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| Unité monétaire moderne actuelle | |
| dollar américain | |
| Pays officiellement utilisateur(s) | utilisé aussi officiellement en : |
| Banque centrale | Réserve fédérale des États-Unis (sous contrôle gouvernemental du Secrétariat du Trésor) |
| Appellation locale | dollar |
| Symbole local | $ |
| Code ISO 4217 | USD |
| Sous-unité | 100 cents |
| Taux de change | 1 EUR ≈ 1,45 USD 1 CAD ≈ 0,95 USD |
| Liste des codes ISO 4217 des monnaies | |
Le dollar des États-Unis, dollar américain ou dollar US est la monnaie nationale des États-Unis et de leurs territoires d'outre-mer (comme Porto Rico), mais aussi de l'Équateur, de la Micronésie, des Îles Marshall, des Palaos, du Salvador, du Timor oriental, des Îles Turques-et-Caïques et des Îles Vierges britanniques. Le symbole du dollar des États-Unis est $ US (ISO 3166-1), $ USA (ISO 3166-1) ou simplement $ (caractère Unicode U+0024).
Son code ISO 4217 est USD, avec le nom dollar des États-Unis. Il est divisé en 100 cents.
Le dollar est la monnaie la plus utilisée au monde pour les transactions[1], et depuis décembre 2006 la deuxième derrière l'euro en termes de monnaie en circulation[2].
En monnaie scripturale, le dollar est :
Selon le Fonds monétaire international, le dollar comptait à hauteur de 72 % en 2002 dans les réserves des banques centrales à travers le monde avant de décliner par la suite pour s’établir à 64 % de ces réserves mondiales en septembre 2007.
Cette utilisation externe du dollar permet aux États-Unis de maintenir durablement des déséquilibres considérables dans leurs comptes externes.
Enfin, certes pour des montants beaucoup moins importants, c'est une monnaie fiduciaire d'un usage très répandu dans le monde, et plus de la moitié de son encours en billets est en fait détenu hors de son pays d'origine.
La valeur externe du dollar est du ressort exclusif du gouvernement fédéral américain, et c'est le Secrétaire au Trésor qui en a la responsabilité. La banque centrale américaine, la Réserve fédérale des États-Unis, en particulier, ne jouit d'aucun mandat pour communiquer sur la valeur de la devise et se garde soigneusement de le faire.
| Les principales monnaies dénommées « dollar » |
| dollar des États-Unis |
| dollar australien |
| dollar canadien |
| dollar des Caraïbes orientales |
| dollar de Fidji |
| dollar de Hong Kong |
| dollar jamaïcain |
| dollar libérien |
| dollar namibien |
| dollar néo-zélandais |
| dollar de Singapour |
| dollar de Surinam |
| nouveau dollar de Taïwan |
| dollar du Zimbabwe |
| Voir aussi thaler et tolar (anciennes monnaies) |
Le premier dollar apparut sous forme de papier-monnaie en 1690 dans la colonie du Massachusetts, mais son design était très différent car il ressemblait aux assignats révolutionnaires.
Le dollar a été adopté par le Congrès de la Confédération le 6 juillet 1785[3]
La célèbre maxime « In God We Trust » (En Dieu nous croyons) apparut en 1864 sur la pièce de 2 cents. Approuvée en 1955 par un acte du Congrès, elle est depuis systématiquement imprimée sur tous les billets américains.
Le système monétaire mondial dit du Gold Exchange Standard (étalon de change or) a été mis en place par les accords de Bretton Woods en 1944 et donne une place prépondérante au dollar. Il repose sur deux piliers principaux :
Si le système fonctionne correctement dans les années 1950, l’accumulation dans les années 1960 des déficits américains encore accrus par les dépenses afférentes à la guerre du Viêt Nam entraînait au tout début de la décennie 1970 de très fortes pressions sur la monnaie américaine. Or sa fonction de monnaie de réserve mondiale gênait fort peu les États-Unis et ne les incitait pas à mieux contrôler leurs déficits.
C’est le 15 août 1971 que le président Richard Nixon décide l’inconvertibilité du dollar par rapport à l’or, suite aux tensions permanentes sur cette monnaie. Cette décision est prise sans consulter les partenaires (autres pays occidentaux et Japon). Elle s'explique par le danger sérieux et croissant que les autres pays exigent la conversion en or de leurs excédents de dollars, puisque le dollar était convertible en or, tout au moins dans les échanges entre banques centrales.
Avec ce diktat américain le système de Bretton Woods entrait en agonie, puisque la valeur de chacune des monnaies y était déterminée par référence à un poids d'or. Les pressions sur le dollar ne pouvaient qu’empirer, ce qui se produisit.
Plusieurs réunions eurent lieu pour s’accorder sur une dévaluation de la devise américaine et tenter un replâtrage du système. Elles débouchèrent sur les « accords de Washington », dits aussi « accords du Smithsonian Institute », conclus le 18 décembre 1971 par les ministres des finances et banquiers centraux du « Groupe des Dix » (la CEE, la Suède, les États-Unis, le Canada et le Japon) qui établirent des parités centrales et des marges de fluctuation de 2,25 % (texte du communiqué final).
C'est de cette époque que date la formule attribuée au secrétaire américain au Trésor, John Connally : "The dollar is our currency and your problem", « Le dollar est notre devise et votre problème ».
Le 13 février 1973, la faiblesse de la monnaie américaine conduisait à un réajustement des parités, le dollar étant dévalué de 10 %, mais cela se révéla immédiatement insuffisant.
Le 19 mars 1973, le « Groupe des Dix » décidait l’abandon de la fixité des taux de change des diverses monnaies par rapport à l’étalon dollar, ce qui permettait aux banques centrales des autres pays de cesser d’acheter du dollar pour maintenir sa parité, selon les règles du jeu du système en vigueur. Un nouveau système monétaire international dit de « changes flottants » voyait donc le jour. Il est toujours en vigueur.
Les accords de la Jamaïque entérineront formellement cette situation le 8 janvier 1976.
De 1973 à 1979, le dollar continue sur sa lancée et se déprécie régulièrement et considérablement par rapport au Deutsche Mark, perdant près de 50 % de sa valeur (cf graphique supra).
La violente remontée des taux d'intérêt décidée à la fin de 1979 par le nouveau gouverneur de la banque centrale américaine, Paul Volcker, pour combattre - avec succès - l'inflation, inverse la tendance. Le remède est sévère : pour une inflation de l'ordre de 9 % en taux annuel en 1980, les taux d'intérêt à court terme montent jusqu'à 19 %. Les taux d'intérêt réels atteignent des sommets sans précédent et, au prix d'une sévère récession, l'inflation disparaît : en 1983, elle n'est plus qu'à 3,2 %.
Ces taux d'intérêt réels provoquent un afflux de capitaux aux États-Unis, et le dollar s'apprécie pendant cinq ans, jusqu'à revenir, en mars 1985, à son niveau d'avant 1973, ce qui est manifestement exagéré.
À l'hôtel Plaza de New York, le 22 septembre 1985, les pays dits du G5 (c'est-à-dire ceux du G7 moins le Canada et l'Italie) s'entendent publiquement pour intervenir sur le marché des changes et organiser un repli du dollar. 10 milliards de dollars sont ainsi dépensés, avec un effet immédiat et spectaculaire. En à peine quinze mois, le dollar efface tous ses gains par rapport au Deutsche Mark et, fin 1986, il se retrouve à son plus bas niveau historique, celui de 1979.
Désireux de stopper la machine infernale qu'ils ont mise en route, les pays du G5, rejoints par le Canada, signent à Paris le 22 février 1987 les accords du Louvre, destinés à enrayer la baisse du dollar. Seulement, cette fois-ci, cela ne marche pas et, après une pause dans le courant de l'année 1987, le dollar va continuer pendant dix ans, tendanciellement, à se déprécier.
De façon fort visible et assez rapide, les déséquilibres nés de la cacophonie des accords du Plaza et du Louvre vont conduire à une forte hausse des taux d'intérêt à long terme et au krach conjoint le 19 octobre 1987 des marchés obligataires et des marchés d'actions.
À plus long terme, les conséquences les plus importantes des accords du Plaza ont lieu sur l'économie japonaise : très dépendante des exportations, celle-ci est immédiatement et particulièrement sensible à la baisse du dollar et, pour lutter contre une récession qu'elle juge inévitable, la Banque du Japon baisse 5 fois son taux d'escompte entre janvier 1986 et février 1987, le ramenant de 5,0 % à 2,5 %.
Mais l'économie japonaise est également sensible aux modalités de la baisse du dollar : le pays a accumulé une épargne extérieure importante, principalement en dollars, justement, et son rapatriement tout au long de 1986 alors que les taux d'intérêt domestiques baissent amène une augmentation importante du prix des autres placements disponibles : actions et immobilier. La "bulle financière japonaise" de la fin des années 1980 est en train de naître.
Depuis l'épisode malheureux et surtout mal maîtrisé de 1986-87, le G7 est devenu prudent et une intervention concertée sur le marché des changes n'est plus concevable que pour assurer la « stabilité du marché », selon la formule consacrée, et non pour tenter d'inverser une tendance.
En raison de la crise des subprimes, du double déficit des États-Unis , ainsi que de la baisse des taux de la FED, le dollar a baissé au point où 1 euro vaut 1,45[4] dollar américain, le 1er novembre 2007.
En raison de la persistance des troubles conjoncturels cités précédemment, le dollar atteint son record historique face à l'Euro le 15 juillet 2008 1 € = 1,6038 $ [5]. Le 11 septembre 2008, le dollar atteint sa plus haute valeur en euro depuis 12 mois à 1,39 €. Depuis cette date, le dollar remonte et le taux de change euro/dollar est à la 10 octobre 2008 de 1 euro pour 1,3579 USD
| Unité ($) | Figure sur l’avers | Figure sur le revers |
|---|---|---|
| Pièces | ||
| 0,01 (penny, cent) | Abraham Lincoln | Lincoln Memorial |
| 0,05 (nickel) | Thomas Jefferson (2 graphiques différents) | "Monticello" |
| 0,05 (nickel) | Thomas Jefferson | Figure commémorant la conquête de l’Ouest (4 graphiques différents) |
| 0,10 (dime) | Franklin D. Roosevelt | Une torche, une branche de chêne, une branche d’olivier |
| 0,25 (quarter) | George Washington | Aigle |
| 0,25 (quarter) | George Washington | Tambour colonial |
| 0,25 (quarter) | George Washington | Emblèmes de l’État (50 graphiques différents) |
| 0,50 (half dollar) | John F. Kennedy | Sceau du Président des États-Unis |
| 1,00 | Sacagawea | Aigle en vol |
| 1,00 | Président des États-Unis (7 graphiques émis, 32 graphiques à émettre) | La statue de la Liberté. |
| Billets de la Réserve fédérale | ||
| 1 | George Washington | Grand sceau des États-Unis d'Amérique |
| 2 | Thomas Jefferson | Déclaration d’indépendance |
| 5 | Abraham Lincoln | Lincoln Memorial |
| 10 | Alexander Hamilton | Siège du Trésor américain |
| 20 | Andrew Jackson | Maison blanche |
| 50 | Ulysses S. Grant | Capitole |
| 100 | Benjamin Franklin | Independence Hall |
Du 18 décembre 1934 au 9 janvier 1935, des billets de 100 000 $ ont été émis. Ils furent utilisés par les banques de la réserve fédérale pour les transactions entre elles.