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Cu
 
               
               
                                   
                                   
                                                               
                                                               
Cu
Ag
Table complèteTable étendue
Général
Nom, Symbole, Numéro Cuivre, Cu, 29
Série chimique métaux de transition
Groupe, Période, Bloc 11, 4, d
Masse volumique 8920 kg/m3
Couleur Cuivré, métallique
Propriétés atomiques
Masse atomique 63,546 u
Rayon atomique (calc) 135 (145) pm
Rayon de covalence 138 pm
Rayon de van der Waals 140 pm
Configuration électronique [Ar]3d10 4s1
Électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 1
État(s) d'oxydation 2, 1
Oxyde faiblement basique
Structure cristalline Cubique face centrée
Propriétés physiques
État ordinaire solide
Température de fusion 1357,6 K
Température de vaporisation 2840 K
Énergie de fusion 13,05 kJ/mol
Énergie de vaporisation 300,3 kJ/mol
Volume molaire 7,11×10-6 m3/mol
Pression de vapeur 0,0505 Pa à 1358 K
Vitesse du son 3570 m/s à 20 °C
Divers
Électronégativité (Pauling) 1,9
Chaleur massique 380 J/(kg·K)
Conductivité électrique 59,6×106 S/m
Conductivité thermique 401 W/(m·K)
1e Énergie d'ionisation 745,5 kJ/mol
2e Énergie d'ionisation 1957,9 kJ/mol
3e Énergie d'ionisation 3555 kJ/mol
4e Énergie d'ionisation 5536 kJ/mol
5e Énergie d'ionisation {{{potentiel_ionisation5}}} kJ/mol
6e Énergie d'ionisation {{{potentiel_ionisation6}}} kJ/mol
7e Énergie d'ionisation {{{potentiel_ionisation7}}} kJ/mol
8e Énergie d'ionisation {{{potentiel_ionisation8}}} kJ/mol
9e Énergie d'ionisation {{{potentiel_ionisation9}}} kJ/mol
10e Énergie d'ionisation {{{potentiel_ionisation10}}} kJ/mol
Isotopes les plus stables
iso AN Période MD Ed PD
MeV
63Cu 69,17% stable avec 34 neutrons
64Cu {syn.} 12,705 h ε
(41%)
1,675 64Ni
64Cu {syn.} 12,705 h β-
(40%)
0,578 64Zn
64Cu {syn.} 12,705 h β+
(19%)
PA 0,511 (38%)
EA 0,00031 (36%)
EA 0,00114 (16,8%)
RG 1,346 (0,473%)
64Ni
65Cu 30,83% stable avec 36 neutrons
67Cu {syn.} 61,9 h β- 0,6 67Zn
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29.

Sommaire

Le cuivre et l'homme

Le cuivre pourrait bien être le premier métal à avoir été utilisé par l'homme, étant donné que des objets en cuivre datant de 8700 avant J.-C. ont été trouvés [réf. nécessaire]. Traditionnellement, on situe l'âge du cuivre au Chalcolithique, c'est-à-dire entre 2 300 et 1 800 av. J.C. Dans l'Antiquité le cuivre était pincipalement extrait dans l'île de Chypre. Le « métal de Chypre » était nommé aes cyprium, puis cuprum. C'est là l'origine du mot cuivre[1].

Caractéristiques physiques

Métal de couleur rougeâtre ou rouge lorsqu'une plaque de ce métal est bien décapée, le cuivre possède une excellente conductivité thermique et électrique. A titre de comparaison, l'argent est le seul métal pur présentant une meilleure conductivité électrique à température ambiante.

La couleur du cuivre le différencie de celles généralement grises et à fort reflet métallique des autres métaux.


Propriétés chimiques de l'élément

Les acides forts et oxydants attaquent directement le cuivre. L'acide nitrique à froid, autrefois appelé eau forte par les alchimistes, libère des vapeurs rutilantes, composée principalement de monoxyde d'azote. Il s'agit du principe de la gravure à l'eau forte, commun depuis la Renaissance.

3 Cusolide + 8 HNO3 -> 3(CuNO3)2 + 4 H20 + NOgaz

C'est aussi le cas de l'acide sulfurique concentré et à chaud.

Minerai de cuivre

Icône de détail Article détaillé : extraction du cuivre.
Mine du cuivre à ciel ouvert, Chino Copper Mine, Nouveau-Mexique, États-Unis

Le cuivre est un des rares métaux qui existe à l'état natif. Ce fait d'ailleurs expliquant probablement qu'il fut le premier métal utilisé par les hommes. L'occurrence du cuivre natif est cependant assez faible. On le trouve le plus fréquemment sous forme de sulfure ou de sulfo-sel. On le trouvait en quantités importantes dans l'île de Chypre surnommée l'île aux mille mines.

Sulfures

Souvent utilisé pour faire des instruments de cuisines et parfois certains sous vêtements peuvent avoir des fibres de cuivre véritables.

Sulfo-sel

Oxydes

Quelques oxydes de cuivre

le cuivre s'oxyde au contact de l'air humide et de l'eau salée

Carbonates

Silicates

Sulfate et chlorure

Métallurgie et affinage

Le cuivre devient pâteux vers 830 °C[réf. nécessaire] et fond autour de 1 100 °C (voir température de fusion : 1084,45 °C).

L'affinage industriel du cuivre s'effectue par électrolyse d'anodes de cuivre brut dans une solution de sulfate de cuivre. Les ions cuivre migrent vers la cathode et les impuretés restent dans le bain. Ce procédé permet d'obtenir du métal pur à 99,95 %

Propriétés biologiques et écotoxiques

Le cuivre, à très faible dose est un oligo-élément indispensable à la vie. Il est notamment nécessaire à la formation de l'hémoglobine et remplace même le fer pour le transport de l'oxygène chez une espèce d'arthropode, la limule, dont le sang est bleu[2]. Chez l'homme et les mammifères, régulé par le foie, le cuivre intervient dans la fonction immunitaire (démontré chez le rat) et contre le stress oxydant. Il est stocké, excrété via la bile ou distribué vers les organes. Ses propriétés anti-infectieuses étaient déjà connues et utilisées dans l'Egypte antique.
Associé au plomb, il semble pouvoir aggraver le risque de maladie de Parkinson[3].
Le taux osseux moyen « normal » chez l’homme au XXe siècle a été estimé à 4.2 mg/kg par Scheinberg[4] en 1979). On connait[5] des contaminations humaines et animales dès l'âge du bronze, autour notamment des anciennes mines de cuivre et plomb de l'actuelle Jordanie.

Bien que le porc n'ait pas besoin de plus de 6 mg/kg d'aliment (NRC, 1998), du cuivre est ajouté à son alimentation car il s'est montré un puissant facteur de croissance s'il est associé à une supplémentation en Zinc (à 150 à 250 ppm de Cu en post-sevrage dans l'alimentation des porcelets, soit 30 fois leur besoin normal est une pratique courante, qui explique l'augmentation de la charge de cuivre polluante des lisiers. Le mouton serait, lui, tué par le cuivre dès 15 mg de Cu par kg d'aliment ; la mort survenant après une phase hémolytique lorsque le taux de Cu dans le foie dépasse 350 à 1000 ppm de matière sèche (selon Bremner 1998, Underwood et Suttle 1999). Le mouton semble être le mammifère le plus sensible, parmi ceux dont les réactions au cuivre ont été étudiées.

Le cuivre est aussi - à dose plus élevée et sous ses formes oxydées (vert-de-gris, oxyde cuivreux) - un puissant poison pour l'Homme, comme - à des doses parfois infimes - pour de nombreux organismes (algues, mousses, microorganismes marins, champignons microscopiques). Ce fait connu depuis l'antiquité a justifié son utilisation comme pesticide (ex : Bouillie bordelaise) ou comme biocide, notamment dans les antifoulings.

Ses vertus bactériostatiques et antifongiques et sa ductilité ont aussi, comme pour le plomb (qui est lui bien plus toxique) justifié son utilisation dans les canalisations d'eau et dans certains pays pour les toitures et gouttières (ni mousse ni plantes ne s'y installent, mais l'eau s'y charge de cuivre). Le cuivre a été utilisé pour les cuves et tuyauteries de fabrication de la bière et de distillation d'alcool, pour les marmites à confiture et pour la fabrication de fromages à pâte cuite. Sa résistance à la corrosion et sa toxicité empêchant la prolifération et la fixation d'algues et d'organismes marins a encouragé ses usages dans la marine, sous forme de cuivre ou plus souvent de laiton (clous, hublots, serrures, charnières, etc). Les sels de cuivre, comme le sulfate ou l'oxychlorure, présentent des propriétés fongicides mises à profit pour la viticulture et l'agriculture. Un simple fil de cuivre tendu sur le faite d'une toiture tue toutes les mousses et algues qui pourraient y pousser, bien que la pluie ne s'y charge que d'une quantité infime d'atomes de cuivre.

L'oxyde cuivreux des peintures antifouling récentes, pour certaines volontairement érodables pour libérer plus longtemps leurs biocides, tuent les bernacles et bien d'autres espèces dès leur stade larvaire, mais en relâchant du cuivre qui contamine à cette occasion les eaux environnantes. Le cuivre utilisé sur les vignes n'étant pas dégradable, il finit par s'accumuler dans les points bas où il atteint des taux préoccupants dans le sol et l'eau, pouvant localement provoquer la mort d'animaux qui y sont sensibles, comme le mouton.

Les moûts de raisin renferment toujours des teneurs importantes de cuivre ; quelques dixièmes de mg/l sont issus de la vigne, mais la majeure partie vient des différents traitements subis. Lors de la fermentation ce cuivre, réduit en sulfure, est éliminé avec les levures et les lies. Le vin nouveau n’en contient que 0,2 à 0,3 mg/l, pourcentage qui peut augmenter après quelques mois de conservation, à la suite de contacts avec du matériel en cuivre, en laiton ou en bronze. Dans les vins blancs maintenus à l’abri de l’air, lorsque le potentiel d'oxydo-réduction atteint un niveau suffisamment bas, le cuivre est réduit en présence d’anhydride sulfureux libre et précipité à l’état de sulfures qui troublent le vin si la dose de cuivre approche de 1 mg/l. De plus, le cuivre, agissant comme catalyseur (même à faible dose), favorise beaucoup l’oxydation du fer et la casse blanche. On élimine le cuivre des vins par traitement au ferrocyanure de potassium ou par le monosulfure de sodium qui le précipite à l’état de sulfures.

Toxicologie

Le cuivre est un oligo-élément pour l'Homme, mais Holland et White ont montré expérimentalement, in vitro, en 1988 qu'il provoque chez le rat une immobilisation non réversible du sperme (in vitro, après inhalation provoquée d'un aérosol de chlorure de cuivre). Des changements histomorphologiques, et dans la mobilité du sperme sont observés corrélativement à une modification du poids des testicules et des taux d'hormones sexuelles après 4 mois d'exposition à 19,6 mg/m3 de cuivre (Gabuchyan, 1987). Les auteurs remarquent que cette toxicité pourrait expliquer l'efficacité contraceptive des stérilets en cuivre. Pour en savoir plus, voir le rapport INERIS sur le cuivre.À des concentrations extrêmement élevés, le cuivre peut entraîner la nécrose du foie.[6]


Applications en construction mécanique et électrique

Le cuivre est rarement utilisé pur, sauf pour les conducteurs électriques et dans le cas où l'on souhaite une grande conductivité thermique. Le cuivre pur est très ductile (élongation à la rupture élevée).

Les alliages de cuivre, par contre, sont très largement utilisés dans de nombreux domaines. Les alliages les plus célèbres sont certainement le laiton (Cu-Zn) et le bronze (Cu-Sn) qui ont été élaborés bien avant qu'on ne fasse les premières coulées de cuivre pur. Les Fonts baptismaux de la collégiale St Barthélémy de Liège ont fasciné les chercheurs à ce niveau. Il a fallu se rendre à l'évidence que le laiton est plus facilement élaborable que le cuivre pur et le zinc pur séparés. Cela résulte simplement de la thermodynamique des solutions, produire un métal impur à partir d'un minerai impur est plus facile qu'extraire un métal pur d'un minerai impur.

Dosage du cuivre

La quantité de cuivre dans différents milieux est quantifiable par différentes méthodes analytiques. Pour dissocier le cuivre de la matrice de son milieu, il faut, la plupart du temps, effectuer une digestion à l’aide d’un acide (en général l’acide nitrique et/ou l’acide chlorhydrique). Le centre d’expertise en analyse environnementale du Québec utilise des techniques couplées soient l’ICP-MS pour les analyses dans la chair de poissons et des petits invertébrés[7] et l’ICP-OES pour les analyses dans l’eau[8] qui doit préalablement être acidifiée.

Symbolique

Les noces de cuivre symbolisent les 32 ans de mariage dans le folklore français.

Traditionnellement, le cuivre est associé à la planète Vénus. Les alchimistes utilisaient le symbole ♀ pour le représenter. C'est donc un métal associé à la féminité, la jeunesse et l'amour. Des miroirs anciens, symbole de narcissisme, étaient fait de cuivre.

Économie

En 2004, la production mondiale de cuivre est de 16,015 millions de tonnes. Les principaux producteurs sont le Chili (37,3 %), les États-Unis (8 %, dont 62 % en Arizona), le Pérou (7,1 %) et l'Indonésie (5,7 %). En Europe, le principal producteur est la Pologne avec 585 000 tonnes/an.

En avril 2006, le cours du cuivre est à environ 6300 euros/tonne, en forte hausse par rapport à 2005, due principalement à une forte demande asiatique. Sur les 8 premiers mois de l'année 2006, la hausse s'est montée à 69 %.

Le premier consommateur de cuivre est la Chine, qui absorbe 22 % de la production mondiale (3 Mt).

La production mondiale de cuivre secondaire à partir du recyclage s'est élevée à 2 Mt en 2005, soit 13 % de la production totale de ce métal.

Le CIPEC était un cartel qui a fonctionné entre 1967 et 1988.

Notes et références

  1. (fr) Définitions lexicographiques et étymologiques de Cuivre du CNRTL.
  2. La faculté d'adaptation
  3. Gorell, J.M., Johnson, C.C., Rybicki, B.A., 1999. Occupational exposure to manganese, copper, lead, iron, mercury and zinc and the risk of Parkinson’s disease. Neurotoxicology 20 (2–3), 239–247
  4. Scheinberg, I.H., 1979. Human health effects. In: Nriagu, J. (Ed.),Copper in the Environment. Pt. II, Human Health. Wiley, London, pp. 17–39.
  5. The heavy metal content of skeletons from an ancient metalliferous polluted area in southern Jordan with particular reference to bioaccumulation and human health, F.B. Pyatt,a, A.J. Pyatt,b C. Walker,a T. Sheen,a and J.P. Grattanc, Ecotoxicology and Environmental Safety 60 (2005) 295–300
  6. Page 16 - Le Guide canadien d'évaluation des incidences sur la santé : Volume 4 : Impacts sur la santé par secteur industriel
  7. http://www.ceaeq.gouv.qc.ca/methodes/pdf/MA207Met20.pdf
  8. MA. 203 - Mét. 3.2

Voir aussi

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Liens externes

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