en croisant les deux sous-catégories précitées à titre d'exemple de droit pénal communautaire de l'environnement.

On comprendra ainsi l'extrême technicité du droit de l'environnement à la croisée de bien d'autres disciplines juridiques.

Pour consulter le code de l'environnement -> http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&dateTexte=20080205

[modifier] Chronologie générale du droit international de l'environnement

Le droit international de l'environnement comprend plus de 300 conventions ou traités multilatéraux sans compter les accords bilatéraux. Il est le fruit d'une longue histoire qui est retracée par quelques points de repère.

[modifier] Le premier sommet de la Terre

[modifier] Sommet de la terre à Rio

[modifier] Le droit de l'environnement par zones

[modifier] Dans l'Union européenne

La règlementation environnementale représente, directement et indirectement, une part importante de la règlementation européenne, qui elle-même dérive le plus souvent de traités internationaux. Cette législation conditionne 80 % de la réglementation nationale des 27 Etats membres de l'Union dont la France.

C'est depuis le traité d'Amsterdam (1997) que cette tendance est très marquée. Elle s'est encore accentuée après le sommet de la terre de Johannesburg (2002), lorsque de grandes entreprises ont été invitées à ce type de manifestations, sous la pression des organisations non gouvernementales.

Aujourd'hui, les grandes entreprises participent le plus souvent à la préparation de la législation européenne. Sur l'environnement en particulier, les groupes d'intérêt (ONG...) et les lobbies (industriels) prennent une part importante dans ce travail préparatoire, qui se fait après proposition de la commission européenne, dans des comités consultatifs. Ces travaux permettent d'élaborer des livres verts et des livres blancs.

Exemples de livres blancs :

Exemple de livre vert :

Ces orientations générales permettent ensuite d'élaborer des directives, qui doivent être transposées dans les droits nationaux des États membres de l'Union européenne, et des règlements, qui sont appliqués directement. En vertu de la hiérarchie des normes, le droit communautaire l'emporte en principe sur les droits nationaux des États-membres.

Exemples :

etc.

Par ailleurs, les administrations publiques sont tenues de fournir des informations environnementales sur simple demande des citoyens ( directive 2003/4/CE). Cette disposition s'applique de façon variable selon les droits nationaux.

En pratique, les contraintes environnementales ont un impact très fort sur l'innovation technologique. Un bureau à Séville est chargé de mettre à disposition des entreprises les meilleures technologies disponibles pour la résolution d'un problème environnemental. Le règlement REACH, par exemple, conduit à appliquer ce type de processus dans le cas des substances chimiques.

Autant les grandes entreprises sont préparées à cette transformation, autant les petites et moyennes entreprises se laissent souvent surprendre, du fait qu'elles vivent au jour le jour et n'ont généralement pas de structure de veille environnementale. D'autre part, leur mode de fonctionnement se fait essentiellement par contact humain direct.

C'est la raison pour laquelle, en France, le réseau des chambres de commerce et d'industrie (ACFCI) a mis en place un portail de veille environnementale (Enviroveille) à destination des PME, afin de les informer de l'évolution des contraintes environnementales.

[modifier] En France

Le droit de l'environnement est un droit transversal assez récent pour les sciences juridiques[4]

Transversal, il parcourt plus d'une quinzaine de codes préexistants et cumule les aspects de droit public et de droit privé. Droit moderne, technique et complexe[5] il fait l'objet, en France, d'un code particulier appelé Code de l'environnement, entré en vigueur par l'Ordonnance du 18 septembre 2000.[6].

Sa reconnaissance est sans doute due à la création du ministère de l'environnement en 1971.

Mais des initiatives telles que la loi sur les Parcs nationaux de 1960 puis de la loi sur l'eau de 1964 ont constitué des avancées marquantes de cette lente reconnaissance pour l'environnement en France, plus tardive en regard d'autres pays occidentaux.

Historiquement, les premiers actes de salubrité publique des villes du Moyen Âge voire des villes gallo-romaines en ont été peut-être les premiers signes de ce droit qui n'est limité à la notion de police administrative relevant du droit administratif. Notons comme possible premier texte dans le droit de l’environnement français, un décret impérial de 1810 qui soumettait à autorisation préalable le fonctionnement des ateliers susceptibles d'occasionner des gênes pour le voisinage (3 classes possibles d'autorisation). Ce décret s'est appliqué jusqu'à la loi du 19 décembre 1917 qui a remplacé la 3e classe par la notion de déclaration. La réforme de la Loi Barnier de 1995 a redonné au droit de l'environnement ses premiers principes généraux inscrits au code (art. L 110-1, ex L. 200-1 du Code Rural).

Le droit de l'environnement a connu enfin une récente consécration constitutionnelle avec la charte de l'environnement, voulue par Jacques Chirac et promulguée le 1er mars 2005 par le Congrès. Celle ci crée une troisième génération de droits de l'Homme (après les droits subjectifs de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen de 1789 et les droits sociaux et économiques du Préambule de la Constitution de 1946), dont les conséquences juridiques sont encore incertaines. La jurisprudence à venir montrera si ce droit à l'environnement s'avère être un droit suffisamment précis pour être consacré par les tribunaux. Un premier pas a été franchi dans ce sens par l'ordonnance de référé-liberté rendue le 29 avril 2005 par le Tribunal Administratif de Chalons en Champagne, dite jurisprudence Teknival, qui pour la première fois reconnaît au "droit à un environnement sain et équilibré " la qualité de liberté fondamentale. La production de normes juridiques françaises dans le domaine de l'environnement dépend également des normes qui lui sont supérieures, à savoir :

[modifier] Aux États-Unis

[modifier] Culture de la norme juridique et de l'environnement aux États-Unis

La culture de la norme au sens juridique du terme est beaucoup moins développée aux États-Unis qu'en France.

La Maison Blanche et le Congrès ont créé en 1970 une agence fédérale de protection de l'environnement (Environmental Protection Agency).

[modifier] Méthode

La méthode adoptée aux États-Unis sur l'environnement est très différente de celle des Européens continentaux :

[modifier] Normes

On ne trouve pas aux États-Unis l'équivalent du code de l'environnement français.

En revanche, les questions d'environnement sont abordées d'une façon totalement transversale par des indicateurs de gouvernance d'entreprise : on ne réduit pas le problème à quelques gaz à effet de serre, mais on cherche à structurer des référentiels à partir de plus d'une centaine d'indicateurs se répartissant entre l'environnement, le social, l'économique, et la gouvernance, dans la responsabilité sociale des entreprises.

Les informations environnementales sont gérées dans des registres gouvernementaux d'une façon telle qu'elles peuvent être croisées avec des informations à caractère juridique également gérées dans des registres gouvernementaux.

[modifier] Notes et références

  1. La mise en oeuvre du droit international de l'environnement, S. Maljean-Dubois, Analyses, n° 03, 2003, Institut du développement durable et des relations internationales.[1]
  2. à la date du 22 mai 2006 (en) [2]
  3. [3] à la date de janvier 2005
  4. SFDE ou Société Française de Droit de l'Environnement
  5. Répertoire complet des textes en droit français
  6. Le code de l'environnement (Legifrance)
  7. voir http://www.senat.fr/rap/r05-342/r05-3422.html#toc156 Rapport Keller 2006]

[modifier] Voir aussi

[modifier] chartes et codes

[modifier] Droit international

[modifier] Liens externes

Colloque international sur le thème : Les catastrophes écologiques et droit, échecs du droit, appels au droit [4]

[modifier] Bibliographie


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