Outils :Vous avez un site web ? Un blog ?
Technorati reactions rencontre |
| Հայաստանի Հանրապետություն (Hayastani Hanrapetut'yun) (hy) |
|||||
| (hy) | |||||
| {{{{{langue2}}}}} | |||||
| {{{{{langue3}}}}} | |||||
| {{{{{langue4}}}}} | |||||
| {{{{{langue5}}}}} | |||||
| République d'Arménie (fr) | |||||
|
|||||
| Devise nationale : aucune | |||||
| Langues officielles | Arménien | ||||
| Capitale | Erevan |
||||
| Plus grande ville | Erevan | ||||
| Forme de l’État - Président - Premier ministre |
République Serge Sargsian (depuis 2008) Tigran Sargsian (depuis 2008) |
||||
| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 137e 29 800 km² 4,7 |
||||
| Population - Totale (2007) - Densité |
Classé 128e 2 971 650 hab. 112 hab./km² |
||||
| Indépendance - |
URSS 21 septembre 1991 |
||||
| Gentilé | Arménien, arménienne | ||||
| IDH (2005) | 0,775 (moyen) 83 | ||||
| Monnaie | Dram (AMD) |
||||
| Fuseau horaire | UTC +4 | ||||
| Hymne national | Mer Hayrenik | ||||
| Domaine internet | .am | ||||
| Indicatif téléphonique |
+374 |
||||
L'Arménie (en arménien : Հայաստան (Hayastan)) est un pays du Caucase sans accès à la mer. Cette ancienne république soviétique a des frontières terrestres avec la Turquie à l'ouest, la Géorgie au nord, l'Azerbaïdjan à l'est et l'Iran au sud. Bien que située en Asie, l'Arménie est considéré par certains auteurs comme faisant culturellement, historiquement et politiquement parlant, partie de l'Europe[1],[2]. Elle est membre de plus de trente-cinq organisations internationales, comme l'ONU, le Conseil de l'Europe, la Communauté des États indépendants, etc. Elle est aussi un membre permanent de l'organisation internationale de la francophonie[3].
Avec un riche héritage culturel, elle est une des plus anciennes civilisations au monde. Bien que l'Arménie soit un pays constitutionnellement séculier, la religion chrétienne joue un rôle important, puisqu'elle est la première nation à adopter le christianisme comme religion officielle en 301.
Sommaire |
L'Arménie était peuplée depuis la préhistoire. Elle avait comme centre le mont Ararat qui a longtemps eu une signification religieuse pour les Arméniens. Les archéologues continuent de trouver des preuves selon lesquelles l'Arménie était un ancien centre de civilisation, avec l'Urartu, rival de l'Assyrie. On ne peut parler de peuple arménien qu'à partir du VIIe siècle av. J.-C., époque à laquelle la région fut investie par un peuple indo-européen (Armens et Hayaza-Azzi) qui se mêla à la population urartéenne.
Vers 610 av. J.-C., une tribu thraco-illyrienne[4] originaire des Balkans passe en Asie mineure et se déplace graduellement vers l’est jusqu’au Caucase pour se confondre, sans confrontation semble-t-il, avec le royaume de l’Urartu. Elle adopte ensuite la civilisation locale, impose sa langue indo-européenne et sa culture et fonde la nation arménienne. Les Arméniens sont évoqués dans les archives de Ninive.
En 480 av. J.-C., les vassaux de Xerxès Ier, roi des Perses, combattent à Marathon contre les Grecs.
Ainsi, la région passa par des périodes d’indépendance et de soumission. À la suite de la conquête de l'empire perse par Alexandre le Grand, l'Arménie subit donc l'influence grecque (dynastie Séleucide). À cette époque, la dynastie Orontide défend la souveraineté arménienne.
En 189 av. J.-C., le stratège Artaxias proclame l’indépendance et, en 187 av. J.-C., fonde sa capitale, Artaxate. Cette Arménie hellénistique, sous le règne de la nouvelle dynastie artaxiade doit faire face aux Parthes. Sous le règne de Tigrane le Grand (95 -55 av. J.-C.), elle va s’étendre de la Méditerranée aux rives de la mer Caspienne. Ce même roi déplace sa capitale à Tigranocerte vers -78.
Mais l'expansion de l'Arménie indispose les Romains qui annexent une bonne partie des terres que Tigrane venait de conquérir, tout en laissant l'Arménie indépendante jusqu'en 65 av. J.-C., année où le pays devient un protectorat romain.
De 1 à 53, les Romains et les Parthes se partagent l'Arménie. Celle-ci est à nouveau romaine de 114 à 117.
Mais, par la suite, la dynastie arsacide rétablit l'indépendance du pays. Au IIe siècle, une nouvelle dynastie perse, les Sassanides, profite de la faiblesse de l'empire romain pour envahir l'Arménie. Ce n'est que sous l'empereur Dioclétien que les Romains rétablissent leur protection sur l'Arménie. Ils portent au pouvoir le roi Tiridate IV qui se convertit au christianisme en 301 sous l'influence de saint Grégoire l’Illuminateur. L’Arménie est ainsi, dès le début du IVe siècle, le premier pays officiellement chrétien. Pour affirmer l'intégrité de la nation arménienne, le moine Mesrob Machtots crée un nouvel alphabet, inspiré par le grec, avec 32 consonnes et 6 voyelles et qui s’écrit de gauche à droite. Les Arméniens peuvent se passer du grec pour la publication des textes. Ainsi, vers l'an 406, l'alphabet arménien est adopté par l'ensemble du royaume. En l'an 428, l'Arménie est divisée entre les Sassanides et les Byzantins.
La région est ensuite envahie par les Arabes, qui établissent l'Émirat d'Arménie. Vers l'an 885, la dynastie Bagratide s'impose en Arménie, et l'indépendance du pays est alors reconnue. À l'époque, l'Arménie a comme capitale la ville d'Ani, qui, avec une population surpassant celle des métropoles européennes comme Paris, Londres et Rome, devient le centre culturel, religieux et économique du Caucase.
L'empire byzantin s'engage dans une lutte pour subjuguer l'Arménie et réussit finalement en 1045. Mais il est ensuite trop affaibli pour défendre la région contre les Turcs Seldjoukides qui, en 1064, ruinent l'Arménie et continuent d'avancer vers le reste de l'Asie mineure. Malgré la renaissance zakaride dans la seconde moitié du XIIe - première moitié du XIIIe siècles, des milliers d'Arméniens partent en exil pour s'établir dans des régions plus prometteuses telles que la Moldavie, la Transylvanie, la Hongrie, l'Ukraine, la Pologne, Chypre, divers ports de la Méditerranée et surtout en Cilicie. Dans cette dernière région est fondé en 1137 un royaume arménien qui prolonge la souveraineté arménienne jusqu'en 1375, le Royaume arménien de Cilicie ou Petite-Arménie.
L'Arménie est l'alliée des croisés de Terre sainte. Plusieurs mariages ont lieu entre princesses arméniennes et souverains francs d’Orient - par exemple le comte Baudouin de Boulogne épouse une Arménienne et devient maître du Comté d’Édesse. Il y a aussi des mariages entre des princes arméniens et des princesses chypriotes. En 1190, Henri VI, empereur romain germanique, remet la couronne royale à Léon II d'Arménie. En 1199 Léon II lui rend la pareille en lui offrant lui aussi une couronne. La culture arménienne est alors très ouverte sur celle de l’Europe et des États latins d’Orient. En 1374, Léon VI de la Maison de Lusignan est le dernier roi arménien avant l'invasion du pays par les Mamelouks en 1375.
Pendant ce temps, l'Arménie (ou Grande-Arménie) est envahie par diverses tribus turques et devient l’objet de luttes entre l’Empire ottoman et l’Empire perse. À partir du XIVe siècle, elle reste sous domination turque. Les guerres reprennent en 1827, lorsque l’Empire russe commence à avoir des vues sur le nord de l'Arménie. À la fin du XIXe siècle, le territoire est partagé entre la Russie et l’Empire ottoman. C'est à cette époque, sous le règne du Sultan Abdülhamid II, que les Turcs se livrent aux premiers massacres contre le peuple arménien (1894-1896) vivant sur la partie du territoire qu’ils contrôlent, c'est-à-dire l’Asie Mineure orientale ou l'Arménie occidentale. Ces massacres firent entre 200 000 et 250 000 morts[5].
Le 24 avril 1915, le gouvernement Jeunes-Turcs de l’empire ottoman décide d’en finir avec la minorité arménienne vivant dans l’actuelle Turquie et organise la déportation et le massacre d'environ un million et demi d'Arméniens, perpétrant ainsi le premier génocide du XXe siècle. L'Arménie occidentale est vidée de sa population arménienne natale. Ce génocide n'a jamais été reconnu en tant que tel par la Turquie, dont les lois condamnent lourdement ceux qui se posent en défenseurs de la cause arménienne. Après l'effondrement de la Russie (1917) et de l'empire ottoman (1918), les Arméniens parviennent à créer une république indépendante, à l'existence éphémère (1918-1920).
Battus par Kemal Atatürk, les Arméniens se résignent à accepter la protection des bolchéviques : le 29 novembre 1920 naît la République soviétique d'Arménie qui ne couvre qu'une petite partie du territoire historique de l'Arménie. En 1922, elle est incluse dans la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, puis, à partir de 1936 — à l'issue de l'éclatement de la Transcaucasie —, elle devient une République socialiste soviétique à part entière.
Dès lors et durant toute la période soviétique, des tensions sourdes et récurrentes vont opposer Arméniens et Azéris autour du destin de la région du Haut-Karabagh. En décembre 1920, après la soviétisation de l'Azerbaïdjan, les autorités de la RSS d'Azerbaïdjan, nouvellement créée, déclarent renoncer à leurs prétentions sur les territoires litigieux, et reconnaissent officiellement le droit à l'autodétermination du peuple du Karabagh. Mais le bureau caucasien du Comité central du parti bolchevik, alors présidé par Staline, décide du rattachement du Haut-Karabagh à l'Azerbaïdjan. Pendant près de soixante-dix ans, le problème est « gelé ». Durant toute cette période, à intervalles réguliers, la grande majorité des Arméniens du Haut-Karabagh proteste pacifiquement contre les suites de cette décision et demandent que soit discutée la possibilité d'une intégration du Haut-Karabagh au sein de l'Arménie.
Puis, avec la glasnost et la perestroïka, les tensions récurrentes entre les deux républiques soviétiques provoquées par la politique des nationalités et surtout le découpage administratif prennent une tournure plus ouverte et se cristallisent autour de la question du Haut-Karabagh. Le 12 juin 1988, la région autonome du Haut-Karabagh se déclare en sécession. Trois jours plus tard, l'Azerbaïdjan réaffirme l'attachement du Haut-Karabagh à son territoire et des violences éclatent.
L’Arménie accède à son indépendance définitive le 21 septembre 1991. Suivant l'exemple de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan (qui a déclaré son indépendance de l'URSS le 30 août 1991), la région autonome du Karabagh déclare son indépendance le 2 septembre 1991, à la suite d'un référendum. Pour rétablir son contrôle sur le Haut-Karabagh, les autorités de Bakou envoient des troupes au Haut-Karabagh et c'est le début du conflit. Les Arméniens de la région s'organisent pour se défendre et, avec l'aide de l'Arménie, les combattants du « Comité Karabakh » chassent les Azéris. Les affrontements entre Arméniens et Azéris font de nombreuses victimes de part et d'autres. Malgré le cessez-le-feu conclu en mai 1994, cette question n’est toujours pas réglée.
L'Arménie dispose d'un régime semi-présidentiel avec à sa tête Serge Sargsian, élu en 2008. Le premier président arménien fut Levon Ter Petrossian, qui avait pris les rênes du pays en 1991. En 1998, affaibli dans son pays après avoir souhaité renégocier le statut du Haut-Karabagh, il est poussé à la démission avant d'être remplacé par Robert Kotcharian.
L'Arménie est chrétienne, petite, montagneuse et enclavée, mais bénéficie du support fourni par sa diaspora. Ses relations avec l'Azerbaïdjan et la Turquie sont difficiles à cause de la guerre du Haut-Karabagh et du génocide arménien.
Depuis son indépendance en 1991, l’Arménie a toujours gardé des relations étroites avec la Russie dont elle est l’indispensable partenaire dans la région. Elle accueille ainsi une base militaire russe à Gyumri. Cependant, la politique étrangère de l’Arménie se transforme aussi graduellement vers la recherche d’un soutien plus fort de l’Occident.
L’Arménie a ainsi exprimé le désir de s’intégrer dans les institutions européennes. Elle a adhéré au programme de Partenariat pour la paix de l’OTAN et aussi adhéré au Conseil de l’Europe (42e pays membre). Elle a envoyé une section de soldats de la paix au Kosovo sous commandement des forces grecques de la KFOR. Ainsi, l’Arménie cherche à équilibrer ses relations avec la Russie et également avec l’OTAN.
Les États-Unis, avec leur diaspora arménienne, apportent une sérieuse contribution à la reconstruction de l’économie arménienne qui a récemment vu son PIB progresser de façon impressionnante.
L’Arménie est en outre assez proche de la Géorgie, dont elle dépend économiquement pour le transit et l'importation des biens de première nécessité. Afin de ne pas mettre en péril cette relation indispensable face au blocus imposé par la Turquie et l'Azerbaïdjan depuis des années, Erevan est resté très prudent et a évité toute déclaration intempestive sur les velléités d'indépendance qui se sont matérialisées durant l'été 2008 au sein de la Géorgie en marge de la guerre d'Ossétie du Sud de 2008. Sur la question de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, l'Arménie s'est donc quelque peu distancée de son protecteur principal, la Fédération de Russie — sans pour autant rejoindre le chœur des condamnations occidentales sur l'attitude de Moscou durant la crise.
L'Arménie est constituée de plateaux et de chaînes montagneuses très élevées. Près de 90 % du territoire se situe à plus de mille mètres d'altitude. Enclavée dans les hauteurs du Caucase, entre la mer Noire et la mer Caspienne, l'Arménie se situe en Eurasie, à cheval entre l’Europe et l’Asie.
Son point culminant historique était le mont Ararat et ses 5 160 mètres jusqu'en 1915. Depuis, le mont Ararat se trouve en Turquie et le point culminant actuel est le mont Aragats et ses 4 095 mètres.
Le paysage arménien se caractérise également par ses lacs et notamment le lac Sevan, un grand lac de 14 00 km² perché à 1 900 mètres d'altitude à 60 km à l'est d'Erevan, la capitale.
L'Arménie est située au cœur d'une zone qui connaît une grande activité sismique. La région est en effet soumise à la pression, forte et constante, de la péninsule Arabique, plaque tectonique jadis détachée du continent africain et qui continue de « pousser » vers le nord-est. Le dernier grand tremblement de terre a fait entre vingt-cinq et trente mille morts le 7 décembre 1988.
La végétation est rare et encore limitée par la déforestation.
Le climat, continental sur la majeure partie du territoire, devient rapidement montagnard avec l'altitude. Les hivers sont frais (particulièrement sur les hauts plateaux où il peut faire jusqu'à –40 °C) et parfois assez neigeux (surtout en altitude). Les étés sont chauds et ensoleillés, souvent ponctués de violents orages.
Tandis qu'Erevan, aux alentours de 1 000 mètres d'altitude, connaît un climat quasi-continental (les étés y sont bien plus secs que dans un climat continental classique), Gyumri, deuxième ville du pays perchée à plus de 1 500 mètres, vit des étés relativement doux et des hivers longs, très rigoureux et neigeux, typiques du climat montagnard.
Le climat du Haut-Karabagh est une exception. Située globalement à moins de 800 mètres d'altitude, la région connaît un climat vraisemblablement plus continental, voire méditerranéen avec des étés certes chauds mais des hivers bien moins froids que dans le reste de l'Arménie.
| Jan. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Jul. | Août | Sep. | Oct. | Nov. | Déc. | Année | |
| T° max (moyenne) [°C] | -2 | 1 | 10 | 19 | 24 | 31 | 34 | 33 | 28 | 21 | 10 | 3 | 17,7 |
| T° min (moyenne) [°C] | -9 | -8 | -1 | 6 | 10 | 14 | 17 | 18 | 13 | 7 | 1 | -3 | 5,4 |
| Précipitations [mm] | 23 | 25 | 28 | 48 | 53 | 23 | 15 | 8 | 13 | 23 | 31 | 28 | 318 |
Source : BBC Weather[7]
L'Arménie est divisée en onze régions (marzer, singulier - marz) :
|
Après la chute de l'Union soviétique, les Arméniens durent tout reconstruire, repartant presque de zéro après soixante-dix ans de communisme. Comme dans toutes les autres républiques de la CEI, le passage à l'économie de marché ne s'est pas fait sans mal, malgré un important soutien de la diaspora arménienne. Les entreprises ont été privatisées et un grand effort a été entrepris dans le secteur de l'agro-alimentaire afin de pouvoir assurer rapidement l'indépendance alimentaire du pays.
Cependant, l'économie a eu du mal à décoller durant les années 1990, à cause de l'inadaptation de l'outil industriel, le manque d'énergie, de fonds d'investissement et la pauvreté des moyens de communications. Sa croissance fut seulement de 3,3 % en 1997, mais, désormais, la situation semble s'améliorer puisque le PIB a cru de 13,9 % en 2005. Ce qui fait de l'Arménie le pays ayant eu la cinquième plus forte croissance économique mondiale.
L'activité industrielle peut espérer s'appuyer sur quelques ressources minières (cuivre et aluminium) ou sur l'or. Le pays ne possède pas de ressource pétrolière même si des prospections sont menées. L'essentiel des industries est concentré à Erevan, la capitale (construction mécanique, caoutchouc).
D'un point de vue énergétique, l'Arménie a longtemps été dépendante de ses voisins et a souffert de graves pénuries (ni la Turquie, ni l'Azerbaïdjan n'étaient prêts à lui vendre de l'énergie). Les Arméniens ont donc dû prendre la grave décision de redémarrer la centrale nucléaire de Metsamor (mise à l'arrêt sous la pression des écologistes, suite au tremblement de terre de 1988) afin de pallier ce déficit énergétique.
La dette extérieure de l’Arménie représentait 1,265 milliard de dollars au 1er juillet 2007 en augmentation de 9,3 % en un an. Chiffres fournis par le Centre national d’études statistiques d’Arménie. La dette de l’État arménien est de 1,103 milliard de dollars, celle de la Banque centrale d’Arménie est de 158 millions. Les créanciers de l’Arménie sont les structures financières internationales (1,124 milliard) dont la Banque mondiale (909 millions) et le Fonds monétaire international (156 millions).
Produit intérieur brut (PIB): USD 3 774 millions Evolution par rapport à l’année précédente: +13,9%
PIB par habitant: USD 1137
Mises à jour des statistiques :
Le budget de l’État arménien atteindra un nouveau record en 2008. Il sera équivalent à 2,5 milliards de dollars. C’est ce qu’a annoncé Serge Sarkissian mercredi 12 septembre 2007. Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre a également prévu une augmentation des impôts sur le revenu pour l’année à venir. Ce budget prévoit de consacre 1,7 milliard de dollars (583 milliards de drams) aux dépenses du gouvernement, soit 18 % de plus qu’en 2006. Serge Sargsian n’a pas donné plus de détails.
Après de nombreuses années de diminution, la population arménienne s'est stabilisée et, d'après les chiffres publiés début 2008, recommence à augmenter. Les autorités arméniennes se félicitent de voir enfin s’inverser en faveur des immigrants la balance migratoire arménienne, après de longues années d’émigration qui, surtout dans la décennie qui a suivi l’indépendance, ont provoqué une véritable saignée démographique. Au 1er janvier 2008, l'Arménie comptait 3 299 900 habitants, dont environ un million vivent à la campagne et deux millions en ville (1,1 million rien qu'à Erevan)[10].
Quelques chiffres[11] :
Finalement peu peuplée, l'Arménie jouit du soutien d'une très importante diaspora arménienne à travers le monde : en Fédération de Russie (1,5 million), au Canada et aux États-Unis (1,2 million), en Afrique (900 000), en Syrie et au Liban (900 000) — dont 235 000 au Liban, 4 % de la population libanaise où ils constituent deux des dix-huit communautés officielles — dans l'union européenne (700 000) et en Amérique latine (200 000).
L'Arménie est très handicapée par le blocus terrestre de la frontière par la Turquie. Le pays ne compte que huit cents kilomètres de voies ferrées, le plus souvent en mauvais état. Les routes, quant à elles, sont normalement praticables dans les montagnes. Les télécommunications sont également en développement.
Le pays compte seize chaînes de télévision et autant de stations radiophoniques.
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 1er janvier | Nouvel an | Նոր դարի (Nor dari) | Fête de la nouvelle année |
| 6 janvier | Noël | Ծնունտ (Tsnount) (naissance) | Seul pays à fêter Noël le 6 janvier |
| 28 janvier | Jour de l'armée | ||
| 8 mars | Journée internationale de la femme | Journée consacrée aux femmes. | |
| 24 avril | Jour de commémoration du génocide arménien | Մեծ Եղեռն (Medz Eghern) (Grand désastre) | Journée dédiée au souvenir du génocide arménien. |
| 1er mai | Fête du travail | ||
| 9 mai | Jour de la Victoire de 1945 | ||
| 28 mai | Fête de la première République | Anniversaire de la première République arménienne entre 1918 et 1920. |
|
| 5 juillet | Jour de la Constitution | ||
| 21 septembre | Jour du référendum | Fête nationale (jour de l'indépendance en 1991). |
Malgré les nombreuses difficultés de sa longue histoire, l'Arménie a su créer des richesses culturelles inscrites dans la pérennité. Des premiers royaumes à l'invention de l'alphabet arménien en passant par la christianisation du pays, elle a su profiter de chaque événement comme outil ou inspiration de son œuvre culturelle.
L'Arménie s'est constituée un riche patrimoine architectural fait de monastères, églises et chapelles. On y trouve — tant dans le pays que dans l'Arménie historique — une typologie assez unique d'architecture ecclésiastique.
La domination ottomane met un frein à l'essaimage de l'art architectural arménien et il semble véritablement y avoir une pause dans la chronologie de l'histoire architecturale arménienne à partir du XIVe siècle, à l'invasion touranienne du royaume de Petite-Arménie.
À l'émergence d'un début d'indépendance après le génocide, l'influence soviétique est telle qu'elle sera la seule source d'inspiration artistique jusqu'à l'indépendance en 1991.
L'Arménie devient chrétienne en 301 et dès lors, sa littérature, en parallèle à la poésie, se développe. Les premiers temps voient naître une littérature historiographique dès le Ve siècle. À partir du Xe siècle, ce sont le roman et surtout la poésie qui se développent. Le XIXe siècle voit la naissance de la révolution littéraire arménienne (Raffi, Toumanian, Demirdjian), aussi bien à l'intérieur du pays qu'en dehors, grâce à la diaspora arménienne.
De par ses diverses situations géographiques et ses influences différentes tout au long de son histoire, l'Arménie a une longue tradition musicale faite de musique folklorique, religieuse, classique et, plus récemment, de jazz et de rap.
L'art s'est également développé à travers les céramiques ou les enluminures que dessinaient les moines. Par ailleurs, le tissage de tapis, comme dans tout le Moyen-Orient, est une spécialité arménienne depuis des millénaires.
Le cinéma arménien est né avec son premier film documentaire, Soviet Armenia en 1924. Dirigé par Hamo Beknazarian, Namus[12] est le premier film muet arménien, en 1926.
Sergueï Paradjanov est un de ses maîtres, avec notamment Les Chevaux de feu ou La couleur de la grenade.
L'Arménie possède plus d'une dizaine de chaînes de télévision nationales et reçoit quelques chaînes étrangères, notamment russes et iraniennes.
La principale chaîne arménienne est Arménie 1 (H1), la télévision publique. Imaginée en 1955 par le conseil des ministres de l'Union soviétique et créée en 1956, elle continue d'émettre aujourd'hui, non seulement en Arménie, mais aussi dans le reste de l'Europe, en Russie, en Australie et aux États-Unis.
L'autre chaîne importante, Armenia TV, est privée. Bien plus jeune que sa grande sœur, elle n'est créée qu'en 1999 et est diffusée dans plusieurs pays européens, américains et asiatiques.
Par ailleurs, Horizon TV[13] est une chaîne de télévision d'informations, en diffusion 24h/24. À noter que CNN et Euronews diffusant leurs programmes en Arménie décrochent plusieurs heures par jour pour des programmes en arménien.
La plupart des autres chaînes du pays sont soit locales (plusieurs télévisions à Erevan par exemple) soit spécialisées (musique, automobile, informations...).
La cuisine arménienne — et de la diaspora arménienne — est riche de par sa diversité qui s'est forgée au cours de l'Histoire. Tantôt influencée par le Moyen-Orient, tantôt par la Russie ou bien l'Europe, cette cuisine a également influencé celle des pays avoisinants, notamment la Syrie et le Liban.
L'Arménie actuelle connaît une cuisine assez pauvre, principalement à base de poissons et de brochettes de viande. Le poisson est le plus souvent grillé et servi avec des légumes ou du riz. Les brochettes sont à base de porc, de poulet ou de bœuf — haché ou entier — et accompagnées de riz ou de frites. Par ailleurs, la spécialité nationale est le khach (խաշ), sorte de potée de pieds de bœuf bouillis et assaisonnés au service. Ce plat de la région de Shirak n'est consommé qu'en hiver en Arménie (alors qu'il l'est toute l'année en Géorgie).
La cuisine de l'Arménie occidentale est à rapprocher de la cuisine turque, libanaise et grecque. En entrée, on y mange souvent des mezzés dont du houmous, moutabal, böreks, dolmas, etc. Les repas commencent souvent avec un plat de légumes crus : concombres, radis, salades, tomates, etc. Le plat principal peut, comme en Arménie, être à base de brochettes accompagnées de riz pilaf. Cependant, des plats plus longs à préparer (parfois jusqu'à une demi-journée) sont très appréciés. Ainsi le su-börek, sorte de lasagnes au fromage et au persil, les mantis, petits raviolis de viande, les koftas ou la moussaka font partie des plats traditionnels.
Les plats sont accompagnés de lavash, le pain traditionnel arménien.
Les desserts arméniens sont à rapprocher des desserts orientaux en général : baklavas, kadayifs, loukoums, etc.
Le royaume d'Arménie est le premier État à reconnaître puis adopter le christianisme comme religion officielle sous le roi Tiridate IV (298-330) lorsque ce dernier, une partie de sa famille et quelques membres du palais sont convertis, en 301 selon la tradition, par saint Grégoire l'Illuminateur.
Cependant, il reste une controverse quant à la date exacte du baptême de la famille royale. Les deux études les plus sérieuses proposaient d'une part 314 (P. Anean, 1961) et d'autre part 294 (B. Mc Dermot, 1970), jusqu’à la publication de travaux plus récents affirmant que la conversion eut lieu entre 305 (R. Manaseryan - l’Arménie d’Artawazd à Trdat le Grand, 2005) et 311[14] et non sous l'influence romaine, affaiblie en orient à cette époque[15].
L'Arménie a pour codes :
|
|||
|
Article principal · Histoire · Géographie · Culture · Politique · Économie · Démographie · Sports · Religion · Transport · Langue · Forces armées |