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Cette page concerne l'année 1988 du calendrier grégorien.
- Côte d'Ivoire : 11 millions d’habitants. L’espérance de vie est passé de 33 ans en 1959 à 55 ans. Progression de l’alphabétisation : 8% en 1960, 56% en 1980, 61% en 1988.
6 octobre : célébration de la victoire du Non lors du référendum au
Chili
- 14 février, Nicaragua : Le gouvernement sandiniste lance une réforme monétaire de grande ampleur, assortie d’un train de mesures de stabilisation impopulaires qui se solderont globalement par un échec.
- 11 mars[2] : Sanctions économique des États-Unis contre Panama.
- 23 mars, Nicaragua : Le gouvernement sandiniste signe l’accord de Sapoá avec la contra qui fait passer le débat du militaire au politique.
- 30 mars : L’ARENA remporte les législatives (30 sièges sur 60, 23 pour le PDC) et les municipales au Salvador.
- 12-14 septembre : L’ouragan Gilbert dévaste la Jamaïque et la péninsule du Yucatán (880 millions de dollars de dégâts).
- 5 octobre :
- Référendum au Chili. 54% des votants s’opposent à la prolongation du mandat de Pinochet et se prononcent pour la tenue d’élections générales. L’opposition victorieuse se divise pour savoir si elle doit présenter un candidat unique et un programme commun de gouvernement. Elle y renonce provisoirement. Système constitutionnel au Chili. Des élections libres portent au pouvoir un gouvernement chrétien-démocrate.
- Constitution d’Octobre 1988 au Brésil : scrutin présidentiel direct à deux tours, accroissement du poids du Congrès face à l’exécutif, décentralisation, droits sociaux et liberté individuelles.
- 9 novembre : Le vice-président en exercice George Herbert Walker Bush est élu avec difficulté président des États-Unis avec 54% des votes exprimés sur le démocrate Michael Dukakis. Les démocrates gardent la majorité dans les deux Chambres du Congrès.
- 29 novembre : Traité d'intégration, de coopération et de développement[3] entre le Brésil et l’Argentine, qui se lancent dans une expérience de libéralisation multilatérale des échanges.
- 1er décembre : Carlos Salinas de Gortari, candidat du PRI, devient président de la République du Mexique malgré des accusations de fraudes électorales.
- Brésil : Le taux d’inflation atteint 930% pour l’année 1988.
- L’inflation atteint le record mondial de 36 000% en 1988 au Nicaragua.
- La Colombie est le second exportateur de fleurs et le premier fournisseur du marché nord-américain.
- Les dépenses militaires aux États-Unis sont réduites de 12% depuis 1986.
[modifier] Océanie & Pacifique
15 mai : Début du retrait soviétique d’Afghanistan
- Mars et juin : Emeutes antigouvernementales en Birmanie contre le pouvoir socialiste.
- 14 avril : L’Union soviétique s’engage à Genève à retirer son corps expéditionnaire d’Afghanistan.
- 15 mai, Guerre d'Afghanistan : Début du retrait des Soviétiques d’Afghanistan (fin en février 1989) Les chiffres officiels (mai) indiquent que 13 310 soldats soviétiques ont été tués et 35 478 blessés au cours des combats.
- 15 juin : Le Dalaï Lama présente au Parlement européen de Strasbourg une proposition officielle de négociation, qui, il l'espérait, servirait de base pour la résolution de la question du Tibet, et reprennant son Plan de paix en cinq points pour le Tibet présenté au Congrès des États-Unis à Washington le 21 septembre 1987.
- 22 juin : Đỗ Mười, Premier ministre du Viêt Nam (fin en 1991).
- 23 juillet, Birmanie : Devant le mouvement populaire de protestation, Ne Win démissionne de la présidence du parti socialiste birman, déclenchant une période de forte instabilité politique.
- Juillet :
- 4 août : Chatichai Choonhavan, Premier ministre en Thaïlande (fin en 1991).
- 8 août : Début des manifestations pacifiques demandant l'établissement de la démocratie en Birmanie.
- 17 août : Mort accidentelle du président Zia ul-Haq au Pakistan.
- 18 septembre, Birmanie : Le général Saw Maung, chef d’état-major sous Ne Win, refuse de reconnaître le résultat des élections libres, sort vainqueur d’une lutte sanglante pour le pouvoir (massacre des manifestants, arrestation du leader de l’opposition Mme Aung San Suu Kyi) et instaure un gouvernement militaire : le Conseil de restauration de la loi et de l’ordre de L’État (SLORC).
- 16 novembre : Benazir Bhutto est élue démocratiquement Premier ministre du Pakistan.
- 1er décembre : Début du mandat de Benazir Bhutto au Pakistan.
- 31 décembre : Quatrième sommet de la SAARC à Islamabad. Rajiv Gandhi se rend au Pakistan où de nouveaux accords sont signés avec Benazir Bhutto.
- Cambodge : à l'automne, sur ordre de Khieu Samphan, des milliers de réfugiés sont envoyés, sous le feu de l'artillerie vietnamienne, ravitailler les khmers rouges en munitions et en vivres. Plus d'un demi-millier d'entre eux seront massacrés dans cette mission suicidaire.
- Chine : Retour de l’inflation (plus de 20%) due à la libéralisation des prix, mesure préconisée par Deng Xiaoping. Le pouvoir de Zhao Ziyang s’en trouve affaibli, même s’il était hostile à la réforme.
- Augmentation des salaires des travailleurs sud-coréens de 15 % par après 1988.
- Intifada : à partir de janvier, les commerçants palestiniens entrent en grève dans les centres urbains des Territoires occupés. Dans les campagnes, des barrages sont dressés sur les routes. Yitzhak Rabin est charger de réprimer l’insurrection, qui prend une ampleur considérable.
- 4 janvier : Mise sur pied de la Direction patriotique unifié du soulèvement, qui réclame l’intensification de la lutte et l’édification d’un État palestinien indépendant. Une partie des islamistes se rallient tandis que les plus radicaux forment le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) dont le programme est la lutte permanente et la disparition totale de l’État d’Israël. L’Intifada s’organise autour de comités populaires chargés de mettre en œuvre les consigne des la direction unifiée : grèves, boycott des marchandises israéliennes, refus de payer les taxes israéliennes, etc. Le soulèvement fait en moyenne un mort palestinien par jour. Environ 15 000 Arabes sont emprisonnés. Peu à peu, les Territoires occupés cessent d’être pour Israël une source de revenus et deviennent une charge financière.
- 17 février : Enlèvement du colonel américain William R. Higgins, commandant en chef de l'ONUST.
- 20 février : L’enclave arménienne du Haut-Karabagh, située en Azerbaïdjan, profite du climat de réformes instauré par Mikhaïl Gorbatchev, et réclame son rattachement à l’Arménie.
- 24 février : De gigantesques manifestations populaires et des grèves, à Erevan et à Stepanakert (capitale du Haut-Karabagh), marquent le « réveil national » du peuple arménien. La question du Haut-Karabagh débouche sur un conflit sanglant avec l’Azerbaïdjan.
- 27-29 février : Pogrom de Sumqayıt. La ville de Sumqayıt, important centre industriel proche de Bakou, est le lieu d’un véritable pogrom. Plusieurs dizaines d’Arméniens sont assassinés et des centaines d’autres blessés. En Arménie, le Comité Karabakh, formé par un groupe d’intellectuels, se fait le porte-parole des aspirations à la démocratisation, à la liberté et à la souveraineté nationale.
- Février-Juin[5] : Plan Shultz, qui appelle à la tenue rapide de négociations entre Israël et une délégation jordano-palestinienne, pour aboutir à un accord intérimaire sur les territoires occupés puis à une discussion sur leur statut définitif selon le principe « terres contre paix ». Shimon Peres approuve le plan américain mais le chef du gouvernent Ariel Sharon le refuse. George Shultz propose une participation de l’OLP aux négociations en échange de la reconnaissance d’Israël de la résolution 242. La Jordanie rejette l’idée de délégation commune avec les Palestiniens et l’OLP demande un dialogue direct israélo-palestinien dans le cadre d’une conférence internationale.
Manifestation à
Erevan durant l'été
[modifier] Europe de l'Ouest
- 30 janvier-2 février, Davos[8] : Premier sommet entre la Grèce et la Turquie depuis 1978.
- 9 février, Royaume-Uni : Income and Corporation Taxes Act[9]. Baisse du taux standard de l’impôt sur le revenu à 25 %, tandis que le taux maximal tombe à 40 %.
- 13 février : Accord des douze membres de la CEE sur une réforme du financement de la CEE. Il rend possible l’ouverture d’un marché unifié le 1er janvier 1993 et comprend une clause prévoyant une hausse de 100% de l’aide accordée par les pays du Nord aux pays du Sud en 1993.
- 19 février : Encyclique Sollicitudo rei socialis.
- 3 mars : Formation au Royaume-Uni du parti libéral démocrate, né de l’alliance du parti libéral et du parti social-démocrate et dirigé par Paddy Ashdown. Il ne réalise que 6 % des suffrages aux élections européennes de juin 1989.
- 11 mars, Italie : Chute du gouvernement Giovanni Goria.
- 13 avril : Ciriaco de Mita, secrétaire générale de la Démocratie chrétienne depuis 1982, devient Président du Conseil en Italie.
- 8 mai : Élection présidentielle française. François Mitterrand est réélu.
- 9 mai : L’élection de Wilfried Martens comme Premier ministre en Belgique (son huitième mandat) clôt une crise politique ouverte en décembre 1987. Il forme un cabinet de centre gauche.
- 13 juin : Lors du Sommet de Luxembourg, les ministres des finances de la CEE décident de libéraliser les mouvements de capitaux pour le 1er juillet 1990.
- 25 juin : Reconnaissance mutuelle de l'URSS et de la CEE[10].
- 26 juin : Accident du Vol 296 Air France.
- 6 juillet : Catastrophe de la plate-forme pétrolière Piper Alpha en mer du Nord qui provoque 167 morts.
- 29 juillet : Education Act au Royaume-Uni donnant aux établissements une importante marge de manœuvre en matière de budget et de recrutement des enseignants. Elle impose un programme national obligatoire dans une dizaine de matières et un examen national de fin d’étude secondaire (GCSE).
- 24 août : A Chypre, les Chypriotes turcs et grecs entament un dialogue.
- 29 août : Catastrophe au meeting aérien de la base de l'USAF de Ramstein Air Base en Allemagne
- 20 septembre : Dans le discours de Bruges, Margaret Thatcher s’oppose à la perspective d’un État européen, un véritable « cauchemar », une forme de « centralisme bureaucratique ».
- 14 décembre : Grève générale en Espagne[11].
- Conjoncture économique favorable en Europe (1988-1989).
- Espagne : L’inflation est stabilisée. Croissance économique.
- Italie : Poursuite de la croissance (3,8 %). Le déficit commercial s’accroît (12 863 milliards de lires) en dépit d’un important excédent du au tourisme (8 260 milliards). L’inflation reprend (5 %).
- Royaume-Uni : Le secteur tertiaire assure 66% du revenu national et emploi 13,5 millions de personnes (68 % de la main-d’œuvre nationale). 2,6 millions d’émigrés. Hausse des taux d'intérêts. De nombreux propriétaires ayant acheté leur logement dans un contexte euphorique sont dans l’impossibilité d’honorer leurs traites et sont expulsés.
[modifier] Europe de l'Est
- Février : Le nouveau président de la Serbie, Slobodan Milošević, fait campagne sur la nécessité de mettre un terme à l’autonomie du Kosovo et de la Voïvodine. Les autres républiques yougoslaves craignent un retour vers un régime centralisé.
- 3 mars[12] : En Roumanie, Nicolae Ceauşescu annonce un programme de repeuplement forcé prévoyant la démolition de près de 8 000 villages, le relogement des travailleurs agricoles et de leurs familles dans des tours en béton (politique de « systématisation »), et l’édification de monuments grandioses et peu réalistes à la gloire du régime et de son dirigeant, le Conducator. Ceausescu abaisse le niveau de vie des Roumains pour rembourser sa dette extérieure. Des milliers de Hongrois de Transylvanie, menacés dans leur identité, fuient vers la Hongrie. La politique des Ceausescu (sa femme Elena prend de plus en plus d’influence) ruine le pays, mais la population ne bouge pas, terrifiée par la police secrète, la Securitate.
- 23 mars, URSS : Affaire Nina Andreeva, une chimiste de Leningrad qui a signé un article de presse d’esprit staliniste. L’opposition à Mikhaïl Gorbatchev amorce un retour, mais celui-ci contre-attaque et profite de son prestige de secrétaire général pour faire adopter par la 19e conférence du parti des mesures radicales (28 juin).
- 22 mai : En Hongrie, János Kádár est remplacé au poste de secrétaire général par le Premier ministre Károly Grósz qui établit un austère programme économique avec de nouveaux impôts, des suppressions de subventions et la création d’un petit secteur privé. Grósz tempête contre la prétendue « terreur blanche » et y trouve prétexte pour refuser tout pluralisme. Mais il se heurte à l’opinion et le régime doit faire marche arrière. Le gouvernement assouplit la censure, autorise la formation de partis politiques indépendants et reconnaît le droit de grève et de manifestation.
- 28 juin-1er juillet : XIXe congrés du Parti communiste de l'Union soviétique. Gorbatchev propose une série de réformes constitutionnelles qui doivent transférer le pouvoir du parti à des représentants élus par le peuple, réduire le rôle du parti dans la gestion de l’économie locale et accroître largement le pouvoir du président.
- Amorce de réformes en URSS sur l’initiative de Mikhaïl Gorbatchev pour plus de transparence (glasnost) et de liberté dans la vie politique, et pour œuvrer à la restructuration sociale et économique (perestroïka). Transfert de responsabilités du Comité central aux entreprises. Loi sur les coopératives favorisant l’établissement d’entreprises privées (comme les réparateurs d’automobiles et de télévision), à conditions qu’elles n’emploient pas de salariés directs.
- Août : Des grèves se multiplient en Pologne pour protester contre la hausse des prix et pour réclamer la légalisation du syndicat Solidarité.
- Manifestations en Yougoslavie contre la chute du niveau de vie et la corruption.
- 40 000 citoyens d’Allemagne de l’Est sont autorisés à passer à l’Ouest.
- Union soviétique : 40% des familles vivent avec moins de 100 roubles par mois — le seuil de pauvreté est alors fixé entre 50 et 90 roubles par mois selon les régions de l'Union soviétique — Une famille soviétique moyenne consacre 59% de ses revenus à l'achat de denrées alimentaires[13] .
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"Je rencontre quelques peines, je rencontre beaucoup de joie, c'est parfois une question de chance, souvent une rencontre de choix."